<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750</id><updated>2011-10-25T08:08:31.310+02:00</updated><category term='Actualité nationale'/><category term='Parti socialiste'/><category term='racisme'/><category term='Russie'/><category term='Iran'/><category term='Provence'/><category term='crise'/><category term='Ukraine'/><category term='Actualité internationale'/><category term='société'/><title type='text'>LE PLOUC DU MIDI</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>42</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8311491094924281738</id><published>2010-07-28T01:09:00.002+02:00</published><updated>2010-07-28T01:17:06.562+02:00</updated><title type='text'>De l'esthétique à l'éthique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Mon dilemme ne signifie surtout pas le choix entre le bien et le mal ; il désigne le choix par lequel on exclut ou choisit le bien et le mal. Il s'agit ici de savoir sous quelles catégories on veut considérer toute la vie et vivre soi-même. Il est bien vrai qu'en choisissant le bien et le mal, on choisit le bien, mais cela n'apparaît que par la suite ; car l'esthétique n'est pas le mal, mais l'indifférence, et c'est pourquoi j'ai dit que l'éthique constitue le choix. Il ne s'agit donc pas tant de choisir entre vouloir le bien ou le mal que de choisir le vouloir, par quoi encore le bien et le mal se trouvent posés. En choisissant l'éthique, on choisit le bien ; mais le bien est ici complètement abstrait, son être est par là simplement posé et il n'en résulte nullement qu'en choisissant l'on ne puisse encore opter pour le mal, quoiqu'on ait opté pour le bien. Tu vois encore ici combien il importe d'opérer le choix, et qu'il s'agit moins de la délibération que du baptême de la volonté qu'elle introduit celle-ci dans l'ordre éthique. Plus le temps passe, plus il devient difficile de choisir ; car l'âme est toujours engagée dans l'un des termes du dilemme, et il est par suite de plus en plus difficile de se dégager. Cette condition est pourtant nécessaire pour que le choix soit effectué (...) » (S. Kierkegaard, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou bien... ou bien&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8311491094924281738?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8311491094924281738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/07/de-lesthetique-lethique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8311491094924281738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8311491094924281738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/07/de-lesthetique-lethique.html' title='De l&apos;esthétique à l&apos;éthique'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3394372173587051233</id><published>2010-06-04T20:25:00.002+02:00</published><updated>2010-06-04T20:31:53.297+02:00</updated><title type='text'>Les contraintes "socialement incorrectes" de la propriété collective</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;« L'assurance d'un certain minimum de ressources pour chaque individu, ou une sorte de niveau de base au-dessous duquel personne ne risque de tomber même s'il est incapable de pourvoir à sa subsistance, voilà qui peut être considéré non seulement comme une protection tout à fait légitime contre un risque commun à tous, mais encore comme un élément nécessaire de la Grande Société où l'individu n'a plus désormais de créance morale sur les membres du petit groupe particulier dans lequel il est né. Ce nouveau système, dans lequel les individus sont incités en grand nombre à abandonner la relative sécurité que donnait l'appartenance à un groupe restreint, risque d'engendrer rapidement un grand mécontentement et des réactions violentes lorsque ceux qui, d'abord, ont joui de ses avantages se trouvent, sans faute de leur part, privés à la fois de leur gagne-pain et de tout secours de familiers.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Toutefois, il faut bien voir que reconnaître à tout citoyen ou habitant d'un pays le droit à un certain niveau de vie minimum en fonction de l'aisance générale de ce pays revient à reconnaître une sorte de propriété collective des ressources du pays, ce qui n'est pas compatible avec l'idée d'une société ouverte et soulève de sérieux problèmes. Il est évident que, pour longtemps encore, il sera totalement impossible d'assurer un niveau minimum uniforme de ressources à tout homme en tout lieu; et en tout cas, que les pays les plus riches ne se contenteront pas d'assurer à leurs citoyens un niveau non supérieur à ce qui pourrait être garanti à tous. Or &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réserver aux citoyens d'un certain pays les dispositions leur assurant un niveau plus élevé qu'au reste du monde c'est en faire un privilège et implique certaines limitations au libre mouvement des hommes à travers les frontières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il existe, bien entendu, d'autres raisons qui font apparaître de telles restrictions comme inévitables, aussi longtemps que certaines caractéristiques nationales ou traditions ethniques (spécialement les différences dans le taux de natalité) subsistent - et, à leur tour, elles n'ont guère de chances de disparaître tant que les restrictions aux migrations sont maintenues. Nous devons constater le fait : nous rencontrons ici &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une limite à l'application universelle des principes politiques libéraux, que les réalités du monde présent rendent inévitable&lt;/span&gt;. De telles limites ne constituent pas une faille fatale dans le raisonnement, car elles impliquent seulement que, comme pour la tolérance en particulier, les principes libéraux ne peuvent être constamment observés qu'à l'égard des gens qui eux-mêmes obéissent à ces principes, mais ne peuvent pas toujours être appliqués à ceux qui ne les observent pas. Il en est de même pour certaines principes moraux. De telles exceptions à la règle générale, étant nécessaires, ne peuvent par contre justifier des exceptions similaires à l'intérieur de la sphère où il est possible au gouvernement de suivre systématiquement les principes libéraux. » (F.A. Hayek, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Droit, législation et liberté&lt;/span&gt;, troisième partie, chapitre XIV)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3394372173587051233?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3394372173587051233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/06/les-contraintes-socialement-incorrectes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3394372173587051233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3394372173587051233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/06/les-contraintes-socialement-incorrectes.html' title='Les contraintes &quot;socialement incorrectes&quot; de la propriété collective'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3394506506301318844</id><published>2010-04-26T00:38:00.006+02:00</published><updated>2010-04-27T00:45:19.977+02:00</updated><title type='text'>Jean-Claude Guillebaud se trompe de libéralisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;(...) il est — ou il devrait être — avéré que l'individualisme radical n'a aucun sens. C'est une évidence, objectera-t-on ? Hélas, non ! On en veut pour preuve le fait que l'idéologie économique dominante dans nos démocraties libérales est construite toute entière sur cette hypothèse d'un « individu intégral », c'est-à-dire autonome et affranchi de tout lien autre que juridique. Cet archétype du « moi" auto-fondé et délié de toute contrainte, c'est ce dont la société marchande a besoin pour assujettir les consciences à sa logique. Or cet individu émancipé, souverain dans ses choix face au marché, n'est qu'une fiction. Disons même qu'il s'agit d'une construction idéologique, capable de dissimuler un vide de la pensée. La théorie libérale, en faisant de la personne une simple monade, en arrive à pervertir le concept même d'autonomie. (...)&lt;br /&gt;Or ce personnage ectoplasmique, qui « choisit la concurrence contre l'alliance », cette figure de l'homme ramené à l'inconsistance d'un être virtuel, hante la modernité. Extraordinairement, c'est même sur cet homo oeconomicus sans vraie substance que s'échafaudent nos théories économiques, nos visions du monde, nos débats quotidiens. Il y a là une absurdité foncière, une infirmité théorique. Nous argumentons sur les désirs supposés d'un tel droïde, sans même prendre en compte la nature tout de même un peu plus complexe du désir humain. Un désir — même économique — peut être gouverné par la passion, le mimétisme, le sentiment, autant que par le calcul rationnel des pertes et bénéfices. Ainsi la prétendue autonomie de cette créature fictionnelle n'a-t-elle pas la réalité qu'on lui prête. Le caractère mimétique de nos désirs, par exemple signifie que toutes sortes de liens invisibles nous assujettissent, alors même que nous sommes désignés comme des créatures autonomes.&lt;br /&gt;(...) L'individu tel que le définit la pensée libérale est un robot déjà socialisé, exclusivement attentif à la logique de ses intérêts, dépourvu de sentiment, étranger au rêve, inaccessible à la déraison, détaché de tout contexte social ou culturel, libéré de toute affiliation, etc. Sous sa forme intégriste - celle qui prévaut depuis la chute du communisme -, la pensée libérale repose ainsi sur un extraordinaire « oubli » : elle « fait l'économie des institutions (école, famille, société, etc.), c'est-à-dire du travail préalable à la formation de l'acteur rationnel qu'elle suppose ». En vérité, on se demande à quoi peut correspondre une telle créature imaginaire, sinon à une sorte de logiciel muni de jambes. Point besoin d'épiloguer bien longtemps sur la rusticité d'une pareille représentation de l'homme.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Cette attaque de Jean-Claude Guillebaud contre l'individualisme est loin de résumer à elle-seule toute la richesse de sa réflexion. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le goût de l'avenir&lt;/span&gt; donne de nombreuses pistes de réflexion pour comprendre la société d'aujourd'hui et mettre de l'ordre dans les critiques qui lui sont adressées. Au manichéisme obsessionnel des dichotomies simplistes, Guillebaud oppose la prudence d'une pensée complexe, accessible aux nuances et immunisée contre les préjugés. Son livre se présente comme un refus des distinctions commodes entre un Bien et un Mal absolus, entre liberté et conventions, entre individus et société. Il affirme ainsi : « L'expression (imbécillité pénale) désigne de façon plus générale le projet de répondre à tout grâce au droit, et surtout le droit pénal, en escomptant que l'on pourra ainsi remédier à l'absence de normes collectives et intériorisées ». Mais quand il s'agit de retracer la généalogie de cet individualisme radical, Guillebaud, comme un chasseur fatigué ou paresseux, cède lui-même à la facilité et désigne le coupable que la mode lui présente : le libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le libéralisme, ce faux coupable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'erreur est banale. Les intellectuels ont pris l'habitude d'imputer à la philosophie libérale les difficultés que nous traversons aujourd'hui. Le raisonnement se veut convaincant : puisqu'il y a des riches et des pauvres, puisqu'il y a des gens seuls et des gens entourés, puisque l'égoïsme est une passion répandue, et puisque « l'idéologie libérale », de son côté, défend l'individu, tolère qu'il recherche son intérêt au lieu de le lui reprocher, on peut considérer qu'à l'origine des désordres de toutes espèces se trouve la promotion du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; laissez-faire&lt;/span&gt;. C'est une explication que les gens acceptent sans examen, persuadés que le débat est clos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'erreur s'accompagne d'une contradiction. En même temps qu'on critique le mal, on critique l'antidote. Une distinction est ainsi faite entre le mauvais individualisme, qu'on appelle par son nom, et le bon individualisme, qu'on appelle « droit fondamental », « liberté essentielle » ou « dignité ». L'un est présenté comme une invention du libéralisme, et l'autre comme le rescapé d'une catastrophe morale (l'avènement du marché) qu'il s'agirait de préserver contre vents et marées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit bien par quel arbitraire les personnes censément les plus rigoureuses, prétendant mettre de l'ordre dans les mots et les idées, ne parviennent qu'à entretenir la confusion. Certes la pensée libérale n'en pâtit qu'indirectement. Sa déformation n'est qu'un dommage collatéral : c'est toujours au détour d'une réflexion critique sur la société qu'on la rend responsable des maux inventoriés. Si Jean-Claude Guillebaud accuse le libéralisme, il ne lui dédie aucun paragraphe. Cherchant à comprendre l'indifférence morale de notre société, il écrit : « La prévalence du rationalisme économique, le triomphe des doctrines utilitaristes ou la confiance passablement candide faite à la fameuse "main invisible" d'Adam Smith — c'est-à-dire l'ajustement miraculeux des intérêts égoïstes — pour réguler la société, tout cela avait aboutit à reléguer dans l'oubli des questions aussi primordiales que celles concernant les passions humaines, l'envie, la "méchanceté", le ressentiment, en un mot l'inclination au mal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marcel Mauss le faux ami&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La référence à Smith n'est pas innocente. L'image de la « main invisible »suscite instinctivement la méfiance de n'importe quelle personne tant soit peu instruite. Mais l'erreur de Jean-Claude Guillebaud est loin de se résumer à cette astuce rhétorique. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le goût de l'avenir&lt;/span&gt; est truffé d'approximations. Les noms ne sont pas écorchés, les dates sont correctes, mais le raisonnement est flou, les rapprochements douteux, les associations fragiles. Sacrifiant à la mode, Guillebaud vante les mérites du don dans les sociétés primitives. Le recours aux travaux de Marcel Mauss est une habitude chez les contempteurs de l'utilitarisme et de l'argent-roi, qui leur opposent la « fondamentale gratuité » créatrice de lien. Sous la plume de Guillebaud, la référence surprend. : peut-on donner en exemple les sociétés à potlatch quand on s'efforce par ailleurs de réconcilier l'individu avec la notion de lien ? La chose paraît difficile quand on connaît la signification du don dans ces sociétés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les théoriciens de la gratuité l'ignorent-ils ? L'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Essai sur le don&lt;/span&gt; est pourtant écrit dans une langue accessible. Mauss souligne le caractère « apparemment libre et gratuit, et cependant contraint et intéressé » du don dans les sociétés primitives. Elle n'existe donc pas, cette gratuité fondamentale dont rêve monsieur Guillebaud. En effet le donataire a l'obligation de rendre : Mauss parle de dons échangés. De ce point de vue, la société à potlatch ne se distingue guère de la notre, où tout se paie, d'une manière ou d'une autre. Non seulement le don oblige, mais le refuser est une offense grave à la personne du donateur, qui donne pour montrer qu'il est « le premier, le plus beau, le plus chanceux, le plus fort et le plus riche » Jean-Claude Guillebaud s'émerveillerait-il si on lui vendait de force une marchandise dont il ne veut pas ? Car c'est à ce genre de transaction qu'aboutissent l'interdiction de refuser et l'obligation de rendre. Mauss lui-même, conscient qu'un tel fonctionnement n'a rien d'admirable, juge nécessaire de défendre les bons sauvages contre les civilisés : « Est-il sûr qu'il en soit autrement parmi nous et que même chez nous la richesse ne soit pas avant tout le moyen de commander aux hommes ? » Ces préoccupations persistent jusque dans les comportements apparemment les moins intéressés : « même la destruction pure des richesses, prévient Mauss, ne correspond pas à ce détachement complet qu'on croirait y trouver. Même ces actes de grandeur ne sont pas exempts d'égotisme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à l'aune de ces sociétés primitives où la générosité est une chaîne que l'on prétend juger nos sociétés désintégrées par le marché. Sans doute, il se crée un lien entre le donateur et le donataire, et Guillebaud y voit un remède à la « déliaison ». Mais est-ce là le lien qu'il nous faut ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est faux de dire que l'économie des dons échangés sauve la société du marché et lui permet enfin d'exister réellement, bien au contraire : ce type d'échange a pour effet principal d'intégrer encore plus la société au marché. Les inégalités, les injustices, les comportements dominateurs n'y disparaissent pas, elles s'y personnalisent. En liant les individus, le principe du don exacerbe précisément cet aspect du marché que les antilibéraux lui reprochent le plus, à savoir le rapport inégal entre deux personnes dont l'une possède plus que l'autre et peut par conséquent exercer sur elle sa domination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le charme des mots-clés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le charme des mots n'est pas pour rien dans ce paradoxe. Pour qui conteste les bienfaits du libre marché, certains termes ont un pouvoir magique. La simple évocation du « don » ou de la « gratuité » inspire les prophéties les plus folles sur la mort de l'argent-roi, la disparition de l'exploitation de l'homme par l'homme, l'avènement inéluctable d'une parfaite harmonie entre les ennemis d'hier. A contrario, le « marché » ne suscite que de la méfiance. Et dans cette sphère de l'esprit où règne l'abstraction, les idées s'associent et s'opposent par la volonté capricieuse du poète, qui n'en voit que l'écorce. Parce que telle société pratiquait le don, on la croit désintéressée. Parce que le libéral s'adresse aux individus, on le dit asocial. A chaque doctrine on associe un slogan, à chaque slogan des crimes ou des exploits. Et c'est avec ces résumés de doctrines que l'on trace l'arbre généalogique des vices et des vertus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on expliquer autrement l'erreur de Jean-Claude Guillebaud ? De quelques principes d'économie — ceux du libéralisme —, il dégage toute une vision de l'homme et de l'individu. Il est vrai que cette vision « hante la modernité », mais accuser les libéraux de souhaiter ardemment l'atomisation de la société serait aussi absurde que de soupçonner monsieur Guillebaud d'être communiste sous prétexte qu'il récuse la fausse morale libertaire en vigueur depuis quarante ans. A la différence du jacobin français, dont la pensée embrasse indifféremment le politique, le social, et l'économique, Adam Smith ne s'occupait que d'économie, à une époque ou rien ne justifiait que l'on remît en question le lien social ou les fondements de la vie en société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Individualisme libéral et individualisme rationaliste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant l'affirmation que l'individualisme radical et la déliaison sont l'oeuvre du libéralisme n'est pas tout à fait vide de sens. Elle appelle quelques précisions. Premièrement les pères de l'individualisme atomistique ne sont pas ceux que l'on croit. Dans son article intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vrai et faux individualisme&lt;/span&gt;, Friedrich Hayek distingue l'individualisme véritable de sa contrefaçon. Le vrai individualisme est dirigé à la fois contre le rationalisme constructiviste et contre sa conséquence pratique, le collectivisme. Nulle part Hayek, Burke, Smith, Tocqueville n'ont affirmé l'existence de « l'individu intégral », bien au contraire : le lien social était à leurs yeux une chose précieuse, fragile et complexe à protéger contre le volontarisme des apprentis sorciers. Dans ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réflexions sur la révolution de France&lt;/span&gt;, Burke affirme que sans la société civile, « l'homme serait privé de toute possibilité d'arriver à la perfection dont il est par nature capable, et même seulement d'en approcher fût-ce de très loin ». Plus loin, Burke critique le principe du département et la domination de Paris sur les provinces :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« On se flatte d'avoir fait adopter le principe géométrique, et de vouloir mettre fin à tous les attachements locaux : on ne connaîtra plus, nous dit-on, ni Gascons ni Picards, ni Bretons ni Normands, mais seulement des Français, qui n'auront qu'une patrie, qu'un coeur, qu'une assemblée. Mais il est beaucoup plus vraisemblable que votre pays sera bientôt habité non par des Français, mais par des hommes sans patrie. On n'a jamais connu d'hommes attachés par la fierté, par un penchant ou par un sentiment profond à un rectangle ou un carré. Personne ne se fera jamais gloire d'être originaire du carré numéro 71 ou de porter quelque autre étiquette du même genre. C'est au sein de nos familles que commencent nos affections publiques et l'on peut dire qu'un homme insensible aux liens de parenté ne fera jamais un citoyen dévoué à son pays. De nos familles nous passons au voisinage, aux gens que nous fréquentons et aux séjours que nous aimons dans notre province. Ce sont, pour nos sentiments, autant de lieux d'accueil et de repos. Ces divisions anciennes de notre pays, qui sont le fruit des siècles et non le produit d'un acte soudain d'autorité, sont autant de petites images de notre grande patrie qui nous réchauffent le coeur, sans que jamais ces inclinations subordonnées nuisent à l'amour que nous portons au pays en son entier. Peut-être cette tendresse particulière nous prépare-t-elle au contraire à ces sentiments plus élevés et plus vastes qui peuvent seuls conduire les hommes à prendre à coeur, comme s'il s'agissait de leurs intérêts personnels les plus chers, ceux d'un royaume aussi étendue que l'est la France. Et ce qui attache les citoyens à l'ensemble de ce territoire, de même qu'aux noms de ses anciennes provinces, c'est un corps de vieux préjugés et d'habitudes qu'on ne peut guère fonder en raison ».&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Sont-ce là les paroles d'un individualiste radical ? Certainement pas. L'individualiste libéral défend l'individu non contre la société à laquelle il est lié mais contre ceux qui, au nom de la collectivité et sûrs de leur génie, voudraient altérer la nature du lien social sans s'inquiéter des conséquences. Jean-Claude Guillebaud se trompe de cible. L'individualisme qu'il abhorre n'est pas celui de Smith, c'est celui de Descartes, c'est celui de Rousseau. Car pour faire table rase du passé, il faut s'être persuadé que l'individu est suffisamment indépendant et autosuffisant pour survivre à la renégociation chaotique des liens qui l'attachent à la société. Si l'archétype du moi auto-fondé profite à la société marchande, il profite surtout aux gouvernements. Guillebaud associe au marché des maux que l'on serait plutôt tenté d'associer aux régimes totalitaires, où le plan remplace le marché et la masse d'individus atomisés la société civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La confusion entre libéralisme classique et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liberalism&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distinction opérée par Hayek entre individualisme libéral d'origine anglaise et individualisme cartésien d'origine française s'est trouvée illustrée dans le courant du XXème siècle par la naissance d'un nouveau libéralisme distinct de l'ancien, dit classique. &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/12/la-mutation-du-liberalisme-classique.html"&gt;James Burnham a consacré dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Suicide of the West&lt;/span&gt; une longue et riche réflexion au&lt;span style="font-style: italic;"&gt; liberalism&lt;/span&gt;, équivalent anglo-saxon de notre progressisme. &lt;/a&gt;Jean-Claude Guillebaud, on l'a vu, n'a en tête qu'une sorte d'individualisme, celui des rationalistes, qu'il fait l'erreur grossière d'associer aux anti-rationalistes. Il ignore pareillement les mutations qui se sont produites dans la pensée libérale. Ce libéralisme qu'il condamne est interventionniste, il n'exige pas de l'État qu'il laisse faire, mais qu'il aide à faire et permette à chacun de faire ce dont autrement il serait incapable. La responsabilité est transférée de l'individu à l'État, chargé d'assister les individus dans leur recherche du bonheur. Il est là, l'individu intégral, dans cette revendication du droit au plaisir étanche et à l'abri des turbulences. C'est bien contre la société et la contrainte des moeurs que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liberal&lt;/span&gt; invoque la puissance de l'État, perçue comme un remède au lien social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'exploitation du préjugé français&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Claude Guillebaud décrit l'individualisme rationaliste et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liberalism,&lt;/span&gt; et appelle tout cela « libéralisme », comme si rien ne distinguait l'individualisme libéral de l'individualisme rationaliste, et le libéralisme classique du progressisme. C'est exploiter le préjugé français à l'endroit des libéraux. Il est évident que le libéralisme fait partie de ces idées clandestines qu'on ne croit pas utile de défendre contre le mensonge et la calomnie. Ce traitement de faveur est d'autant plus injuste que les vrais tenants de cet individualisme radical, eux, ne sont pas inquiétés. Et pour cause : ils ne sont pas libéraux, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;liberals.&lt;/span&gt; Pas à droite, mais à gauche. Par conséquent, Jean-Claude Guillebaud ne les voit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opinion ne les voit pas davantage. Et pourquoi ferait-elle cet effort, elle qui croit déjà savoir tout ce qu'il y a à savoir sur le libéralisme ? Ne dit-on pas des démocraties occidentales qu'elles sont des démocraties libérales ? Le libéralisme est une idée qu'on ne prend pas la peine de réfuter et que l'on s'autorise à déformer selon son humeur. Ce n'est ni de la haine ni de l'acharnement, ce n'est que du mépris. On ne demande à personne de prouver que l'économie de marché disloque la société, on le croit sur parole. On ne demande pas à Jean-Claude Guillebaud de montrer que la chute du communisme a fait le lit d'un libéralisme intégral, on s'imagine que c'est vrai, puisque le vainqueur de la guerre froide est américain, et que l'américain est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ultralibéral&lt;/span&gt; (c'est-à-dire libéral et haï). L'explication de la déliaison par le libéralisme est une explication qui satisfait, et elle continuera de satisfaire les Français aussi longtemps que l'État sera regardé comme une solution au moindre de nos problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;ajout du 27 avril 2010 —&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Quelques chapitres plus loin, Jean-Claude Guillebaud s'extasie : « Bayle dénonce courageusement la prétendue nécessité d'une religion officielle, d'une doxa, qui serait seule en mesure d'assurer la cohésion d'une nation, conception dominante au XVIIème siècle en fonction du fameux aphorisme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cujus regis ejus religio&lt;/span&gt; (...). En revanche, Bayle ne dénonce jamais la croyance en tant que telle, ni n'accepte qu'elle soit relativisée. Au contraire, il défend l'idée selon laquelle c'est la force des diverses croyances qui assure la soliditié de leur cohabitation volontaire. La métaphore &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;— &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;superbe &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;—&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; qu'il utilise est celle d'une voûte gothique dont la robustesse est justement assurée par la pression exercée sur les différents piliers qui la soumettent. "Ce qui fait la solidité de la tolérance chez Bayle, c'est précisément la force des diverses convictions religieuses : c'est le fait qu'elles s'opposent entre elles qui forme la solide et unique voûte de l'obligation à la tolérance civile".&lt;br /&gt;(...) Bayle est à la fois l'héritier d'une réflexion très ancienne et un précurseur qu'on devrait relire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réflexion très ancienne à laquelle Guillebaud fait allusion, est-ce le libéralisme ? Pas du tout. Qui parvient à expliquer l'égoïsme de nos contemporains par les théories d'Adam Smith devrait être sensible à cette étrange ressemblance entre la concurrence des croyances et celle que réclament les libéraux : c'est bien un marché des croyances que Bayle appelle de ses voeux. Certes, Bayle ne s'occupe pas d'économie, mais les libéraux classiques ne s'occupent pas de moeurs, et cela n'empêche pas monsieur Guillebaud de  leur reprocher la disparition du lien social. Pourquoi ce traitement de faveur ? En quoi Bayle est-il moins libéral que le vilain trader autiste ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3394506506301318844?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3394506506301318844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/04/jean-claude-guillebaud-se-trompe-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3394506506301318844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3394506506301318844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/04/jean-claude-guillebaud-se-trompe-de.html' title='Jean-Claude Guillebaud se trompe de libéralisme'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6043712597038839574</id><published>2010-04-23T03:34:00.008+02:00</published><updated>2010-04-23T11:24:16.631+02:00</updated><title type='text'>Onfray, Freud et Wittgenstein</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/21/michel-onfray-deboulonne-freud-et-fait-grincer-des-dents_1340561_3260.html"&gt;« Michel Onfray déboulonne Freud et fait grincer des dents »&lt;/a&gt;, titrait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; tout récemment. Le nouveau livre du philosophe est un épais brûlot de 600 pages dénonçant les mensonges du freudisme. Se félicitant d'avoir lu — et peut-être digéré — « les 6000 pages de l'oeuvre complète de Freud et sa correspondance », Onfray annonce le « crépuscule d'une idole » — clin d'oeil ironique du jouisseur nietzschéen à sa propre idole.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un coup d'épée dans l'eau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S9D8V54ETII/AAAAAAAAANQ/3J_SoevNyY8/s1600/onfraymichel.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 120px; height: 174px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S9D8V54ETII/AAAAAAAAANQ/3J_SoevNyY8/s400/onfraymichel.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463143801243847810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Miller et Roudinesco peuvent dormir sur leurs deux oreilles : on ne trouve rien, dans le livre d'Onfray, qui soit susceptible d'en finir pour de bon avec la psychanalyse. « Le crépuscule d'une idole » n'est rien de plus qu'une &lt;a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/le-crepuscule-d-une-idole-l-affabulation-freudienne_853211.html"&gt;compilation de toutes les critiques faites depuis un siècle à l'endroit du freudisme&lt;/a&gt;. Les amis et lecteurs d'Onfray seront heureux d'apprendre — enfin ! — que Freud était un homme contradictoire, qu'il n'avait rien d'un Cohn-Bendit, qu'il avait une haute idée de lui-même, et surtout, qu'il n'avait ni les qualités ni la rigueur du scientifique. On se demande si Michel Onfray menace les freudiens ou leur donne la réplique. Car pour les psychanalystes et leur clientèle, cette nouvelle attaque n'est jamais qu'une alerte code 162, on reste en terrain connu. C'est même l'occasion de faire voir la puissance de la Théorie, ultra-résistante, ultra-absorbante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général il ne sort rien de ces rixes entre bandes ennemies. Freudiens et anti-freudiens ne font qu'échanger des lieux communs sur la psychanalyse, sa grandeur, ses limites et sa signification dans la société moderne. La stérilité des échanges s'explique non seulement par le caractère tautologique de la psychanalyse — capable de désarmer, en l'expliquant, n'importe quelle objection contre la théorie —, mais aussi par l'entêtement des détracteurs, qui réitèrent infatigablement ces mêmes accusations que n'importe quel habitué du divan sait désamorcer dès la première séance. Les paresseux parlent aux paresseux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes l'affirmation que la science des rêves et de l'inconscient n'est en vérité qu'une pseudo-science ne manque pas de pertinence. C'est d'ailleurs à cette critique que l'on se réfère le plus souvent, consciemment ou inconsciemment. Mais ce n'est pas la plus stimulante. Tout au plus rassure-t-elle les détracteurs de la psychanalyse en fondant leur hostilité aux thèses freudiennes. Ce faisant, elle passe à côté de l'essentiel : plus que la scientificité de la psychanalyse, c'est sa popularité qui pose question, et c'est aux causes d'une telle popularité que les philosophes devraient s'intéresser. Or la plupart s'en tiennent à une critique superficielle des théories freudiennes. Rares sont les intellectuels à avoir mis le doigt sur le mécanisme expliquant non seulement l'intérêt du grand public pour la psychanalyse, mais encore bien d'autres modes de notre époque. Ludwig Wittgenstein est peut-être le seul dont on puisse dire qu'il ne s'est pas contenté d'ouvrir des portes ouvertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La psychanalyse comme pseudo-science&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce qu'on a pu dire, Wittgenstein n'était pas un ennemi de la psychanalyse et n'était pas particulièrement hostile à Freud. Bien sûr, comme d'autres avant et après lui, l'auteur du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Tractatus-logico-philosophicus-Ludwig-Wittgenstein/dp/2070758648"&gt;Tractatus logico-philosophicus&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;reproche à Freud son manque de rigueur et de méthode. Critiquant la théorie des rêves et le processus de l'association libre (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;freier Einfall&lt;/span&gt;) dans un recueil intitulé &lt;a href="http://www.amazon.fr/conversations-lesth%C3%A9tique-psychologie-croyance-religieuse/dp/2070326888/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1271987793&amp;amp;sr=1-1"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leçons et conservations&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Wittgenstein remarque que « Freud ne montre jamais comment il sait où s'arrêter » ni « où est la solution correcte ». Wittgenstein propose donc une critique épistémologique, s'attachant à montrer que la théorie psychanalytique repose toute entière sur des spéculations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est là qu'une facette des réflexions de Wittgenstein sur Freud et la psychanalyse. Curieusement, l'autre facette passe inaperçue. En effet on ne prête guère attention aux observations pourtant très fines de Wittgenstein sur ce qu'il appelle le « charme » de la psychanalyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La théorie de l'inconscient : une identité déceptive&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre et apprécier cette réflexion sur la psychanalyse, il faut d'abord comprendre comment  la psychanalyse se présente au profane. La psychologie des profondeurs prétend démystifier la réalité quotidienne — et y parvient, dans une certaine mesure. Ce que Barthes disait des maximes de La Rochefoucauld vaut également pour la théorie freudienne : la psychanalyse postule une identité déceptive entre ce que l'on voit et ce qu'on ne voit pas. Toute la structure mentale du freudisme se résume à la proposition suivante : « je ne suis que le pantin de mon inconscient ». Freud lui-même se vantait d'avoir infligé à l'homme une nouvelle blessure narcissique, et c'est une chose qu'on entend aujourd'hui encore. Or il y a dans la définition restrictive une ambiguïté : « pour La Rochefoucauld, explique Barthes, la définition, si noire soit-elle, a certainement une fonction rassérénante, montrer que l'ordre moral n'est que le masque d'un désordre contingent est en définitive plus rassurant que d'en rester à un ordre apparent mais singulier; pessimiste dans son résultat, la démarche de la Rochefoucauld est bénéfique dans son procédé : elle fait cesser, à chaque maxime, l'angoisse d'un signe douteux » (in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouveaux essais critiques&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la restriction se comprend-elle de deux manières : elle est à la fois humiliation du familier devant le mystérieux et liquidation de l'incertitude. Il y a là une belle complicité entre le savant-bourreau et le profane-victime, puisqu'en échange de son humiliation, ce dernier reçoit un savoir sur l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a pas échappé à Wittgenstein que le prestige de la psychanalyse reposait pour une grande part sur la croyance que la société lui est hostile : « avec son analyse, Freud fournit des explications que nombre de gens sont enclins à accepter. Il souligne qu'ils n'y sont pas enclins. Mais si l'explication est telle que les gens ne sont pas enclins à l'accepter, il est probable que c'est aussi un genre d'explication qu'ils sont enclins à accepter. Et c'est là ce que Freud a en fait mis en lumière ». Wittgenstein réfute doublement l'ambition subversive de la psychanalyse. Premièrement les gens sont plus freudiens qu'on le croit. Deuxièmement, ils le sont non pas malgré les explications que leur propose Freud, mais précisément parce que ces explications sont ce qu'elles sont — sexuelles notamment. C'est à ce dernier point, à cette attraction irrésistible qu'exerce la théorie psychanalytique, que Wittgenstein consacre l'essentiel de sa réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les trois charmes de la psychanalyse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S9D8iW1bNDI/AAAAAAAAANY/wKeob9bPbis/s1600/wittgenstein.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 120px; height: 174px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S9D8iW1bNDI/AAAAAAAAANY/wKeob9bPbis/s400/wittgenstein.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463144015175824434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les explications de Freud satisfont au moins trois exigences chez l'homme d'aujourd'hui. D'abord, elle flattent la vanité de chacun en brisant les préjugés. Le comble du conformisme est de vouloir en sortir, comme si l'affranchissement passait par l'adoption de nouvelles idées, plus performantes, plus originales. La destruction des préjugés est la définition même de la mode, qui repose entièrement sur l'effet de surprise. Abstraction faite de sa pertinence, le freudisme n'est qu'une mode parmi d'autres, comme par exemple le keynésianisme, dont l'histoire, selon Philippe Simmonot, est d'abord « l'histoire de la faiblesse de la pensée instituée et de l'attrait irrésistible de la nouveauté, fût-elle factice ». Il existe un pouvoir propre à l'idée nouvelle, quel qu'en soit le contenu. Tordre le cou aux idées reçues est donc le moyen le plus simple de capter l'attention même des personnes les plus instruites et les mieux formées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a dans la théorie psychanalytique une dimension charnelle propre à séduire cyniques et sceptiques. Puisqu'il est admis que l'homme cache ses parties honteuses, on n'est que trop porté à croire réelles celles qu'il nous montre : c'est qu'il faudrait être fou pour s'accuser soi-même plus qu'on ne le mérite. Freud souligne que la psychanalyse n'a rien à proposer que des explications repoussantes et blessantes pour l'ego, mais « peut-être est-ce bien le fait que l'explication soit extrêmement repoussante qui nous conduit à l'adopter », observe Wittgenstein. Les explications freudiennes ne se contentent pas de flatter la vanité, elles trompent également la vigilance de la raison en lui présentant des images conformes à l'idée que l'on se fait de la vérité, indigeste et scandaleuse. « C'est un phénomène psychologique extrêmement intéressant que cette explication, dans sa laideur, vous fasse dire que vous avez réellement eu ces pensées, alors qu'en réalité, au sens ordinaire de la chose, vous ne les avez pas eues ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au charme de la nouveauté et de la crudité s'ajoute celui de la mythologie. Il ne faut pas oublier que Wittgenstein se place au point de vue du profane. Il essaie de comprendre ce que ressent le profane quand on lui parle pour la première fois d'un certain Sigmund Freud qui déchiffre les rêves et soigne des patients en leur faisant parler de leur enfance. Ce qu'il appelle mythologie — « une mythologie d'un grand pouvoir » —, c'est donc la forme sous laquelle se présente la science freudienne à celui qui la découvre. Pour ceux qui y adhèrent, les théories freudiennes sont la preuve scientifique qu'il existe en eux un monde souterrain, plein de mystères, donc d'une certaine manière plein de promesses. Le plus pauvre, avec Freud, se découvre possesseur d'une résidence secondaire. Chacun se trouve plongé dans son monde intérieur. Chacun, par le truchement de l'inconscient, se soumet à lui-même. Wittgenstein note avec amusement que la notion de scène primitive (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Urszene&lt;/span&gt;) donne à la vie la plus insignifiante « une sorte de canevas tragique ». Et cela non plus, Freud ne l'ignorait pas qui se faisait gloire d'avoir rendu l'homme plus important à ses propres yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le Crépuscule d'une idole » fait-il avancer le débat — discret mais ininterrompu — sur l'intérêt de la psychanalyse ? Manifestement non. Michel Onfray pourra toujours employer contre ses détracteurs l'arme favorite des psychanalystes en les soupçonnant de nier une réalité insupportable, Il n'empêche : en se bornant à jouer de vieilles partitions contre la psychanalyse plutôt que de s'interroger sur les causes profondes de son rayonnement, le philosophe ne fait pas honneur à son rôle. Il ne suffit pas de haïr fort quelqu'un ou quelque chose pour lui porter le coup fatal. Onfray déteste Freud, mais il échoue à formuler contre la psychanalyse autre chose que des fadaises. Wittgenstein en revanche admirait Freud, mais sa charge contre lui a l'avantage de ne pas isoler la psychanalyse des autres modes intellectuelles, d'où la richesse de sa réflexion sur l'immense succès d'une science soi-disant repoussante. Sans doute le livre d'Onfray fera-t-il parler de lui, car après tout la nouveauté est un charme, et en cela Freud et son détracteur se rejoignent. Mais sitôt passés le frisson et la satisfaction de mépriser celui que tout le monde aime, cette énième critique de la psychanalyse sombrera dans l'oubli, pour n'avoir pas vu la complicité entre l'hédonisme d'une époque et la théorie de l'inconscient. Chose qu'un jouisseur athée tel qu'Onfray, évidemment concerné, ne pouvait admettre sans se tirer une balle dans le pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6043712597038839574?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6043712597038839574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/04/onfray-freud-et-wittgenstein.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6043712597038839574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6043712597038839574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/04/onfray-freud-et-wittgenstein.html' title='Onfray, Freud et Wittgenstein'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S9D8V54ETII/AAAAAAAAANQ/3J_SoevNyY8/s72-c/onfraymichel.gif' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6839414906084255422</id><published>2010-03-25T19:57:00.006+01:00</published><updated>2010-03-25T21:42:27.550+01:00</updated><title type='text'>Droit dans le mur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;« Pour nous, jeune noblesse française, sans regret pour le passé, sans inquiétude pour l'avenir, nous marchions gaiement sur un tapis de fleurs qui nous cachait un abîme. Riants frondeurs des modes anciennes, de l'orgueil féodal de nos pères et de leurs graves étiquettes, tout ce qui était antique nous paraissait gênant et ridicule. La gravité des anciennes doctrines nous pesait. La riante philosophie de Voltaire nous entraînait en nous amusant. Sans approfondir celle des écrivains plus graves, nous l'admirions comme empreinte de courage et de résistance au pouvoir arbitraire... La liberté, quel que fût son langage, nous plaisait par son courage; l'égalité par sa commodité. On trouve du plaisir à descendre tant qu'on croit pouvoir remonter dès qu'on veut ; et, sans prévoyance, nous goûtions à la fois les avantages du patriciat et les douceurs d'une philosophie plébéienne. Ainsi, quoique ce fussent nos privilèges, les débris de notre ancienne puissance que l'on minait sous nos pas, cette petite guerre nous plaisait. Nous n'en éprouvions pas les atteintes, nous n'en avions que le spectacle. Ce n'était que combats de plume et de paroles qui  ne nous paraissaient pouvoir faire aucun dommage à la supériorité d'existence dont nous jouisssions et qu'une possession de plusieurs siècles nous faisait croire inébranlable. Les formes de l'édifice restant intactes, nous ne voyions pas qu'on le minait en dedans. Nous riions des graves alarmes de la vieille cour et du clergé qui tonnaient contre cet esprit d'innovation. Nous applaudissions les scènes républicaines de nos théâtres, les discours philosophiques de nos Académies, les ouvrages hardis de nos littérateurs. » (le Comte de Ségur cité par Hippolyte Taine in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Origines de la France Contemporaine&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6839414906084255422?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6839414906084255422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/droit-dans-le-mur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6839414906084255422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6839414906084255422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/droit-dans-le-mur.html' title='Droit dans le mur'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3790354983979205722</id><published>2010-03-24T00:57:00.008+01:00</published><updated>2010-03-24T18:18:24.871+01:00</updated><title type='text'>Bons et mauvais citoyens</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puisque mon commentaire au &lt;a href="http://www.causeur.fr/abstention-piege-a-cons,6005"&gt;billet de monsieur Jérôme Leroy&lt;/a&gt; est toujours "en attente de modération" (allez savoir pourquoi), je le reproduis ci-dessous :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Si les abstentionnistes votent avec leurs pieds, les autres le font-ils avec leur tête ? Le fait de voter n’est pas un critère suffisant pour distinguer les branleurs des citoyens responsables. Vous faites bien d’insister autant sur la distance séparant l’électeur du bureau de vote et l’effort qu’il lui en coûte de s’y rendre. Car pour beaucoup d’électeurs, c’est là le seul effort que requiert la République.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Vous dénoncez, à juste titre, ce mensonge de l’abstentionniste qui maquille en choix son indifférence. Vous devriez dénoncer également cette idée saugrenue qu’en votant on est bon citoyen.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Quand j’entends dire que l’essentiel c’est de participer, j’ai envie de m’abstenir en 2012. Car en insistant autant sur cette “démarche civique”, vous reléguez au second plan les partis, les programmes et les idées. Or vous n’êtes pas sans savoir que dans l’isoloir, on est censé voter pour un parti, et non pour la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; A moins bien sûr que la démocratie veuille se mentir à elle-même, comme l’étudiant qui n’assumant pas son manque d’intérêt pour les études vient quand même en cours, “histoire de”. L’abstentionniste serait-il un trouble-fête ? Au fond, les bons citoyens qui se sont déplacés dimanche dernier devraient être reconnaissants aux paresseux abrutis que vous décrivez, puisque sans eux, ils ne pourraient plus se persuader que le droit de vote anoblit. Il est tellement plus facile, dites-vous, de rester chez soi que de bouger ses fesses pour aller voter. Mais il est plus facile également de mettre un papier dans une enveloppe et une enveloppe dans l’urne que de se donner les moyens, au quotidien, de comprendre l’actualité et de se forger une opinion. Le jour où les abstentionnistes que vous méprisez tant seront obligés de voter, vous constaterez par vous-même que même dans l’isoloir on peut voter avec ses pieds. Et alors vous chercherez un autre signe extérieur de noblesse pour remplacer cette carte d’électeur dont vous faites une particule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Cela aurait encore un sens d’expliquer aux abstentionnistes que tel parti a quelque chose à leur proposer, et qu’ils ont tort de se croire ou de se dire orphelins. Mais demander aux gens de voter pour voter, c’est faire du citoyen un vulgaire figurant dans l’énième épisode de la saga républicaine. C’est avoir, en somme, une bien piètre opinion de la citoyenneté… »&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mise à jour du 24.03.10, 18:23 : Il semblerait que la modération prolongée et la suppression de mon commentaire s'expliquent plus simplement par la longueur du message. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3790354983979205722?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3790354983979205722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/bons-et-mauvais-citoyens.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3790354983979205722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3790354983979205722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/bons-et-mauvais-citoyens.html' title='Bons et mauvais citoyens'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8953181081237796702</id><published>2010-03-24T00:44:00.004+01:00</published><updated>2010-03-24T00:51:50.203+01:00</updated><title type='text'>Scorsese invente le papier toilette double épaisseur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Shutter Island&lt;/span&gt;, ou l'histoire d'un flic qui enquête sur les méthodes douteuses d'un centre psychiatrique et qui comprend à la fin qu'en fait, le méchant, c'est lui-même. Du jamais vu, &lt;a href="http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/on-ne-saccuse-que-par-orgueil-on-ne.html"&gt;comme je l'expliquais en septembre 2009&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8953181081237796702?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8953181081237796702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/scorsese-invente-le-papier-toilette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8953181081237796702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8953181081237796702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/scorsese-invente-le-papier-toilette.html' title='Scorsese invente le papier toilette double épaisseur'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6807419828375024141</id><published>2010-03-14T19:08:00.009+01:00</published><updated>2010-03-15T17:34:04.168+01:00</updated><title type='text'>L'utopie de la Grande Europe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S50qY9Y7CSI/AAAAAAAAANI/NRobdmbxOuw/s1600-h/cheburashka.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 175px; height: 159px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S50qY9Y7CSI/AAAAAAAAANI/NRobdmbxOuw/s400/cheburashka.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5448557732472490274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« (...) avant de s'interroger sur l'européanité des Russes et leur éventuelle adhésion à l'Union Européenne, il aurait fallu s'assurer que cette question est chez eux à l'ordre du jour, ce qui bien sûr n'est pas le cas, puisque selon un sondage de l'institut Levada, 71% des Russes ne se sentent pas européens, 50% considèrent l'Union Européenne — incarnation de l'Europe — comme une menace pour leur pays, et près de 30% croient incompatibles la Russie et la démocratie à l'occidentale. Il n'est donc pas vrai que "la Russie s'admet comme pays européen", comme le prétend Philippe Moreau Defarges. Dire non aux Russes, c'est répondre à une question qu'ils ne nous ont pas posée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Certes, l'Europe "de Brest à Vladivostok" ne manque pas de charme. Elle offre à l'imagination le spectacle d'un continent gigantesque capable de peser sur la politique internationale; elle flatte les instincts mégalomaniaques d'une Europe émasculée par le XXème siècle. Surtout, elle fait entrevoir la possibilité de tenir enfin la dragée haute à l'hyperpuissance américaine, à laquelle on a pris l'habitude, depuis la crise de 1929, d'imputer toutes les crises internationales. Ces Européens qu'hypnotise la Russie ne veulent pas s'unir, mais s'opposer, pour prouver qu'ils sont eux aussi une "hyperpuissance". L'eunuque se cherche un maître pour en remontrer aux cowboys qui boivent, chiquent et montent à cheval.  »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maxime Zjelinski, sur le RING : &lt;a href="http://www.surlering.com/article/article.php/article/l-eunuque-le-cowboy-et-le-tsar"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'eunuque, le cowboy et le tsar&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6807419828375024141?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6807419828375024141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/lutopie-de-la-grande-europe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6807419828375024141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6807419828375024141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/lutopie-de-la-grande-europe.html' title='L&apos;utopie de la Grande Europe'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S50qY9Y7CSI/AAAAAAAAANI/NRobdmbxOuw/s72-c/cheburashka.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-4315839399672828852</id><published>2010-03-09T12:28:00.002+01:00</published><updated>2010-03-09T12:32:38.828+01:00</updated><title type='text'>Méchants blancs dominants et obscurantistes victimes de la spontanéité nigériane</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« J'étais très impatient, ce matin, de m'assourdir des clameurs d'indignation humanitaire qui n'allaient pas manquer de s'élever de ces blogs où rien de ce qui concerne les droits de l'homme n'est étranger, où l'on est à juste titre fort sourcilleux pour tout ce qui touche aux discriminations religieuses. Je croyais les entendre déjà, ces flétrissures infligées aux bouchers nigérians : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;honte aux chris-tia-no-phobes ! phobes ! phobes !&lt;/span&gt; Et puis non, rien. Pas le temps, actualité chargée. Les régionales, vous comprenez ?  »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Didier Goux, &lt;a href="http://didiergouxbis.blogspot.com/2010/03/quils-sont-beaux-quils-sont-profonds.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qu'ils sont beaux, qu'ils sont profonds, ces silences nigérians...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-4315839399672828852?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/4315839399672828852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/mechants-blancs-dominants-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4315839399672828852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4315839399672828852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/mechants-blancs-dominants-et.html' title='Méchants blancs dominants et obscurantistes victimes de la spontanéité nigériane'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-5452046352133933117</id><published>2010-03-07T13:07:00.007+01:00</published><updated>2010-03-07T13:32:17.243+01:00</updated><title type='text'>Inversion des valeurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes en 2010 et dans nos rues les SDF sont toujours aussi nombreux. Aux grands maux, les grands remèdes :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OXpMTomfI/AAAAAAAAAL4/d5w9cduSZq0/s1600-h/couv.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 328px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OXpMTomfI/AAAAAAAAAL4/d5w9cduSZq0/s400/couv.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445863108355070450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, je sais, vous vous demandez si c'est une bonne idée, vous vous dites que ça ne va pas arranger les choses et qu'on s'éloigne un peu du sujet. Mais soyez tranquilles, Nolwenn, Alizée et Jenifer sauront se montrer convaincantes et suivront l'exemple de leurs aînés :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OYILbum6I/AAAAAAAAAMA/OL38J49EQy8/s1600-h/clockwork.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 220px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OYILbum6I/AAAAAAAAAMA/OL38J49EQy8/s400/clockwork.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445863640696527778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5Ob-9w6rcI/AAAAAAAAAMI/Z3xodEDauYc/s1600-h/restos.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 264px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5Ob-9w6rcI/AAAAAAAAAMI/Z3xodEDauYc/s400/restos.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445867880454991298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OcDPsI4iI/AAAAAAAAAMQ/-yz-0nD3XTM/s1600-h/propre.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 276px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OcDPsI4iI/AAAAAAAAAMQ/-yz-0nD3XTM/s400/propre.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445867953986265634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OcJbPFBnI/AAAAAAAAAMY/n7XiFWNfxEk/s1600-h/esprit.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OcJbPFBnI/AAAAAAAAAMY/n7XiFWNfxEk/s400/esprit.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445868060164818546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Humour sans doute trop décalé pour moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-5452046352133933117?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/5452046352133933117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/inversion-des-valeurs.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5452046352133933117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5452046352133933117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/inversion-des-valeurs.html' title='Inversion des valeurs'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S5OXpMTomfI/AAAAAAAAAL4/d5w9cduSZq0/s72-c/couv.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-4710953080723327043</id><published>2010-03-01T00:28:00.004+01:00</published><updated>2010-03-01T00:42:49.540+01:00</updated><title type='text'>La crise du Haut-Karabakh intéresse l'Iran</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4r9tkXVxPI/AAAAAAAAALw/xEK4IcSXbTo/s1600-h/mahmud.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 125px; height: 181px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4r9tkXVxPI/AAAAAAAAALw/xEK4IcSXbTo/s400/mahmud.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443442058928178418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On pourrait lire, dans la proposition iranienne, une volonté de compenser le soutien de Moscou aux intérêts arméniens. Le 25 février, Bahrami réclamait la libération des territoires occupés, c'est-à-dire des sept régions séparant le Haut-Karabakh du reste du territoire azéri. Mais il faut lire les déclarations iraniennes avec attention. La position de Téhéran n'est pas aussi simple. Une semaine auparavant, l'ambassadeur iranien en Arménie, s'exprimant sur le Haut-Karabakh, avait fait allusion à sa &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;frontière commune avec l'Iran&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Or, la République du Haut-Karabakh est séparée de l'Iran par la région de Djébraïl, appartenant à l'Azerbaïdjan mais occupée par les soldats arméniens. Ce qui signifie la prise en compte, par Téhéran, d'une zone de sécurité autour du Haut-Karabakh.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A ce jour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;personne ne peut dire avec certitude comment l'Iran s'y prendra&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; pour résoudre le conflit du Karabakh. Sans doute est-ce l'occasion pour Téhéran de jouer, aux yeux de la communauté internationale, un autre rôle que celui de proliférateur nucléaire. Mais rien ne permet de penser que l'Iran a dans sa manche une carte que n'avait pas l'OSCE : signer des contrats gaziers est une chose, trouver une solution satisfaisante à un conflit vieux de plus de vingt ans en est une autre. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Maxime Zjelinski, sur le RING : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.surlering.com/article/article.php/article/haut-karabakh-quand-teheran-s-invite-dans-les-negociations"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Haut-Karabakh : quand Téhéran s'invite dans les négociations&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.surlering.com/article/article.php/article/haut-karabakh-quand-teheran-s-invite-dans-les-negociations"&gt; »&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-4710953080723327043?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/4710953080723327043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/la-crise-du-haut-karabakh-interesse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4710953080723327043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4710953080723327043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/03/la-crise-du-haut-karabakh-interesse.html' title='La crise du Haut-Karabakh intéresse l&apos;Iran'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4r9tkXVxPI/AAAAAAAAALw/xEK4IcSXbTo/s72-c/mahmud.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-147816157279597549</id><published>2010-02-28T23:28:00.005+01:00</published><updated>2010-02-28T23:39:53.433+01:00</updated><title type='text'>Encore la faute aux juifs ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;a href="http://fr.rian.ru/discussion/20100225/186133089.html"&gt;l'article d'Andreï Fediachine&lt;/a&gt; publié sur le site de l'agence RIA Novosti le 25 février dernier, un paragraphe retient mon attention :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Les diplomates travaillant sur le dossier du règlement du conflit proche-oriental, sur celui du nucléaire iranien, de l’Afghanistan, de l’Irak, estiment qu’il était difficile de trouver pire moment que maintenant pour cette opération d’élimination physique. Le gouvernement israélien actuel, celui de Benjamin Netanyahou, est le plus à droite possible. Il était déjà assez difficile de pousser les Arabes vers un compromis, que se soit pour le Proche-Orient ou pour les sanctions contre Téhéran qui affiche ses ambitions nucléaires, désormais ce sera encore plus difficile. » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jusqu'où ira la guerre du Mossad ?&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Ces observations apparemment frappées au coin du bon sens sont en fait révélatrices du rôle joué par les commentateurs eux-mêmes dans les faits qu'ils relatent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'explique : l'assassinat d'un cadre du Hamas par le Mossad est un fait divers, comme l'aurait été l'assassinat d'un cadre du Mossad par le Hamas. Les Palestiniens et les Arabes qui saisissent aujourd'hui l'occasion d'afficher leur soutien à la cause palestinienne savent pertinemment qu'il s'agit d'une guerre. Il faut être naïf ou hypocrite pour imputer au Mossad, même à demi-mot, l'ensauvagement du Moyen-Orient et l'insolence des mollahs. Les activistes palestiniens ne reprochent pas à Israël ses méthodes mais son existence en tant qu'État. Il est dès lors excessif et ridicule de reprocher à Liebermann et Netanyahou d'aggraver la situation. Ce n'est tout simplement pas en leur pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4rvG0Z2ftI/AAAAAAAAALo/qIbsnxWofdo/s1600-h/neta.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 140px; height: 197px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4rvG0Z2ftI/AAAAAAAAALo/qIbsnxWofdo/s400/neta.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443426000055992018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les journalistes savent lire et écrire. Ils ont fait des études. Ils savent quel rôle joue la violence dans les relations internationales. Et ils savent pertinemment que cette petite farce du Mossad n'aura, en soi, aucune incidence sur le dossier nucléaire iranien, ni même d'ailleurs sur les relations israélo-palestiniennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qu'Andreï Fediachine appelle "les Arabes" connaissent bien "le juif" et savent de quoi il est capable. Ils n'ont à vrai dire aucune raison particulière de se braquer aujourd'hui plus qu'hier. A moins que les médias ne les persuadent du contraire. Car le commentaire pur n'existe pas. Un fait divers peut très bien devenir un défi au gouvernement si l'élite politico-médiatique en décide ainsi. Et les décideurs n'ont alors d'autre option que de s'incliner devant les exigences nées de cette interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce à dire que les journalistes sont responsables de tout ce qui ne tourne pas rond dans le monde ? Évidemment non. S'il est injuste d'imputer au gouvernement Netanyahou la violence des groupes terroristes, cela ne l'est pas moins de rejeter la faute sur les médias. Mais à l'évidence il y a entre la simple information et la prophétie autoréalisatrice une limite que les Fediachine franchissent allègrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-147816157279597549?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/147816157279597549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/encore-la-faute-aux-juifs.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/147816157279597549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/147816157279597549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/encore-la-faute-aux-juifs.html' title='Encore la faute aux juifs ?'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4rvG0Z2ftI/AAAAAAAAALo/qIbsnxWofdo/s72-c/neta.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-2425982249800942081</id><published>2010-02-24T12:32:00.005+01:00</published><updated>2010-02-24T14:17:26.550+01:00</updated><title type='text'>Le Mal existe</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je reproduis ci-dessous ma réponse à Francis Moury, qui commentait &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/02/22/le-mal-n-existe-pas-par-maxime-zjelinski.html"&gt;mon billet publié hier chez Juan Asensio&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Ce bel équilibre vous semblera d'autant plus vicieux que vous y croirez déceler un esprit de système. Vous me voyez peut-être comme un bonhomme un peu sournois qui pour faire accepter l'inacceptable doit d'abord perdre ses lecteurs. Si c'est le cas, vous me surestimez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m'accusez fort courtoisement de "confondre continuellement des plans et des niveaux de réalité qui devraient demeurer séparés". Sachez que je ne les confonds pas mais les confronte seulement. Si je devais reformuler ce passage de mon texte ("Nulle part on n'a vu des hommes...") dont j'ai fait ma réponse au commentaire élogieux de Thierry Guinhut, je le reformulerais ainsi : "Nulle part on a vu que deux niveaux de réalité séparés pouvaient se confondre et produire quelque chose de cohérent. Mais que je sache, ces niveaux de réalité ne peuvent s'ignorer et se contredire sous prétexte d'être séparés".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence entre intérêt perçu et intérêt réel présuppose une hiérarchie des intérêts. Si aujourd'hui je veux faire autre chose que ce que je peux, il se peut que demain je ne puisse plus faire ce que je veux (c'est ainsi, je crois, qu'Augustin définit l'Enfer ou ce qui s'en rapproche). Bien entendu on ne peut appliquer bêtement les règles de l'actualisation et de la capitalisation : les humeurs, les passions, les affects et les sentiments ne sont pas des placements. Mais vous voyez très bien où je veux en venir. On ne peut sérieusement associer l'intérêt perçu au court terme et l'intérêt réel au long terme. Après tout mon intérêt réel, dans certaines circonstances, peut être de faire quelque chose que réprouvent la morale de l'épargnant et l'éthique de l'ascète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4UQob3nHJI/AAAAAAAAAKU/YseKApM4fSI/s1600-h/sheep.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 142px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4UQob3nHJI/AAAAAAAAAKU/YseKApM4fSI/s400/sheep.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441774011608931474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au sujet du don, il me parait évident que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'agneau ne peut, par sa générosité, lier qu'un autre agneau&lt;/span&gt;. Le loup ne lit pas Mauss et ne sait pas écrire "potlatch", mais il est très content de savoir que ça existe. Au passage, remplacez "potlatch" par "droit international" et vous obtenez la nécrologie du XXème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui du Mal et de son inexistence supposée, il me paraît évident qu'expliquer le Mal contribue à en nier l'existence. Beaucoup de gens hésitent à condamner un mal qu'ils sont parvenus à comprendre. L'explication du Mal par l'influence du milieu sera maniée différemment selon qu'on préfère dédouaner les gros ou les petits, les riches ou les pauvres, les patrons ou les employés, etc. C'est qu'il faut de l'honnêteté morale pour condamner ceux qu'amnistie la loi des causes et des effets. Les sociologues ont beau s'en défendre, dans la pratique ils s'efforcent de relativiser le Mal. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comprendre console et donne l'illusion qu'il n'y a que de faux problèmes, de faux conflits résultant d'une configuration sociale, psychologique, culturelle déséquilibrée qu'il suffira de rééquilibrer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce donc que le Mal ? Je crois que c'est la propension naturelle à exploiter la vulnérabilité d'autrui, vulnérabilité causée par son optimisme, sa naïveté, son mauvais jugement, etc. Dès la première année les étudiants en Droit apprennent que la loi sert à protéger les faibles contre les forts. Dès la première année les étudiants en sociologie apprennent à dénaturaliser les phénomènes qu'ils croyaient évidents. De quoi croyez-vous qu'ils parlent, tous ces étudiants en droit et en sociologie, quand ils se retrouvent après les cours ? Des grands patrons "conditionnés" depuis leur naissance et contraints de licencier à tour de bras ? &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les gens se font du Mal une certaine idée qui précisément en diminue l'importance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le Mal est partout. Pas dans la matière, pas chez telle ou telle catégorie sociale en particulier : partout. Croit-on qu'il suffirait d'une redistribution pour l'éradiquer ? Le sociologue le sous-entend; le marxiste l'affirme; le voyou l'aboie. Et si à nouveau vous me demandez ce qui me fait dire que le sociologue le sous-entend, je vous répondrai qu'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;écrire sur la morale, ce n'est pas reconnaître l'existence du Mal si on ne réfléchit pas en même temps aux moyens dont dispose la morale pour se préserver. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je prenais le loup au sérieux, je conseillerais à l'agneau de se faire tailler les dents en pointe. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-2425982249800942081?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/2425982249800942081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/le-mal-existe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2425982249800942081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2425982249800942081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/le-mal-existe.html' title='Le Mal existe'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4UQob3nHJI/AAAAAAAAAKU/YseKApM4fSI/s72-c/sheep.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-2994430321280980749</id><published>2010-02-23T18:07:00.002+01:00</published><updated>2010-02-23T18:11:50.937+01:00</updated><title type='text'>Pour la suppression de la HALDE ? Signez ici.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le réseau LHC vient de lancer une pétition pour demander la suppression de la HALDE. Le document sera transmis à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. La pétition est accessible &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.pro-petition.com/reseau-lhc/suppression-de-la-halde"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-2994430321280980749?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/2994430321280980749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/pour-la-suppression-de-la-halde-signez.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2994430321280980749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2994430321280980749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/pour-la-suppression-de-la-halde-signez.html' title='Pour la suppression de la HALDE ? Signez ici.'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-5282839915085759249</id><published>2010-02-23T13:48:00.002+01:00</published><updated>2010-02-23T14:00:52.494+01:00</updated><title type='text'>Sur l'existence du Mal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4PRVBg63HI/AAAAAAAAAJk/o1SC5yjB5Pg/s1600-h/diable.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 145px; height: 222px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4PRVBg63HI/AAAAAAAAAJk/o1SC5yjB5Pg/s400/diable.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441422933907659890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« (...) si les moralistes nous ont formés à rechercher partout l'intérêt et la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-style: italic;"&gt;pensée de derrière&lt;/em&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qui motive les actes apparemment les plus vertueux, on n'a pas assez mis en garde contre une alliance possible entre l'égoïsme et la patience chrétienne. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Nulle part on n'a vu des hommes former une société sur la seule base de l'intérêt individuel. Toujours une variable supplémentaire et passablement irrationnelle entre en jeu dans les relations sociales. Mais tout de même, nulle part on n'a vu tenir debout une société composée d'hommes ignorant leur propre intérêt et poussant la sagesse, ou plutôt le vice, jusqu'à tolérer la pire iniquité. Ainsi faut-il considérer qu'en se souciant de son intérêt, l'individu fait plus de bien à la collectivité qu'en ne s'en souciant pas. Si bien que la vengeance, bien qu'insuffisamment proche de la Justice, en demeure la condition nécessaire.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Maxime Zjelinski, chez le Stalker : &lt;a href="http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/02/22/le-mal-n-existe-pas-par-maxime-zjelinski.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mal n'existe pas&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-5282839915085759249?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/5282839915085759249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/sur-lexistence-du-mal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5282839915085759249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5282839915085759249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/sur-lexistence-du-mal.html' title='Sur l&apos;existence du Mal'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4PRVBg63HI/AAAAAAAAAJk/o1SC5yjB5Pg/s72-c/diable.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8832470945962454553</id><published>2010-02-22T19:51:00.009+01:00</published><updated>2010-02-23T14:06:03.720+01:00</updated><title type='text'>Les Polonais : Européens de seconde zone ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4LTBcHYlZI/AAAAAAAAAJU/BITGE5y4taU/s1600-h/pol.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 224px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4LTBcHYlZI/AAAAAAAAAJU/BITGE5y4taU/s400/pol.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441143321497474450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Le mépris des frontières est à la mode, d'aucuns s'indignent même que les étrangers se voient refuser le droit de vote par la Constitution. Pourtant, quand la Pologne, pays frère et non plus étranger, reproche à Minsk la répression exercée à l'encontre de ses ressortissants, notre presse nationale, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;d'habitude si sévère envers les démocratures&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, nous inflige un silence assourdissant. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Quelle que soit  l'efficacité réelle de la réponse européenne aux inquiétudes polonaises, cette crise, réelle ou exagérée, pose à l'Europe des questions qu'elle ne peut pas  ignorer. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maxime Zjelinski, sur le RING : &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.surlering.com/article/article.php/article/polonais-de-bielorussie-circulez-y-a-rien-a-lire"&gt;« Polonais de Biélorussie, circulez, y a rien à lire »&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8832470945962454553?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8832470945962454553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/les-polonais-europeens-de-seconde-zone.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8832470945962454553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8832470945962454553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/les-polonais-europeens-de-seconde-zone.html' title='Les Polonais : Européens de seconde zone ?'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4LTBcHYlZI/AAAAAAAAAJU/BITGE5y4taU/s72-c/pol.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-62867512373288350</id><published>2010-02-13T14:12:00.004+01:00</published><updated>2010-02-13T14:30:39.642+01:00</updated><title type='text'>Olivia Ruiz et le "poids de l'exil" sur ses épaules</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;J’ai l’impression de porter un devoir de mémoire. Ma famille a été très mal accueillie en France, des parents ont été enfermés dans le camp d’Argelès, certains ont été expulsés. Il y a eu beaucoup de souffrance, de violence, d’humiliation.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; » (&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Olivia-Ruiz-Je-porte-le-poids-de-l-exil-familial"&gt;interview d'Olivia Ruiz&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; dans &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.psychologies.com/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Psychologies&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, Olivia Ruiz faisait la couverture de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychologies.&lt;/span&gt; Ce qui avait alors attiré mon attention, c'est cette petite parole imprimée sur la nuque de la chanteuse : "Je porte le poids de l'exil familial".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à l'heure, repensant à cette déclaration, j'ai cherché sur internet l'&lt;a href="http://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Olivia-Ruiz-Je-porte-le-poids-de-l-exil-familial"&gt;interview correspondante&lt;/a&gt;. Je me demandais ce que la fille de Didier Blanc (Ruiz étant le nom de sa grand-mère maternelle), née en 1980 à Carcassonne, pouvait bien avoir à dire sur l'exil et sur l'Espagne, où sont ses origines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, pas grand chose. Olivia Blanc parle de revanche. Celle des immigrés, je comprends bien. Mais sur qui ? Et pourquoi exactement? Olivia ne l'explique pas. Et bien qu'étant moi-même petit-fils d'un immigré espagnol, je ne me l'explique pas davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que quelque chose m'échappe, après tout. C'est la guerre d'Espagne ? L'isolement des républicains espagnols ? L'humiliation des camps de réfugiés en France ? L'obligation de s'exiler ? Il semblerait que oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui "porte" le même "poids" sur les épaules (façon de parler), je n'ai pourtant jamais ressenti le besoin de prendre ma revanche. A vrai dire, je ne saurais même pas sur qui la prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère ne ressent pas non plus ce besoin, elle qui pourtant aurait quelques bonnes raisons de haïr nationalistes marocains et porteurs de valises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à mon grand-père, qui avant de quitter le Maroc avait du quitter cette Espagne franquiste contre laquelle il s'était battu dès l'âge de 20 ans, il n'a jamais parlé ni de revanche ni d'exil. Il était de toute façon trop pudique pour en parler autrement qu'à la manière des aïeux qui racontent mais ne revendiquent jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S3apSHLFaaI/AAAAAAAAAIE/m6EJm6-iPxc/s1600-h/chocolate-man.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S3apSHLFaaI/AAAAAAAAAIE/m6EJm6-iPxc/s400/chocolate-man.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5437719728724732322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu'est-ce donc que ce poids de l'exil familial qu'Olivia Blanc s'entête à vouloir porter sur ses épaules ? Faudra-t-il qu'à mon tour je maudisse la France, sa modération en 1936 et son camp d'Argelès-sur-Mer ? Faudra-t-il que je maudisse l'Église catholique, sous prétexte qu'elle avait soutenu Franco ? Faudra-t-il que je maudisse les maghrébins qu'on nous accusa, à notre arrivée en métropole, d'avoir spolié et exploités, car alors les colonies, c'était passé de mode ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien au contraire. Aujourd'hui je me sens si français que j'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas un seul Dupont dans mon arbre généalogique. Aujourd'hui je me sens proche de l'Église catholique, à laquelle je reproche même son excessive modération. Aujourd'hui je trouve parfaitement normal que le Maroc soit indépendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'en revanche je déteste, ce sont ces belles âmes incapables de compatir au sort de certains exilés sous prétexte qu'ils faisaient suer le burnous; ces imbéciles qui fondent leur haine sur la souffrance de leurs ancêtres; ces "héritiers" qui se font des vêtements avec la peau de leurs grands-parents. On dirait que certaines générations ne souffrent que pour inspirer les générations à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les drames de l'exil, de la guerre, des camps, ou même de la catastrophe naturelle sont expériences trop intimes pour être recyclées. S'en servir dans des formules choc est aussi indécent que d'enfiler par-dessus son pantalon le slip de son grand-père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que voulez-vous, chacun choisit son scénario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-62867512373288350?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/62867512373288350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/olivia-ruiz-et-le-poids-de-lexil-sur.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/62867512373288350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/62867512373288350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/olivia-ruiz-et-le-poids-de-lexil-sur.html' title='Olivia Ruiz et le &quot;poids de l&apos;exil&quot; sur ses épaules'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S3apSHLFaaI/AAAAAAAAAIE/m6EJm6-iPxc/s72-c/chocolate-man.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-4904170273928973670</id><published>2010-02-07T17:25:00.003+01:00</published><updated>2010-02-07T19:13:48.384+01:00</updated><title type='text'>Henri Mendras sur le chômage et le lien social</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Le chômage est la cause majeure de la pauvreté. Dans tous les pays pour lesquels des données sont disponibles, la précarité professionnelle est fortement corrélée avec la précarité conjugale, en d'autres termes, la famille paraît protéger du chômage. Mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;est-ce le chômage qui rompt les liens familiaux ou l'instabilité conjugale qui favorise le chômage ?&lt;/span&gt; On ne peut le dire. Les relations de parenté se distendent avec le chômage, ce phénomène visible en Allemagne est particulièrement net en France où &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le chômage entraîne un affaiblissement des réseaux sociaux et un repli sur soi du chômeur et de sa famille&lt;/span&gt;. Les parents offrent un soutien pendant un certain temps, puis espacent leurs aides et leur sociabilité ; les relations avec les anciens compagnons de travail se distendent et bientôt disparaissent ; la sociabilité de voisinage n'est plus ce qu'elle était dans les quartiers ouvriers. L'importance du travail et du métier dans les valeurs françaises actuelles fait que le chômeur se sent dégradé et qu'il est renforcé dans ce sentiment par la distance qui se crée autour de lui avec parents, collègues et voisins.» (Henri Mendras, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Europe des Européens&lt;/span&gt; (1997), chap. V)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui me lisent savent que sur des questions telles que l'inégalité, le chômage et l'exclusion, je ne partage pas l'enthousiasme de certains libéraux à mon avis trop confiants dans la théorie. Marxiste ou libéral, l'esprit de système me fait horreur, et négliger le problème de la pauvreté sous prétexte qu'une vague de libéralisations y porterait remède est moralement aussi inacceptable que de nier l'existence d'inégalités dans une société convertie au socialisme intégral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libéraux doivent s'intéresser au chômage, non seulement en tant que phénomène économique dont l'État serait responsable, mais en tant qu'expérience individuelle. En évitant de se pencher sur ce problème, les libéraux reconnaissent implicitement que c'est l'affaire des socialistes, dont on sait pourtant qu'ils ne voient dans le chômage qu'un argument contre le gouvernement, et non cette épreuve psychologique séparant certains Français du reste de la Nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il faut considérer l'identité nationale comme un service public, en ce sens qu'elle assure à chacun, sans distinction de classe, d'origine ou de revenu, le sentiment d'appartenir à une collectivité plus large que la cellule familiale, laquelle cellule ne survit pas toujours aux accidents de parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les libéraux continuent de regarder l'exclusion sociale comme un thème de gauche et se contentent de décrire bêtement le chômeur comme une espèce d'assisté responsable de son propre malheur, personne ne les prendra jamais au sérieux. Et alors il ne faudra pas s'étonner qu'en France le libéralisme intéresse essentiellement des privilégiés, des excentriques et des enfants gâtés. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-4904170273928973670?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/4904170273928973670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/henri-mendras-sur-le-chomage-et-le-lien.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4904170273928973670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4904170273928973670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/02/henri-mendras-sur-le-chomage-et-le-lien.html' title='Henri Mendras sur le chômage et le lien social'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-2428737756389752697</id><published>2010-01-27T00:37:00.003+01:00</published><updated>2010-01-27T00:52:33.864+01:00</updated><title type='text'>Prostitution et service public</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-family: arial;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conscient qu'il y a de quoi se faire un n&lt;/span&gt;&lt;em style="font-weight: bold;"&gt;œ&lt;/em&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ud au cerveau en essayant de comprendre mon précédent billet, aujourd'hui je m'efforcerai d'en expliciter le contenu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Outre l'originalité du sujet, le billet intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Droit au coït et prostitution&lt;/span&gt; que j'ai publié hier peut déconcerter pour plusieurs raisons. J'y défends en effet l'idée que l'on se tourne vers les prostituées pour satisfaire un désir frustré, que la prostitution rend un service gratuit à et pour la collectivité, et comme si l'idée directrice n'était pas assez obscure, j'ajoute cette étrange dichotomie entre marché libidinal et marché de la prostitution. De telles combinaisons n'aident certes pas le lecteur à saisir la nature de la demande sur le marché de la prostitution, la nature du marché lui-même, et la fonction effective de ce marché, dont je prétends par ailleurs qu'il joue le rôle d'un service public. Cette dernière observation est d'autant plus curieuse qu'on a l'habitude de définir le service public par opposition au marché, dont il corrige, théoriquement, les déséquilibres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas perdre de vue que cette digression sur l'offre et la demande de sexe se voulait ironique. Ce n'était pour moi qu'un moyen de soulever furtivement d'autres questions, plus sérieuses :&lt;br /&gt;- la sociologie du ressentiment que sous-tend la défense des droits opposables&lt;br /&gt;- la boulimie de cette ardeur militante inaccessible aux raisonnements les plus élémentaires&lt;br /&gt;- le caractère non-rationnel des relations entre individus, que l'on ne peut réduire aux facteurs strictement matériels, malgré l'importance évidente de variables telles que l'argent, la beauté, etc.&lt;br /&gt;- la nullité de la fausse éthique épicurienne, dont les tenants, pour acquérir la respectabilité, doivent au préalable accuser une partie de la population, tandis que d'autres, n'osant accuser qu'eux-mêmes, se taisent et s'éclipsent&lt;br /&gt;- et enfin la nature réelle du service public rendu par l'État à la société, qui, en dernière analyse, recherche moins la sécurité de l'emploi, la prise en charge des soins, ou la formation de ses enfants que la quiétude de l'enfant qui se laisse bercer. (Je rappelle ma conclusion : de même que la prostituée rend service à son client en le soulageant contre de l'argent, l'État rend service à la société en lui procurant un sentiment de sécurité en échange d'argent et de liberté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnais malgré tout que l'intérêt de ce questionnement sur notre société n'est pas une raison pour affirmer de manière quelque peu obscure et un rien péremptoire que la prostitution est un service public. Mais derrière la plaisanterie et la platitude de certaines observations, il y a un raisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, quand j'affirme que la prostituée compense une frustration, je ne prétends nullement que la demande se compose exclusivement de cas sociaux au physique abominable incapables de séduire le beau sexe. Si l'on part du principe que le client paie la prostituée pour bénéficier d'un service que lui refusent les autres femmes, on sous-entend qu'il existe un rapport de concurrence entre la bourgeoise et la prostituée. L'erreur est certes intéressante, car une telle concurrence impliquerait que le sexe gratuit subit la concurrence du sexe payant — un comble !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, les deux marchés (nous reviendrons sur ce point) ne communiquent pas entre eux, puisque les services proposés, si l'on peut dire, ne sont pas homogènes. Il reste donc vrai que la prostituée compense une frustration, celle de ne pas avoir accès au "sexe contractuel" sur le marché des relations de travail, de voisinage, ou autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi peut-on dire, à présent, que la prostitution est un service public ? Pour répondre à cette question, il faut réfléchir en même temps à ce que veut dire la distinction entre marché libidinal — la vie quotidienne — et marché du sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caractéristique essentielle du marché libidinal est qu'on ne sait pas exactement contre quoi le sexe s'échange, ce qui fait peut-être la fortune des coachs de drague mais désavantage les malheureux qui ne savent pas y faire, et plus généralement, tous ceux qui, pour des raisons qui les regardent, veulent du sexe sans les rituels qui l'accompagnent. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur un tel marché, tous ces gens sont des défavorisés, des laissés pour compte. &lt;/span&gt;Si le droit au coït opposable était inscrit dans les textes, on pourrait s'attendre à ce que l'État paie des gens pour satisfaire ce prolétariat de la libido. Ce serait un service public. Ceux qui, hommes ou femmes, ne manquent de rien devraient se montrer solidaires des insatisfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le droit au coït opposable n'existe pas, et personne, nous l'avons vu, n'aurait l'idée de se battre pour le conquérir. &lt;/span&gt;Donc l'État ne s'en occupe pas. Et ce droit opposable, qui aurait été synonyme de sexe sur contrat et sans engagement, disparaît pour refaire surface sous une autre forme. Ce que l'on n'est pas parvenu à obtenir par la voie légale, on l'obtiendra par l'argent. C'est toujours la même chose que l'on recherche — le sexe immédiat et sans chichis —, mais sur un autre marché, parallèle, où l'on sait, cette fois, contre quoi le sexe s'échange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, cette portion de la demande qui n'a pas rencontré l'offre de sexe correspondante se tourne vers un marché où l'argent amène infailliblement les deux courbes à se croiser en un point P, qui sera le prix de la passe. Une partie de la demande reste insatisfaite (c'est inévitable), l'autre au contraire s'en trouve très heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La difficulté et l'absurdité apparente de la proposition "prostitution = service public" vient du fait qu'ici l'argent est synonyme d'affranchissement. Le service public, au sens habituel du terme, est le service dont on bénéficie gratuitement, ou plutôt dont on croit bénéficier gratuitement (car en vérité rien n'est gratuit). Or le service public dont je parle ici est payant et se distingue du service public classique — le seul, en vérité, que l'on puisse appeler ainsi sans abus de langage, si c'est rendre service à la société que de l'écraser — en cela qu'il ne tolère pas le déficit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La société en effet peut attendre de l'État bien plus qu'elle ne peut se le permettre. Cela ne fait rien, le déficit budgétaire et la dette publique ne sont pas bruyants. Le client de la prostituée, en revanche, ne peut consommer plus que ne le lui permettent ses revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le service rendu par la prostitution est-il moins public pour autant ? A défaut de nous éclairer sur la fonction de la prostitution, une réponse affirmative en dirait long sur la nature du service public. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que tôt ou tard, l'État-providence devra se rendre à l'évidence et reconnaître, dans la douleur, les lois du marché dont il s'était moqué si longtemps, la clientèle de la prostituée, après avoir dilapidé tout son argent, devra réintégrer ce marché où le sexe s'échange contre on ne sait quoi. Tout se passe comme si, au bout du bout, l'État devait se réconcilier avec l'argent, et le client des prostituées avec le genre humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, dans quelle mesure peut-on dire, au moins pour la plaisanterie, que la prostitution est un service public ? Tout simplement dans la mesure où, en arrachant le client aux lois d'un certain marché — celui de la vie quotidienne — elle lui donne ce que le marché en question lui refusait, à savoir le sexe contractuel. C'est bien l'argent qui distingue ce service public un peu spécial de celui que nous connaissons, les ressources du client n'étant pas illimités. Pour que la prostitution devienne un service public digne de ce nom, il faudrait donc que le client de la prostituée puisse payer en monnaie de singe, et que la prostituée se résigne à mourir de faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D'un côté, les droits légitimés par la morale progressiste et le droit reconnu à l'État de s'endetter toujours plus. De l'autre, les droits illégitimes hypocritement ignorés par la morale progressiste et l'obligation, pour la clientèle des prostituées, de gérer son budget. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse tirer les conclusions qui s'imposent. Moi je vais prendre une aspirine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-2428737756389752697?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/2428737756389752697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/prostitution-et-service-public.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2428737756389752697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2428737756389752697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/prostitution-et-service-public.html' title='Prostitution et service public'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8777128136365450433</id><published>2010-01-25T19:45:00.005+01:00</published><updated>2010-01-25T20:07:33.683+01:00</updated><title type='text'>Droit au coït et prostitution</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourquoi on n'a encore jamais entendu parler de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;droit au coït opposable&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;Depuis quarante ans, les sociétés occidentales ont vu émerger de nombreuses revendications, qui pour beaucoup d'entre elles se réfèrent aux valeurs post-matérialistes, dont Inglehart a montré qu'elles étaient symptomatiques des progrès accomplis en matière de besoins élémentaires. Aujourd'hui, dans l'esprit de beaucoup de Français, sinon de tous, la lutte des sans-papiers a autant d'importance que celle des chômeurs ou des sans abris. Sur fond de quête aux droits fondamentaux et non-négociables ont fait irruption dans les médias des notions telles que le droit au logement, le droit au travail, le droit au respect ou encore le droit au plaisir, lequel droit au plaisir se fonde, dans l'esprit de ses défenseurs, sur la libération des moeurs sexuelles. C'est bien au nom de cette libération que l'on préconise le port du préservatif contre le virus du sida, que l'on ne peut plus dire ni penser ce que l'on veut des homosexuels, et que l'on se doit, bien sûr, d'être épanoui — dans tous les sens du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question s'impose donc de savoir pourquoi, dans la foulée, l'on n'exigerait pas des autorités qu'elles assurent à chacun un minimum de satisfaction sexuelle. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S'il existe un droit à la culture, pourquoi ne demanderait-on pas la reconnaissance d'un droit... au cul ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On imagine sans peine quelle forme prendrait ce service public : prise en charge totale ou partielle de certaines opérations de chirurgie plastique; cours de séduction dans le cadre du planning familial, voire dans les lycées; affiches du Ministère de la Santé soulignant l'importance de se faire du bien; instauration, enfin, d'une "Raie publique" pour les frustrés que la Nature a dès la naissance exclus de la partouze générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S13qVN3EQQI/AAAAAAAAAG8/EbHGJ23O3hs/s1600-h/salonkitty.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 223px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S13qVN3EQQI/AAAAAAAAAG8/EbHGJ23O3hs/s400/salonkitty.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430754375897465090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Absurdes, les droits de la quéquette et du citoyen ? Mais le sont-ils beaucoup plus que, mettons, le droit à la culture, qui banalise l'intervention de l'État dans des affaires qui ne le regardent pas et auxquelles il n'entend rien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on se rassure, les progressistes n'ont jamais osé demander à l'État d'organiser et préserver les acquis de la libération sexuelle : si l'on déplore, chaque année, que l'Etat ne fasse pas taire les Enfoirés en finançant lui-même les Restos du coeur, curieusement, personne ne veut le voir fourrer son nez dans le derrière des gens. On n'observe pas cette mobilisation du consensus dont Klandermans fait le point de départ de l'action collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ? Parce que l'insatisfaction sexuelle ne concerne qu'une minorité ? Mais le chômage aussi : l'OCDE annonce 11% de chômage pour la fin 2010. Trois millions de chômeurs, c'est beaucoup, mais ce n'est pas suffisant pour inquiéter le reste de la société autrement que de loin. Les Français craignent le chômage — le vrai de vrai, celui qui dure et vous met KO — comme on craint la mort : "parce qu'il le faut". Certes. Cela ne les empêche pas d'exiger toujours plus de sécurité sur le marché de l'emploi. Il serait donc compréhensible que dans l'anonymat d'un isoloir, à l'abri des regards et des sourires moqueurs, le Français moyen, sexuellement satisfait mais conscient de ne pas séduire à tous les coups, réclame, entre autres droits inaliénables sortis du chapeau, le droit — opposable, évidemment — de s'envoyer en l'air. Il y a une demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc cette demande ne se fait-elle pas entendre ? Tout simplement parce que&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; la frustration est perçue non comme une injustice, mais comme une tare&lt;/span&gt; : c'est la preuve qu'on "n'arrive pas à". A contrario la précarité, l'exclusion sociale, le chômage peuvent être présentés comme les conséquences d'une injustice et d'une défaillance du marché. Dans un cas l'on ne peut s'en prendre qu'à soi-même; dans l'autre, la société est le coupable idéal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est qu'en matière d'attirance sexuelle, le progressiste même le plus acharné est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ultralibéral&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt; A ses yeux le "frustré" est doublement coupable. Coupable de ses échecs, coupable d'avoir des oreilles décollées, des yeux globuleux, des chaussettes en guise de seins, etc. Notre progressiste-ultralibéral est le premier à dire que quand on veut on peut, qu'heureusement l'offre sait apprécier la beauté intérieure de la demande, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres droits fondamentaux, au respect par exemple, on trouvé leur coupable, et pour cette raison, les défendre ne pose aucun problème aux militants, bien au contraire : c'est le signe qu'on agit, qu'on se mobilise, que l'on voit clair dans le jeu de la société marchande et qu'on est prêt à se battre pour récupérer ce qu'elle nous doit.  Le droit au sexe, en comparaison, est un droit orphelin. Pour le poste de coupable, ce ne sont pas les candidats qui manquent : l'Église catholique se flatterait volontiers d'influer sur la libido de la société, et les champions de la touffe se vantent sans problème d'exercer un monopole. C'est, à vrai dire, le justiciable qui rechigne à réclamer des dommages et intérêts. Invoquer la frustration sexuelle n'est pas gratifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois celui qu'au risque de généraliser on appellera le moche, et qui n'est autre que l'équivalent du chômeur sur le marché de la moule, ne renonce pas réparer l'injustice. Deux possibilités dès lors se présentent à lui. Il peut se tourner vers les boites de nuit ou les sites de rencontres, autrement dit vers &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;des salons du trou de balle où l'offre et le demande peuvent se rencontrer dans des conditions plus favorables que sur le marché&lt;/span&gt;, où elles s'étaient croisées sans s'apercevoir. C'est une solution comme une autre au problème récurrent des invendus : les défaillances du marché sont corrigées dans les limites même du marché, de sorte que chacun trouve son bonheur sans l'intervention de l'État. Hélas, on sait qu'il ressort de ces soldes quantité de nouveaux invendus, même après plusieurs démarques. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour les désespérés qui pissent debout, il y a toujours les putes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La prostitution est, d'un certain point de vue — le mien —, un service public. &lt;/span&gt;Il est vrai qu'on a l'habitude d'associer la prostituée au capitalisme libéral, dans la mesure où l'État n'intervient nulle part dans le mécanisme de fixation des prix. Mais précisément parce que la prostituée, en échange d'une somme déterminée, accepte de coucher avec n'importe quel client — fut-il repoussant, sale et malodorant — dans une société où ledit client ne dispose d'aucun autre moyen pour se satisfaire, elle rend un service non seulement à la collectivité — en la débarrassant d'un homme potentiellement gênant — mais au client lui-même, en lui vendant un service dont autrement il devrait se passer. Ainsi, celui que l'amour-propre retenait de réclamer un quelconque droit à la jouissance sexuelle consomme ce droit en marge du marché conventionnel et de la législation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut paraître excessif de voir dans la prostitution un service public. Elle échappe pourtant aux strictes lois du marché libidinal, où l'échange est immatériel. Sur ce marché en effet, où les hommes draguent les femmes devant la machine à café, il est théoriquement impossible d'acheter le plaisir sexuel. L'argent, en tant que moyen d'échange, ne sert à rien. Ce n'est même pas un voile, ce n'est rien du tout, sauf peut-être dans les clips de rap US. Les premiers sont les derniers. On peut donc dire qu'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;en arrachant son client à ce marché où il n'est qu'un prolétaire, la prostituée lui rend un service — sexe contre argent — qu'il n'aurait pu s'offrir autrement. &lt;/span&gt;Le prix de ce service est secondaire par rapport au service lui-même. Pour être précis, il faudrait dire que la passe représente un gain net pour le client, qui certes échange de l'argent contre du sexe, mais qui ce faisant bénéficie d'un service gratuit, puisqu'en échange de ce service il n'a pas besoin de raconter ces idioties qui conduisent au lit des bourgeoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, la passe est un service public gratuit, financé exclusivement par les clients, qui ne fait absolument pas pression sur l'offre du marché libidinal, étant entendu que :&lt;br /&gt;1°/ l'argent ne joue théoriquement aucun rôle sur le marché libidinal — même s'il en faut toujours un peu pour financer les conquêtes&lt;br /&gt;2°/ le service offert par la prostituée ne concurrence pas l'intimité de la bourgeoise, qui de toute façon ne propose pas le service "sexe contre argent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr il est toujours possible qu'un homme à femmes, intéressé uniquement par l'amour physique mais fatigué de jouer la comédie pour y aboutir, préfère échanger son argent contre du sexe plutôt que de l'échanger au restaurant contre des ravioles, auquel cas les femmes, concurrencées par les prostituées, devront faire preuve d'imagination pour récupérer des parts de marché. Mais est-il si fréquent qu'un homme compétitif sur le marché libidinal fasse la démarche de se tourner vers des prostituées, avec tout ce que cela implique (risques de maladies, conditions, clandestinité) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; la prostitution est la réponse implicite de l'État à la demande implicite de sexe.&lt;/span&gt; Si l'État ne prend pas en charge ce que tant de gens n'osent appeler un authentique service public, il ne faut pas s'étonner que des personnes privées en assurent la prestation par le biais de la prostitution, d'autant plus qu'en raison de la nature particulière du marché libidinal, où l'on ne sait pas exactement contre quoi le sexe s'échange, ce marché parallèle de la prostitution se distingue par sa grande flexibilité et sa rentabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc dans les rues sombres, les fourgonnettes et les chambres miteuses que les prostituées se chargent de corriger les défaillances du marché libidinal. Parallèlement, on veut corriger les défaillances du marché de l'immobilier, du marché de l'emploi, du marché de la culture, du marché de la cohésion sociale avec des droits au logement, des droits au travail, des droits à la culture et des droits au respect. On y parvient, ou plutôt on croit y parvenir, grâce au modèle social français. Aux économistes et sociologues de dire ce qu'il en est. À eux de dire s'il fonctionne aussi bien qu'on le dit. Je me contenterai quant à moi d'observer que si le marché impitoyable et cruel de la prostitution peut répondre à une demande de sexe jamais clairement formulée et rendre ainsi un service public à la collectivité sans lui coûter un centime, il est tout à fait concevable que l'État, croyant répondre à une demande unanime aux Français, leur prenne en vérité plus qu'il n'est raisonnable. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pendant que le client donne à la pute de l'argent pour se satisfaire, les Français donnent de l'argent à l'État pour se rassurer. Dans les deux cas, il s'agit d'un service public. Le sexe assuré pour l'un, le sommeil garanti pour les autres. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis viennent les maladies...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8777128136365450433?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8777128136365450433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/droit-au-coit-et-prostitution.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8777128136365450433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8777128136365450433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/droit-au-coit-et-prostitution.html' title='Droit au coït et prostitution'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S13qVN3EQQI/AAAAAAAAAG8/EbHGJ23O3hs/s72-c/salonkitty.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6852838032001762977</id><published>2010-01-20T22:42:00.006+01:00</published><updated>2010-01-21T17:37:44.409+01:00</updated><title type='text'>Air France vs. The League of Fatties</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Où l'on voit que l'intérêt de l'offre rejoint l'intérêt de la demande.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;OK, les personnes issues de l'obésité, je veux dire d'origine généreuse, enfin bref les gros, devront à l'avenir payer, en plus de leur place sur un avion Air France, 75% du prix d'un siège supplémentaire. Il fallait s'y attendre, les "personnes en surcharge pondérale", du moins celles qui aiment le ridicule, ont protesté contre cette "discrimination à l'égard des gros" qui aggrave un peu plus leur sentiment d'exclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mécontents en effet — dodus ou simples défenseurs des grandes causes — ne voient pas pourquoi une compagnie aérienne devrait faire payer aux obèses leur obésité. Ils font remarquer que leurs habitudes alimentaires, leur mode de vie, leurs gènes, et plus généralement les raisons de leur obésité ne regardent qu'eux, et que par conséquent ils n'ont pas à s'en excuser en payant davantage que les gens "normaux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S1d6BV0ee-I/AAAAAAAAAG0/FI8ErimPUpY/s1600-h/fatties2.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 278px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S1d6BV0ee-I/AAAAAAAAAG0/FI8ErimPUpY/s400/fatties2.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428942039274126306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans les prochains jours il faudra aux Français beaucoup de sentiments chrétiens pour tolérer qu'une partie d'entre eux, au motif qu'on ne se débarrasse pas de sa surcharge pondérale comme d'une valise superflue, réclame le privilège de ne pas payer ce qui est consommé. Car jusqu'à preuve du contraire, c'est en faisant payer le prix d'une place à une personne qui en occupe plus d'une, et non en lui faisant payer une partie de la place voisine que d'autres à cause d'elle ne peuvent occuper, que l'on réserve à l'obésité un traitement spécial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/19/sur-air-france-les-obeses-devront-payer-plus-cher_1294050_3224.html"&gt;Pourtant Dieu sait qu'en ne tarifant que 75% du second siège, Air France fait un cadeau aux intéressés. &lt;/a&gt;En effet les lois de l'économie sont ainsi faites qu'un bien dont on ne peut plus profiter pleinement est un bien perdu. C'est le cas du siège qu'un passager ne peut occuper sans nuire et à son confort et à sa sécurité, qui sont inclus dans le prix. Si donc, volontairement ou involontairement, je rends un siège inutilisable et donc inéchangeable sur le marché, il est normal que je verse à l'entreprise l'équivalent de la somme qu'elle aurait perçue si la place avait été vendue — ce qu'on appelle parfois le "manque à gagner". C'est d'ailleurs pour cette raison qu'Air France, fort logiquement, s'engage à rembourser le montant du second siège s'il s'avère que le vol n'est pas complet. C'est ce que ne comprennent pas les plaisantins trouvant normal que dans ce cas, on fasse une ristourne aux anorexiques, aux nains et aux culs-de-jatte. Je crains que le choc ne soit grand pour eux le jour où ils réaliseront qu'on ne peut faire 1,8 enfant. Comprenne qui peut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc voir dans la décision d'Air France l'expression du mépris des gens normaux pour les anormaux ? Si prévisibles qu'elles soient, ces réactions négatives ont quelque chose d'étonnant. On fait des reproches à Air France comme à une mère indigne et insensible à la souffrance de son enfant. La décision de "faire payer" davantage a été perçue par certains comme une volonté de punir les anormaux en leur "faisant payer" leur anormalité. Ce n'est pourtant pas une erreur de communication : le raisonnement des responsables d'Air France est on ne peut plus clair. C'est une fois de plus le consommateur qui choisit d'y voir une attaque personnelle, ayant vaguement conscience qu'en jouant sur le registre affectif, il met ses contradicteurs dans une position moralement inconfortable, puisque rappeler l'existence du marché et de ses lois (comme je viens de le faire), c'est reconnaître malgré soi que le marché ne tolère que les gens normaux. Et c'est à ce moment du débat que les idées de gauche entrent en scène : le fait qu'il faille incriminer non pas les dirigeants d'Air France mais les lois cruelles du marché montre une fois de plus que la liberté promise par le marché n'est qu'une illusion, puisqu'en vérité le marché désavantage les canards boiteux. Et pendant ce temps, pas un mot sur le voisin du gros, qui se contorsionne pour rester en position assise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etait-ce là le meilleur moyen que les personnes obèses aient trouvé pour nous convaincre que rien ne justifie de les faire payer un surplus, autrement dit, de leur faire payer ce qu'elles consomment ? Les gros ne choisissent pas forcément d'avoir des kilos en trop, certains n'y peuvent absolument rien et souffrent d'une quelconque maladie, mais que je sache, rien ne les oblige à nous rire au nez quand on leur demande de payer ce qu'on prélevait jusqu'à présent sur le confort, la tranquillité et la sécurité de leurs voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les esprits les plus tatillons rétorqueront que l'application des nouvelles règles constituerait une perte nette pour la collectivité : les gros, pour prendre l'avion, dépenseront plus qu'auparavant; le second siège occupé ne profiterait qu'à sa fesse droite, au lieu d'accueillir un passager certes serré comme une sardine mais heureux de voyager; le montant des taxes prélevées sur l'ensemble des billets serait moins élevé; et pour finir les personnes obèses se sentiraient encore plus exclues de la société. En somme, tout le monde y perdra sauf Air France. Or c'est précisément cette absurdité apparente qui devrait attirer l'attention. Si ce n'est pas pour accroître son profit qu'Air France, en prenant cette décision, prête le flanc aux critiques, c'est justement dans l'intérêt des passagers, pour leur confort et leur sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l'on voit que le principe du profit, énoncé plus haut, est tout à fait compatible avec l'intérêt des passagers censés payer ce qu'ils consomment. Si la plupart refusent de payer plus qu'ils ne consomment, autrement dit, s'ils veulent ne payer que les biens et services dont ils privent les autres, il est normal et souhaitable que certains acceptent de ne pas payer moins que ce qu'ils consomment, autrement dit les biens et services dont ils privent les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'étonne que les gros doivent payer un second siège ? Je m'étonne quant à moi que des passagers aient si longtemps payer intégralement un premier siège dont ils ne profitaient qu'à moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6852838032001762977?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6852838032001762977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/air-france-vs-league-of-fatties.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6852838032001762977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6852838032001762977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2010/01/air-france-vs-league-of-fatties.html' title='Air France vs. The League of Fatties'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S1d6BV0ee-I/AAAAAAAAAG0/FI8ErimPUpY/s72-c/fatties2.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-4073146842338748667</id><published>2009-12-21T18:13:00.002+01:00</published><updated>2009-12-21T18:15:53.891+01:00</updated><title type='text'>La loi du marché n'est pas la loi de la jungle</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;C'est les vacances, alors je vois pas pourquoi je me ferais chier à pondre de longs billets bien écrits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'm'en va t'dire moa, c'ka c'est qu'la différence ent' loi d'la jungle et loi du marché. La loi du marché mon gars, c'est quand mille trous du cul font la queue d'vant le magasin pour ach'ter l'même truc et que l'vendeur là il fait monter les prix t'sais. La loi d'la jungle là, c'est quand mille trous du cul font la queue d'vant le même magasin pour ach'ter l'même truc et que l'vendeur baisse les prix pour pas s'faire taper d'ssus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-4073146842338748667?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/4073146842338748667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/la-loi-du-marche-nest-pas-la-loi-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4073146842338748667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4073146842338748667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/la-loi-du-marche-nest-pas-la-loi-de-la.html' title='La loi du marché n&apos;est pas la loi de la jungle'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-724296828894927083</id><published>2009-12-13T21:04:00.004+01:00</published><updated>2009-12-14T19:32:56.521+01:00</updated><title type='text'>Les Chevaliers de l'Ordre de la Terre Chaude</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&amp;amp;videoid=101142057"&gt;consensus autour du réchauffement climatique&lt;/a&gt; montre bien quelle idée on se fait de l'ouverture d'esprit, de la tolérance, du "dialogue". Apparemment les gens n'ont pas saisi en quoi l'Église catholique romaine avait eu tort, autrefois, de censurer la thèse héliocentrique. Ce n'est pas parce que la religion a toujours tort, ce n'est pas parce qu'il s'est avéré par la suite que la Terre tournait bien autour du soleil. C'est tout simplement parce que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la contradiction est vitale, nécessaire, indispensable au progrès scientifique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'épisode galiléen, je crains qu'on n'ait pas su tirer les bonnes conclusions. Ceux qui, aujourd'hui, tournent en dérision &lt;a href="http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr/"&gt;les Chevaliers de l'Ordre de la Terre Plate&lt;/a&gt; auraient, jadis, fait taire les partisans de la Terre ronde. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S'il est possible que Courtillot se trompe, il est certain qu'ils ont tort, tous, jusqu'au dernier, ceux qui au nom du consensus, voudraient faire rentrer dans le rang les soi-disant ennemis du progrès et de la vérité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce conformisme qui se prend pour du courage; cette frilosité qui se prend pour de l'audace; cette cécité qui se prend pour de la clairvoyance; cette possibilité qui se prend pour de l'évidence — &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;comment ne pas voir qu'à la tribune, c'est la régression et non le progrès qui s'exprime, juge et condamne ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réchauffistes doivent comprendre qu'il ne suffit pas de vibrer aux noms de Kepler, Copernic, Galilée, Einstein ou Planck pour énoncer des vérités. Il ne sert à rien au sage de savoir que la Terre tourne autour du soleil s'il ignore comment cette idée s'est finalement imposée. L&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;a science ne progresse pas seulement parce que des hommes s'acharnent, mais parce que d'autres les laissent s'exprimer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui, nombreux, nous assènent leurs grandes vérités, sont prisonniers d'une définition romantique du Vrai. Ils s'identifient aux esprits originaux qui ont marqué l'Occident, forment une masse compacte de moutons bêlants, et crient bien fort leur intime conviction, dans l'espoir de connaître à leur tour l'ivresse du triomphe et de la renommée. Chez eux le message n'est pas passé. Le film a été mal compris. Il y a eu méprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que l'évolution du climat, c'est cette bêtise qui m'inquiète — et me fascine à la fois. Les mœurs libérales, censées soutenir l'édifice démocratique que nous chérissons, ne sont pas si répandues. Tout le monde aime la liberté ? Sans nul doute. Mais la liberté à laquelle tiennent tant de gens est une liberté égoïste, antisociale, une liberté pour soi-même et contre le monde entier. Sitôt qu'ils ont l'impression d'avoir mis la main sur un bout de Vérité, la liberté leur paraît une hypocrisie bourgeoise, un danger pour l'humanité, une point noir répugnant à extraire de toute urgence. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'on n'est jamais aussi banalement intolérant qu'au moment où l'on se croit extraordinairement inspiré. &lt;/span&gt;Manifestement, la liberté des uns s'arrête là où les autres ont l'illusion de savoir. Et l'on croit toujours savoir beaucoup de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux donc qui, aujourd'hui, invoquent le consensus et brandissent, comme premier argument, la menace d'une catastrophe écologique — ceux-là, assurément, ne sont ni des scientifiques, ni des amants de la science, ni de lointains admirateurs de la science, mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;de vulgaires esprits bornés et intolérants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-724296828894927083?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/724296828894927083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/724296828894927083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/724296828894927083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre.html' title='Les Chevaliers de l&apos;Ordre de la Terre Chaude'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6131471700232446263</id><published>2009-12-11T09:51:00.010+01:00</published><updated>2009-12-12T12:57:08.824+01:00</updated><title type='text'>Dialogue impossible entre masochistes (Pete Doherty à Munich)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pete Doherty a tout récemment eu l'occasion de nous montrer combien l'histoire des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;people &lt;/span&gt;et celle des peuples peuvent être absurdes. Invité au festival de rock de Munich, l'artiste a voulu témoigner son affection au public allemand en chantant la première strophe de l'hymne allemand — "Deutschland über alles" —, ignorant que depuis 1945 il est tabou pour un Allemand de se croire au-dessus de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait là une absurdité à la fois triste et hilarante. Le staff du chanteur a en effet assuré que son choix malheureux partait d'une bonne intention. Mais jurer que Doherty ne cherchait qu'à communier avec son public — une obligation morale  pour les stars — n'étant pas suffisant, il a fallu préciser qu'étant lui-même un peu juif, le chanteur des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Babyshambles&lt;/span&gt; ne pouvait qu'être antiraciste et antifasciste et faisait donc partie du bon camp, celui des artistes qu'on applaudit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete Doherty criait donc : "Ich liebe dich". Le public répondait : "not this way". En d'autres termes, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un Anglais se prend pour un Allemand devant des Allemands qui se prennent pour de la merde. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dialogue impossible entre masochistes&lt;/span&gt;, huile sur toile, décembre 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le zèle des stars est ridicule. Le malaise des peuples honteux de leur histoire est, lui, insupportable. Quand donc les Allemands estimeront-ils avoir suffisamment payé pour les crimes du IIIème Reich ? Bien sûr la mort de millions d'hommes ne se rachète pas ici-bas — les voies du Seigneur étant quant à elles impénétrables —, mais un peuple peut-il supporter longtemps le diktat d'un article 231 non-écrit ? Faut-il que l'Allemagne entière moisisse à Nuremberg ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le drapeau nazi est un linge sale qu'on lave en famille. Quand le peuple bat sa coulpe pour complaire aux nations et fait de sa honte un bijou, il s'humilie, il se mutile, il se dissout. On a parfois le sentiment qu'en 1945, les Allemands n'ont pas tourné qu'une seule page — celle du pangermanisme et de l'antisémitisme — mais plusieurs, qui pour certaines méritaient d'être lues. Il est d'autres manières de louer l'Allemagne au-dessus de tout qu'en braillant "Heil Hitler !". Il est d'autres manières d'être fier, pour un Allemand, qu'en humiliant des minorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le génocide interdit à l'Allemagne de proposer à nouveau sa "solution finale". Il ne lui ôtera jamais le droit de se croire, comme les autres, la plus grande, la plus forte, la plus digne de toutes les nations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6131471700232446263?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6131471700232446263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/dialogue-impossible-entre-masochistes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6131471700232446263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6131471700232446263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/dialogue-impossible-entre-masochistes.html' title='Dialogue impossible entre masochistes (Pete Doherty à Munich)'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3674311287437326105</id><published>2009-12-08T17:05:00.003+01:00</published><updated>2009-12-08T17:12:29.210+01:00</updated><title type='text'>Redistribution</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce témoignage m'a été soumis par Electre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le 2 décembre 2009, l’agression d’un jeune homme par  quatre encapuchonnés qui voulaient lui voler son argent a eu lieu sur la ligne 7 entre les stations Place d’Italie et Censier Daubenton.  Nous étions dans le wagon adjacent. Tout s'est passé très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Descriptif rapide des faits. Sur le quai de Porte d’Italie, direction La Courneuve, vers minuit, nous apercevons deux grands noirs (16/18 ans) qui passent devant nous. La rame arrive. Nous montons dans le premier wagon, eux dans le deuxième. Juste après le démarrage, nos deux gaillards semblent faire très rapidement connaissance avec deux jeunes arabes déjà présents dans le wagon. A la station Place d'Italie, tout va très vite : les quatre mettent leur capuches, remontent courageusement leurs écharpes jusqu'aux yeux et s'attaquent à un jeune asiatique, qui en position de faiblesse face à ses agresseurs, leur donne son argent sans se faire prier, avant de se faire tabasser, histoire de montrer "céki l'boss".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit plus de dépouiller. Nous ne pouvons même plus espérer nous en tirer en donnant tout ce qu'on a. Même cette dernière remarque me dégoûte. On en viendrait à s'estimer heureux d'être volé sans se faire agresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis quoi encore ? Bientôt à chaque "descente", nous ouvrirons simplement nos sacs et viderons nos poches pour payer la taxe, le péage, l'impôt sur l'existence, la liberté de se déplacer d'un point à un autre ? Mon sentiment là, tout de suite est plutôt une sensation : l’envie de vomir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les agresseurs se sont ensuite enfuis à la station Censier Daubenton. En deux stations c'en était fait du "bourgeois".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'histoire est incomplète si je ne vous raconte pas ce qu'il se passait en parallèle. Station Les Gobelins, un homme d'environ quarante ans entre paniqué dans notre wagon et se réfugie tout au fond, où nous nous trouvons. Il s'est enfui du wagon où l'agression a lieu. Il nous explique qu'étant lui-même asiatique ("C'est un comme moi"), il risque de subir le même traitement que l'autre malheureux. L'expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, trois mois plus tôt, station Bastille, un groupe de racailles l'attendait pour le dépouiller, et le tabasser par la même occasion (ça mange pas de pain). Le monsieur nous explique qu'il s'est fait voler 55 euros. Quand on travaille à temps partiel dans un restaurant, 55 euros, ce n'est pas rien. Depuis trois mois, cet homme est malade d'inquiétude, tout en jurant n'avoir pas peur et vouloir se battre : "j'y vais ou j'y vais pas ? Face à deux, je sais faire, mais face à quatre... J'ai une lame sur moi, je peux me défendre, et même si l'autre a un pistolet, j'ai pas peur, je peux me battre." Quelques réflexes de judoka lui avaient permis de s'en tirer pas trop mal. Mais "pas trop mal", est-ce suffisant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, où nous en sommes. Nous vivons dans la peur. Et l'insécurité, disons le franchement, est devenue à ce point insupportable pour cet homme qu'il préfère, tant qu'à risquer sa vie - car je le répète, nous en sommes là -, la risquer en se battant. Quoi de plus digne ? Là où moi, pendant un instant, j'ai voulu devenir transparente et empêcher mon copain de se battre, là où je voulais que le monsieur se cache pour échapper aux agresseurs, bien d'autres en sont arrivés à ce point où il n'est plus acceptable de vivre en se terrant, en se taisant, en se courbant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Electre&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3674311287437326105?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3674311287437326105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/redistribution.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3674311287437326105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3674311287437326105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/redistribution.html' title='Redistribution'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-575568574622828730</id><published>2009-12-01T20:34:00.003+01:00</published><updated>2009-12-01T20:37:54.099+01:00</updated><title type='text'>L'art de remuer la merde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span id="co_71696"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je reproduis un commentaire que j'ai laissé sur &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic; font-family: arial;" href="http://www.expressionlibre.net/2007/11/15/liberalismes-humaniste-et-utilitariste/#comment-71696"&gt;Expression libre&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Il ne suffit pas de dire : “voyez par vous-même, des gens souffrent”. Il faut encore, jugeant cette insupportable réalité, le faire du point de vue de celui qui détient le remède, et si possible un remède sans effets secondaires indésirables. Autrement &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;il faut se contenter de choisir non entre un mal et un remède, mais entre un mal et un autre mal. &lt;/span&gt;J’ai l’impression que les gens — pas seulement les jeunes d’ailleurs — passent trop de temps à relever les imperfections du monde réel et pas assez à imaginer des solutions concrètes, efficaces et moralement valables.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="co_71696"&gt; A gauche, c’est presque un art : dire combien le monde est mauvais, convertir à sa cause l’interlocuteur, et une fois qu’il est bien sonné, convaincu qu’il faut “faire quelque chose”, on lui propose la solution miracle, ce “n’importe quoi” qu’il juge préférable à la “collaboration”. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La plupart des gens se soucient moins souvent de “l’intérêt général” que de la pureté de leur âme &lt;/span&gt;: il leur importe avant tout de ne pas être “complice” et de ne pas “rester sans rien faire”, d’avoir une conscience sans tâche, de pouvoir dire à leurs amis qu’ils sont de la race des gentils, des généreux, des solidaires. Pour eux la misère humaine n’est qu’une scène gigantesque où se donner en spectacle et recevoir du public la confirmation qu’il y a bien, dans le monde, des bons et des mauvais, et qu’eux, sans l’ombre d’un doute, font partie des bons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="co_71696"&gt; L’égoïsme n’est pas du tout incompatible avec la charité. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il y en a qui ne se soucient que de donner et ne cherchent pas à savoir si, en face, l’autre reçoit&lt;/span&gt; — comme ces mères persuadées qu’il suffit d’aimer pour éduquer et ne comprennent pas que leur façon d’aimer peut produire les effets les plus catastrophiques sur l’enfant. Le bien qui se moque d’être efficace devient un mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-575568574622828730?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/575568574622828730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/lart-de-remuer-la-merde.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/575568574622828730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/575568574622828730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/12/lart-de-remuer-la-merde.html' title='L&apos;art de remuer la merde'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8627740985895513861</id><published>2009-11-29T16:46:00.001+01:00</published><updated>2009-11-29T16:52:42.921+01:00</updated><title type='text'>Vivrensembleu vivrensembleu oué ! oué !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SxKYlKtAGII/AAAAAAAAAGs/Uw8fTTHZsHg/s1600/manif2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SxKYlKtAGII/AAAAAAAAAGs/Uw8fTTHZsHg/s400/manif2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409553866721073282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SxKYcICGUKI/AAAAAAAAAGk/T11d13OHtd8/s1600/manif1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SxKYcICGUKI/AAAAAAAAAGk/T11d13OHtd8/s400/manif1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409553711385432226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8627740985895513861?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8627740985895513861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/vivrensembleu-vivrensembleu-oue-oue.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8627740985895513861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8627740985895513861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/vivrensembleu-vivrensembleu-oue-oue.html' title='Vivrensembleu vivrensembleu oué ! oué !'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SxKYlKtAGII/AAAAAAAAAGs/Uw8fTTHZsHg/s72-c/manif2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-5531437057120105143</id><published>2009-11-28T12:00:00.005+01:00</published><updated>2009-11-28T12:13:10.388+01:00</updated><title type='text'>Un questionnaire pour se situer (à faire circuler)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voici le questionnaire dont j'avais déjà parlé &lt;a href="http://www.expressionlibre.net/2009/11/12/pluie-de-liens/#comment-71293"&gt;ici&lt;/a&gt;. Le principe est simple, il faut traiter chacun de ces sujets en une phrase. Ce questionnaire, évidemment, n'est pas exhaustif. J'ai voulu ratisser large pour être sûr que tous aient quelque chose à dire. Contrairement à ce que j'annonçais chez &lt;a href="http://www.expressionlibre.net/"&gt;LOmiG&lt;/a&gt;, je n'aborde ici ni l'économie, ni la parité, mais rien n'empêche ceux qui le souhaitent de traiter ces questions. Faites passer !&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR LES LOIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bonnes quand elles se calquent sur les droits naturels — qui sont souvent très simples —, mauvaises quand elles prétendent éduquer ou créer une société, voire un "homme nouveau".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR LES MÉDIAS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Leur influence, réelle mais limitée, agit plus sur le discours que sur les convictions, et cela bien sûr se répercute jusqu'à un certain point sur la pensée, sans toutefois modifier l'instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR LA RELIGION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il serait peut-être temps de s'interroger sur le danger que représentent ces religions qui ne disent pas leur nom (écologisme, marxisme, vivre-ensemblisme, libéralisme dogmatique) et sont d'autant plus dangereuses qu'elles se prennent pour des sciences ou pour des évidences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR LA DÉMOCRATIE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A mon sens, le propre de l'homme démocratique est de se laisser séduire par ce qui le nie, à savoir l'excès, la servitude, la spoliation, la violence urbaine, le mépris du savoir-vivre, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR LA VIOLENCE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression que la plupart des gens refusent moins la violence elle-même que l'usage de la violence, dans la mesure où ils sont tout à fait disposés à prêter à certaines violences une signification romantique tout en refusant d'y recourir eux-mêmes, sinon sous l'effet d'une sainte colère qui à leurs yeux justifie toutes les révolutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR L'ISLAM&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est trop souvent pour de mauvaises raisons que l'on soulève la question de l'islam et de sa compatibilité avec les démocraties occidentales, oubliant que le minaret de l'islamisme et du voile intégral s'effondrerait de lui-même si la société préférait à la liberté administrée la liberté réelle, mère de modération et de civilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;SUR L'ÉTAT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Évidemment nécessaire — n'en déplaise aux libertariens —, l'État prend encore trop de place dans l'esprit des gens de droite, qui au fond ne se distinguent des gens de gauche que par l'ambition de faire à leur place la pluie et le beau temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;SUR TOUT AUTRE SUJET (UN SEUL) QUE VOUS ESTIMEZ DIGNE D'ÊTRE TRAITÉ (EN UNE PHRASE)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- - - - - -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-5531437057120105143?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/5531437057120105143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/un-questionnaire-pour-se-situer-faire.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5531437057120105143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5531437057120105143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/un-questionnaire-pour-se-situer-faire.html' title='Un questionnaire pour se situer (à faire circuler)'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-4120523519802116183</id><published>2009-11-17T17:03:00.001+01:00</published><updated>2009-11-17T17:06:02.791+01:00</updated><title type='text'>Le sentiment de se faire enc....</title><content type='html'>On parle du "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sentiment&lt;/span&gt; d'insécurité" : pourquoi ne parle-t-on pas du "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sentiment&lt;/span&gt; de discrimination raciale" ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-4120523519802116183?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/4120523519802116183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/le-sentiment-de-se-faire-enc.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4120523519802116183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/4120523519802116183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/le-sentiment-de-se-faire-enc.html' title='Le sentiment de se faire enc....'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-903645724137339987</id><published>2009-11-13T22:35:00.012+01:00</published><updated>2009-11-13T22:49:01.234+01:00</updated><title type='text'>Critique de l'hédonisme ou simple revendication féministe ?</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Initialement publié sur&lt;em&gt; &lt;a href="http://www.facebook.com/"&gt;Facebook&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, cet article m'a paru digne de figurer également sur &lt;em&gt;&lt;a href="http://ploucdumidi.blogspot.com/"&gt;Le plouc du midi&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 novembre 2009 , la chaîne&lt;em&gt; Odyssée&lt;/em&gt; a diffusé un documentaire britannique produit par &lt;em&gt;Channel 4&lt;/em&gt; et intitulé &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.programme-tv.net/culture-infos/1806606-chirurgie-pour-un-sexe-parfait/"&gt;Chirurgie pour un sexe parfait&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. On y voit la réalisatrice, Either Leatch, rencontrer des femmes — souvent jeunes — ayant choisi de se faire opérer pour en finir avec des lèvres un peu trop visibles ou pour reconstituer un hymen déchiré avant le mariage...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On ne peut que se réjouir si ce programme a fait de l'audience, notamment auprès des jeunes femmes. D'autant plus que la réalisatrice a eu l'intelligence de montrer les choses au lieu de les cacher, d'où l'interdiction aux moins de 12 ans. Pas de censure quand la jolie jeune femme, quelques jours après la fameuse opération, va aux toilettes et baisse sa culotte maculée de sang pour comprendre d'où vient précisément sa douleur (le téléspectateur découvre alors une vulve rouge et enflée). Que l'on soit homme ou femme, on a mal pour elle et on souhaite que les adolescentes y réfléchissent à deux fois avant d'aller voir un chirurgien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hélas, comme cela se produit souvent dans ces documentaires un peu particuliers où la volonté d'expliquer le dispute au militantisme, la réalisatrice n'a pu s'empêcher de finir "en beauté" : était-il vraiment nécessaire de clore son discours par cette brochette de vulves photographiées en noir et blanc censées nous faire apprécier la beauté du sexe féminin ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En concluant de la sorte, en voulant nous faire aimer à tout prix son entrejambe, Either Leatch ne cautionne-t-elle pas ce principe — moralement douteux — qu'il faut se faire aimer pour se faire respecter ? En répondant par un catalogue de moules à l'influence des films de boules — où les "chattes" sont imberbes et rose-bonbon comme le trilili d'une petite fille — la réalisatrice de &lt;em&gt;Chirurgie pour un sexe parfait&lt;/em&gt; ne se contredit-elle pas elle même ?Peut-être lutte-t-elle non pas contre l'hédonisme marchand mais contre l'impact de cet hédonisme sur le beau sexe. Et alors il ne s'agit plus d'une enquête sur un phénomène de société mais d'un vulgaire cri de guerre féministe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-903645724137339987?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/903645724137339987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/critique-de-lhedonisme-ou-simple.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/903645724137339987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/903645724137339987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/critique-de-lhedonisme-ou-simple.html' title='Critique de l&apos;hédonisme ou simple revendication féministe ?'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-2718082988571890926</id><published>2009-11-06T11:45:00.010+01:00</published><updated>2009-11-06T12:05:27.085+01:00</updated><title type='text'>Marxisme et marxisme inversé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Sur les blogs de mes camarades libéraux, certaines idées reviennent parfois qui méritent d'être dynamitées une fois pour toutes. Les propos tenus ici et là sur les chômeurs et les "pauvres" discréditent leurs auteurs. Que les pauvres puissent être responsables de leur pauvreté — et les riches de leur richesse —, comme je l'ai lu récemment quelque part, cela ne fait aucun doute, mais la phrase peut se comprendre de différentes manières, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;il est à craindre qu'on y voie une justification naïve de la pauvreté, imputant son existence à l'inexistence d'une volonté de s'en sortir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétends pas connaître les intentions de l'auteur, mais je pense pouvoir prédire quelle serait la réaction d'un "pauvre" s'il lisait ces lignes : elle serait très négative. Et comment lui en tenir rigueur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai bien souvent l'impression que certains blogueurs "de droite" ne savent l'être autrement qu'en se caricaturant eux-mêmes.&lt;/span&gt; Car il y a beaucoup de malhonnêteté intellectuelle dans le fait d'imputer à telle ou telle catégorie de la population l'imperfection d'une théorie — ici, celle du marché. Quand l'histoire n'en faisait qu'à sa tête, les marxistes l'accusaient de trahir la théorie : faut-il que nous les imitions ? Faut-il, pour convaincre, que nous promettions un monde parfait, quitte à rejeter sur quelques-uns la responsabilité des imperfections qui pourraient s'y faire jour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans le marxisme deux dimensions qui me font horreur : l'égalitarisme et la pseudo-scientificité. J'ai peut-être encore plus de mal avec ce dernier aspect du marxisme qu'avec l'insistance de la gauche sur l'égalité. Je pars en effet du principe que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'homme devient dangereux quand, se croyant l'égal de Dieu, il prétend connaître le monde et le changer en maîtrisant tout à fait les effets secondaires de son action. &lt;/span&gt;Dans cette prétention à la fois naturelle et contre-nature, je vois l'origine commune des pires injustices, celles que produit non pas le hasard aveugle mais l'homme borné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;que reste-t-il de différences entre le marxiste et le libéral si, comme le premier, le second tord le cou à la réalité plutôt qu'à l'idée fausse qu'il s'en fait ?&lt;/span&gt; En quoi l'un et l'autre se distinguent si le libéral prend prétexte de l'action humaine au fondement des sociétés, abusant ainsi du mot liberté, pour accuser systématiquement les hommes du malheur qui les accable ? La théorie libérale est d'abord une théorie de la finitude : cette invitation à l'humilité intellectuelle doit être entendue, et devrait interpeller les libéraux d'autant plus qu'ils prétendent n'avoir rien en commun avec les idéologues marxistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux donc pas laisser dire ou sous-entendre que les pauvres sont responsables de leur pauvreté sans mettre en garde contre la tentation d'un lissage théorique  et rhétorique malsain, excluant la pauvreté subie de l'équation pour mieux la faire tenir. Doute-t-on que la pauvreté subie, non-voulue, existe ? Doute-t-on qu'il s'en trouve beaucoup, de cette exclusion non-volontaire, chez les "feignasses", dont le quotidien se résume à envoyer des CV à des employeurs qui ne répondent pas ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans une société comme la nôtre, si profondément réglée par les humeurs d'un État gourmand, faire avaler autant de liberté coupable à ceux qui ont faim a quelque chose d'ironique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dénonciation de l'égalitarisme n'est pas la justification dogmatique de l'inégalité mais le refus d'une aspiration organisatrice dont l'efficacité réelle ne soutient pas la prétention. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les libéraux, en niant l'existence de malheurs réellement subis, ne feraient rien d'autre que du marxisme inversé&lt;/span&gt;, affirmant, contre les tenants de l'égalitarisme, un inégalitarisme bancal et poseur, auquel personne ne croit sincèrement, mais qui suffit à écarter du libéralisme ceux qui auraient raison de s'y intéresser. La liberté n'a besoin que d'un peu de ce maquillage vulgaire pour perdre tout attrait. Donc, prudence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-2718082988571890926?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/2718082988571890926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/marxisme-et-marxisme-inverse.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2718082988571890926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2718082988571890926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/marxisme-et-marxisme-inverse.html' title='Marxisme et marxisme inversé'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6751093523830567780</id><published>2009-11-01T12:10:00.003+01:00</published><updated>2009-11-01T13:15:44.463+01:00</updated><title type='text'>La laïcité inachevée, sur Criticus</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;"C'est au moment où il faut le plus de patience et de modération que les avocats de la bonne cause sont le moins patients et modérés. L'esprit de la démocratie, qui n'est autre que l'esprit du libéralisme, est évidemment absent de ces attaques "citoyennes" du camp du Bien contre le camp du Mal."  (M. Zjelinski, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/11/la-laicite-inachevee-par-maxime.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La laïcité inachevée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/11/la-laicite-inachevee-par-maxime.html"&gt;à lire sur le blog politique de Roman Bernard&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6751093523830567780?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6751093523830567780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/la-laicite-inachevee-sur-criticus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6751093523830567780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6751093523830567780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/11/la-laicite-inachevee-sur-criticus.html' title='La laïcité inachevée, sur Criticus'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-6210846470810028168</id><published>2009-09-11T03:51:00.013+02:00</published><updated>2009-09-11T22:56:55.790+02:00</updated><title type='text'>On ne s'accuse que par orgueil, on ne  dédouane que par mépris.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je suis l'ennemi juré des psychologues, psychiatres et psychothérapeutes quand la théorie ne leur sert qu'à faire rentrer le monde et sa complexité dans le lit de Procuste. C'est ce qu'on appelle le psychologisme, et comme l'économisme, le sociologisme ou l'écologisme, il n'y a rien de bon à en tirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychologie toutefois, et plus précisément celle des profondeurs, la psychanalyse, n'est pas coupable de ces excès auxquels on la réduit parfois. Au-delà du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Malaise dans la civilisation &lt;/span&gt;(Freud, 1929), souvent évoqué par ceux qu'intéressent les questions de société, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les théories freudiennes peuvent mettre en relief certaines tendances de notre société.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma réflexion prend pour point de départ l'adaptation d'une nouvelle de Stephen King intitulée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vue imprenable sur jardin secret&lt;/span&gt; que le grand public a découvert au cinéma en 2004 sous le titre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fenêtre secrète&lt;/span&gt;. Pour résumer en très peu de mots l'intrigue de ce film, que je n'ai vu qu'une fois sur M6 mais dont je pense avoir retenu l'essentiel, je dirais que c'est l'histoire d'un romancier en instance de divorce et en panne d'inspiration harcelé par un inconnu qui l'accuse de plagiat. Le héros Mort Rainey essaie de prouver son innocence, mais John Shooter, le mystérieux homme en noir qui le persécute, n'en fait qu'à sa tête, si bien qu'on en vient aux mains, jusqu'au dénouement où le héros comprend, et le spectateur avec lui, que l'insupportable Shooter n'était qu'une invention de son esprit malade, comme un personnage de fiction qui aurait pris vie et n'existerait que pour son auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm6ESK9eXI/AAAAAAAAAF8/c7G66yd19OU/s1600-h/142245__secret_l.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 240px; height: 180px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm6ESK9eXI/AAAAAAAAAF8/c7G66yd19OU/s400/142245__secret_l.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380035812630821234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A ce moment précis du film, le drame de Mort Rainey avait tout pour séduire le public le plus exigeant – plus exigeant, du moins, que le public français. Je ne vous cache pas que j'attendais une autre fin, un rebondissement, une rupture de dernière minute avec la fable de l'ennemi imaginaire. Jusqu'à la dernière minute, jusqu'au dernier plan, j'ai attendu qu'une dernière apparition de John Shooter, derrière Mort Rainey, en arrière-plan, vienne contredire la thèse de l'hallucination. Pas de rappel pour Shooter, le public devra se satisfaire d'un héros psychologiquement perturbé, un de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fenêtre secrète&lt;/span&gt; est un de ces films "intelligents" qu'il faut voir en entier, car la solution de l'énigme – que l'on m'excusera d'avoir livrée – se cache dans les dernières minutes. La fin ne m'a, à vrai dire, pas beaucoup étonné. Comme je l'ai déjà dit je m'y attendais tellement que je refusais d'y croire et guettais l'ultime rebondissement. La réaction du public et de certains critiques, par contre, m'a un peu étonné. &lt;a href="http://www.cinemafantastique.net/film1757,Fenetre-secrete.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cinéma Fantastique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; félicite l'audace de cette adaptation, qui "fait souffler un petit courant d'air frais" à Hollywood, et salue "la coloration politiquement très incorrecte (sic) de cette intrigue où les notions de bien et de mal, de héros positifs et de justice immanente en prennent un coup". &lt;span style="font-style: italic;"&gt;TéléCinéObs&lt;/span&gt; n'a pas du tout aimé ce film dont l'intrigue, prévisible, tombe à plat après tant d'adaptations de Stephen King. Personne, sauf peut-être Jean-François Rauger du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt;, ne semble avoir remarqué que l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e thème de l'hallucination paranoïaque a vieilli et sera bientôt bon à jeter aux ordures. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or c'est là tout le problème. Si l'on compare &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fenêtre secrète&lt;/span&gt; (2003) et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Maison du docteur Edwardes&lt;/span&gt; (1945), où la psychologie du personnage tient également le rôle principal, on se rend compte que le sort de Mort Rainey, tout prévisible qu'il soit, n'a rien d'évident. Le dénouement de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fenêtre secrète&lt;/span&gt; résume, à sa manière, un raisonnement largement répandu et d'autant plus convaincant que l'on suppose nécessaire l'orientation paranoïaque de l'hallucination. En fait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on n'imagine pas un instant que le "fou" puisse témoigner contre lui-même en s'accusant de crimes qu'il n'a pas commis. &lt;/span&gt;Le phénomène est pourtant connu des praticiens. Mais depuis quelques années le schéma utilisé dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fenêtre secrète&lt;/span&gt; passe pour le plus plausible, bien qu'il soit loin d'être le plus pertinent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film de Koebb s'achève sur la conclusion que l'autre est parfois un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je&lt;/span&gt;, qu'il est la somme des affects que l'individu n'assume pas, affects projetés sur l'extérieur. Ainsi débarrassé de ses ordures ménagères, l'individu voit revenir vers lui une menace, qui est en vérité la synthèse de ces affects non assumés, et lutte contre cette menace comme Don Quichotte avec ses moulins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les notions de paranoïa et de projection sont neutres, leur utilisation n'a, vous l'aurez deviné, rien d'innocent. Faut-il s'étonner que l'on en fasse si grand usage au cinéma, où s'amalgament souvent l'envie de divertir, le projet de surprendre, et l'ambition de sensibiliser à la folie du monde moderne ? La recette a certes de quoi séduire l'industrie cinématographique – que l'on pense aux films d'Oliver Stone – mais aussi les faiseurs d'opinion, qui ont suffisamment de bon sens pour rejeter les théories conspirationnistes mais trop de vanité pour abandonner tout à fait la croyance en une menace-qui-n'existe-pas-vraiment, croyance dont le courant constructiviste s'est fait le défenseur dans le domaine des relations internationales. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Du sanglot de l'homme blanc aux complots de la CIA, tout indique que les sociétés occidentales admettent comme une évidence que le "reste du monde" n'est rien qu'une représentation&lt;/span&gt;, que les menaces sont souvent moindres qu'on ne croit, et que leur origine n'est pas toujours là où l'on s'attend à les trouver. C'est qu'il y a tout de suite beaucoup de choses à dire quand on a décidé que ce qui est n'est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait pourtant encore plus à dire sur ce déni systématique, considéré par les psychanalystes comme un mécanisme de défense, avec la dénégation (verneinung) et la forclusion (verwerfung), pour n'évoquer que les principaux. Pour contourner le jargon freudien, nous dirons que le déni consister à nier la réalité d'une rupture qui normalement, vient bouleverser le moi et l'amène à se redéfinir. Quelque chose se produit qui fait voir à l'individu la misère de sa condition (la mort d'un être cher, une humiliation, la perte d'une somme colossale), et l'individu fait mine de ne rien voir, un peu comme l'automobiliste qui détourne du feu son regard pour pouvoir passer au rouge. Tout est mis en place pour ne pas subir la rupture entre le moi et le monde extérieur réalisée par la dure loi de la réalité. C'est ce mécanisme que l'on voit à l'oeuvre chez certains enfants turbulents qui se font passer pour plus "bébés" qu'ils ne sont ; chez le quinquagénaire qui n'accepte pas de vieillir et "fait tout comme les jeunes" pour avoir l'illusion d'en être un ; chez l'anorexique, qui ne vit pas pour manger et ne mange pas non plus pour vivre, contrairement à nous autres, pauvres mortels, qui subissons la réalité ; chez Michael Jackson enfin, privé de jeunesse, et qui pour cette raison faisait encore l'enfant à 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm7SCWSGRI/AAAAAAAAAGM/4xN7jS7xwbQ/s1600-h/glacier2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 230px; height: 153px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm7SCWSGRI/AAAAAAAAAGM/4xN7jS7xwbQ/s400/glacier2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380037148413139218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais le déni ne se manifeste nulle part aussi visiblement que chez ces habitués de la manifestation en tenue d'Adam qui se mobilisent contre le réchauffement climatique, contre le port de fourrures, contre le danger sur les routes, ou encore, ce qui ma foi est déjà plus cohérent mais non moins ridicule, contre la loi "anti seins nus" en Floride. Le discours ne varie guère d'un groupuscule à l'autre : ce n'est pas nous qui sommes indécents, mais vous qui polluez, tuez, vendez des armes dans le monde entier, mangez des animaux, regardez TF1, etc. Les uns veulent rappeler la fragilité du corps humain, les autres veulent montrer qu'il vaut mieux être nu que porter de la fourrure, tous font de leur corps la matière première d'une grande oeuvre humanitaire, généreuse, à vocation pédagogique, jurant qu'il n'y a rien de mal à se promener le zgègue à l'air, que ce n'est pas sale, et qu'il est immoral d'emmener des gens au poste simplement parce qu'ils font du vélo. Les lois sont frappées d'illégitimité et sommées de se fonder elles-mêmes, car &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le manifestant dénudé est celui qui ne voit pas : il ne voit pas où est le problème, il ne voit pas en quoi c'est mal, il ne voit pas pourquoi il obéirait, il ne voit pas ce que ça de choquant, et parce qu'il ne voit pas, il peut. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les psychanalystes ont l'habitude d'associer le déni à la perversion, dont il serait l'origine. Mais il ne faut pas en déduire que ces belles âmes sont des pervers. Il serait plus juste d'y voir des névrosés ordinaires, qui à la faveur d'une action collective vaguement justifiée s'offrent le luxe d'une petite perversion sans conséquence, anecdotique, pour rigoler et goûter, l'espace d'une après-midi, le plaisir de mettre la société sens dessus dessous. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La "désobéissance civile" est le fantasme petit-bourgeois par excellence, &lt;/span&gt;une façon de se persuader qu'on est suffisamment bien situé dans l'échelle sociale pour se permettre un peu de familiarité avec les notions d'ordre et de loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr le déni peut trouver des applications autrement plus pathologiques que ces très dérisoires caprices de classe moyenne. Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Maison du docteur Edwardes&lt;/span&gt;, Hitchcock trouve à l'amnésie du héros une explication qu'on n'entend plus guère au cinéma. Ici l'enquête aboutit à la conclusion que le héros, John Ballantine, n'a pas tué le docteur Edwardes, dont il a usurpé l'identité. Lui se croyait coupable du meurtre, en raison d'un complexe de culpabilité qui le travaillait depuis sa plus tendre enfance, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;loin d'être le bourreau, il est la victime du véritable assassin, qui est toujours en liberté. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm7dlo3mGI/AAAAAAAAAGU/AFpWbbhU89I/s1600-h/edwardes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 230px; height: 173px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm7dlo3mGI/AAAAAAAAAGU/AFpWbbhU89I/s400/edwardes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380037346864896098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Deux éléments attirent l'attention du spectateur dans cette intrigue. Il y a, d'une part, le sentiment de culpabilité du héros, et la "disponibilité" de cette culpabilité qui se cherche un chef d'accusation. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'innocent cherche un crime à se mettre sur la conscience.&lt;/span&gt; D'autre part, l'auteur du crime savait qui était John Ballantine et ce dont il souffrait. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le coupable cherche un innocent à qui faire porter la responsabilité de son propre crime. &lt;/span&gt;En cours d'économie, on dirait que l'offre rencontre la demande et que tout le monde y trouve son compte, même John Ballantine, qui souffrirait de se croire innocent tant il s'en veut d'avoir causé – involontairement – la mort de son frère quand il était enfant. Pour l'assassin, le marché est très avantageux, puisque le malheureux Ballantine est aussi propret et dévoué que Norman Bates : au début, personne ne sait qu'Edwardes est mort, Ballantine se fait passer pour lui, il n'y a aucun problème, circulez, y a rien à voir. N'importe qui se serait rendu au commissariat et aurait dénoncé l'assassin, n'importe qui aurait fait appel à la loi, mais pas Ballantine, qui nie l'évidence et se confond non seulement avec la victime, mais avec le bourreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le comportement pathologique de ce curieux personnage n'est certes pas le plus répandu si l'on reste dans les limites de la relation interindividuelle. Par exemple : la relation parent-enfant : on en trouve parfois, de ces mères qui prennent un plaisir inavouable à se croire coupables de tout ce que font leurs enfants, comme s'ils n'étaient pas tout à fait des individus, comme s'ils faisaient encore partie de leur mère. Il est difficile de dire quel sentiment précède l'autre, de la culpabilité ou de la toute-puissance. Mais les deux sont très souvent liés, et pour beaucoup de gens, se culpabiliser peut-être un moyen de se croire plus influent, donc plus puissant qu'on n'est vraiment. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi l'Occident, selon vous, se sent-il si responsable de ce qui se passe dans le "reste du monde" ?&lt;/span&gt; Les narcissiques savent qu'il faut souffrir pour être beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La combinaison déni-culpabilité-narcissisme prend une toute autre dimension à l'échelle nationale ou internationale. L'appartenance à une collectivité permet à l'individu de découpler les deux premiers termes de la combinaison (déni et culpabilité) pour maximiser la satisfaction, qui est d'ordre narcissique. Il s'agit toujours de nier l'altérité, c'est-à-dire l'existence d'un autre capable d'agir et non seulement de réagir, à cette différence près que la responsabilité est rejetée sur les autres membres du groupe – en l'occurrence, sur la nation, l'État, le pays, etc. C'est un bricolage que l'on pourrait résumer ainsi : "je fais la morale à mes compatriotes qui font du monde ce qu'il est". Le monde serait si harmonieux, la richesse si abondante, les quartiers sensibles si paisibles, les près si verts et le ciel si bleu, si les "puissants" prenaient conseil auprès de la belle âme. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le monde extérieur n'existe pas, le groupe de référence est hors d'atteinte, et le conseiller des princes n'a qu'une chose à craindre : qu'on lui décerne le prix noble de la paix. &lt;/span&gt;Il y a peu de Rainey mais beaucoup de Ballantine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le narcissisme n'est pas forcément de la partie. Le déni peut très bien prendre la forme de cette incrédulité opposée au témoignage des demoiselles victimes d'agressions sexuelles et dont on dit qu'après tout, elles l'avaient cherché. Ce qui est une manière, on l'aura compris, d'atténuer la gravité du crime, voire d'en nier l'existence. Les gens dits normaux n'ont, de ce point de vue, rien à envier au pervers pédophile jurant ses grands dieux que l'enfant était consentant, qu'il voulait tâter la marchandise et en manger un bout. Le masochisme et la culpabilisation de la victime passent trop souvent pour des signes de lucidité : celui qui ne se défend pas mérite les coups qui lui sont portés ; celui qui fait trop confiance mérite d'être trompé ; celui qui pardonne mérite d'être trompé une seconde fois, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l'on est soi-même la victime, on hésite d'autant moins à battre sa coulpe que l'autocritique fait oublier l'offense subie. On récuse la distinction classique, banale, élémentaire entre la victime et son bourreau. Elle dérange, on aimerait fondre l'un dans l'autre, brouiller la frontière, faire en sorte que le bourreau soit un peu la victime et la victime le bourreau, de sorte que le mal s'estompe et se dissolve sous l'effet du relativisme. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n'y a pas vraiment de crime, le criminel est une victime et la victime devient criminelle si elle ne comprend pas son bourreau.&lt;/span&gt; Tout va bien,  désormais on fera comme avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle qu'au collège nous avions pour consigne de ne jamais raconter, dans nos rédactions, que "tout ceci n'était qu'un rêve". C'est pourtant ce que beaucoup de gens font dans leur vie quotidienne. Et pourquoi diable ne le feraient-ils pas ? Le nombrilisme est devenu, sous un autre nom, l'éthique des généreux, persuadés que le reste du monde était de toute façon trop minable pour représenter une quelconque menace. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On ne s'accuse que par orgueil, on ne  dédouane que par mépris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Vous trouverez chez Criticus un &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/09/dialogue-des-civilisationsou-soliloque.html"&gt;article très pertinent&lt;/a&gt; où se trouve illustré le raisonnement décrit ci-haut. &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-6210846470810028168?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/6210846470810028168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/on-ne-saccuse-que-par-orgueil-on-ne.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6210846470810028168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/6210846470810028168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/on-ne-saccuse-que-par-orgueil-on-ne.html' title='On ne s&apos;accuse que par orgueil, on ne  dédouane que par mépris.'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqm6ESK9eXI/AAAAAAAAAF8/c7G66yd19OU/s72-c/142245__secret_l.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8121664600845015697</id><published>2009-09-10T01:17:00.009+02:00</published><updated>2009-09-10T22:29:39.330+02:00</updated><title type='text'>Ce que je pense de l'État-providence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;blockquote  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Plutôt que d'écrire un billet sur la question, je copie-colle un &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/09/lideologie-cest-les-autres.html"&gt;échange de commentaires avec Roman Bernard au sujet de l'État-providence&lt;/a&gt;. J'ai ajouté entre crochets des précisions que je jugeais utiles.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Roman Bernard (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;répondant à un commentaire d'Eric Timmermans&lt;/span&gt;) &lt;/span&gt;- Seulement, je vois bien que la perpétuation de l'assistanat social, si elle permet de poser un couvercle sur la guerre civile qui nous pend au nez, ne l'évitera pas. Elle différera l'explosion, qui n'en sera que plus forte. Je préférerais une explosion moyenne, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Maxime Zjelinski&lt;/span&gt; – La paix sociale à crédit est doublement une arnaque. Premièrement ce n'est pas tout à fait la paix. Deuxièmement ça va nous couter cher. Quelques questions que je me pose :&lt;br /&gt;1°/ l'écologisme (je parle de l'idéologie, et non du souci très légitime que l'on peut se faire pour l'environnement, la faune, la flore, et que je considère comme une très bonne chose), n'est-ce pas un moyen pour les défenseurs de l'État-providence de prouver qu'eux aussi sont prudents, prévoyants ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On ne s'inquiète guère du coût de notre "modèle" social, mais on prend l'air sévère pour parler d'environnement en appelant la société à se montrer responsable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;2°/ &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Français seraient-ils toujours aussi fiers et satisfaits de leur modèle social s'ils en payaient le prix réel ?&lt;/span&gt; Non seulement le prix économique (les sous, les sous !), mais encore le prix social et politique : qui dit allocations dit contrôles et surveillances, qui dit générosité dit contrôle de l'immigration. Les Français ne sont pas mécontents parce que le gouvernement veut supprimer les acquis sociaux, mais parce que l'équipe de Sarkozy voudrait qu'on en paie sinon le prix réel, du moins un prix un peu plus proche du prix réel, de même qu'une fiscalité verte fait payer aux Français le prix réel de l'énergie consommée (c'est-à-dire le prix habituel + le coût des dégâts causés sur l'environnement).&lt;br /&gt;3°/ Aussi longtemps donc que la France s'endettera et vivra dans l'illusion d'une solidarité qui profite à tout le monde et ne prend à personne, cela n'aura aucun sens de dire que le socialisme implique un sacrifice de liberté (libre à la société d'y consentir ou non pourvu qu'elle le fasse en connaissance de cause !). C'est en train de se passer avec l'écologisme : c'est tout de suite moins cool quand ça coute de l'argent [cf. taxe carbone].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B.&lt;/span&gt; – D'autant qu'il faudra bien le payer, le crédit. Et comme on ne le fera pas, le système implosera. Causant des dégâts bien plus grands que ceux redoutés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – Le système implosera et/ou on assistera à ce virage radical de l'opinion qui d'un extrême passera à l'autre [&lt;a href="http://www.expressionlibre.net/2009/09/01/inexcusable/#comment-68160"&gt;lire mon commentaire sur Expression Libre à ce sujet&lt;/a&gt;].C'est du moins ce que je crains. Le "modèle social français" est un pourvoyeur de boucs émissaires et donne aux Français la possibilité de mettre en doute l'honnêteté de toute une catégorie de la population. L'allocation fait de l'allocataire l'obligé de la société : ça ne veut pas dire qu'il faut supprimer les aides (même si je souhaite que l'on en réévalue le montant), mais qu'il faut être conscient du prix à payer, qui est aussi un prix moral, et pas seulement économique.&lt;br /&gt;Cette dimension du problème de l'exclusion, peu de gens la connaissent. Je me retiens toujours un peu de sourire quand je me retrouve devant des gens de gauche qui m'assomment de chiffres sur les délocalisations mais qui ignorent le montant du RMI [devenu le RSA en juin dernier], ne connaissent pas un seul chômeur et sont les premiers à s'étonner qu'une personne au chômage ne se méprise pas assez pour accepter n'importe quel boulot. Si l'on ajoute la satisfaction ressentie au moment de dire au chômeur qu'étant bénéficiaire de la sécurité sociale, il n'a pas le droit de critiquer l'État-providence...&lt;br /&gt;Et c'est peut-être ça, le plus scandaleux. Que les exclus de la croissance s'entendent dire qu'ils ne peuvent être que socialistes, qu'en réclamant des réformes ils se tireraient une balle dans le pied, qu'en se disant de droite ils se ridiculiseraient. On entend à peu près le même refrain dans les universités, où les étudiants sont gentiment invités à prendre la défense du système tel qu'il est : "à moins que vous préfériez payer pour étudier", précise le professeur. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/09/lantiracisme-une-arme-double-tranchant.html?dsq=16349551#comment-16318077"&gt;Hors de l'Église, point de salut&lt;/a&gt;. Alors ? Liberté réelle ou liberté formelle ?&lt;/span&gt; Sachant que l'exclusion fragilise l'individu même le plus téméraire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B. &lt;/span&gt;– Moi, ce que je dénonce dans le socialisme, c'est ce soupçon du profit généralisé... Celui-là même que les socialistes reprochent au capitalisme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqg_PSuCNfI/AAAAAAAAAFs/yQJAy_VJnSo/s1600-h/capital1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 195px; height: 263px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqg_PSuCNfI/AAAAAAAAAFs/yQJAy_VJnSo/s400/capital1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379619286849566194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – Ces deux aspects sont liés, comme les deux faces d'une même pièce. L'État-providence crée un lien artificiel entre les individus. Chacun considère qu'une partie de son argent est dans la poche d'un autre. Au moment de partager le gâteau, tout le monde surveille tout le monde et veut s'assurer qu'aucun ne prenne une trop grosse part. On voit bien qu'en court-circuitant le marché, l'État ne se débarrasse pas de "l'exploitation" mais généralise le soupçon d'exploitation. Ceux qui haïssent les patrons ne font souvent que reporter sur eux le soupçon qui pesait sur les chômeurs : "c'est à cause de vous qu'ils nous ruinent". &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un libéral cohérent ne prend pour cible ni le patron ni le chômeur "assisté" : il est normal et rationnel de chercher son intérêt. &lt;/span&gt;Quelqu'un qui, dans une économie socialisée, voudrait jouer selon les règles d'une économie libérale, c'est-à-dire refuser les aides sociales au nom d'une philosophie libérale, agirait de manière irrationnelle. Le seul coupable, d'un point de vue libéral, c'est l'État. Celui qui tape constamment sur les "assistés" et sous-entend qu'ils ne sont que des bons à riens tout juste capables de pomper le sang des contribuables ne dit rien de très libéral, il ne fait qu'imputer aux individus les torts d'un État qui a depuis belle lurette chassé l'individu de l'équation. Il faut donc &lt;span style="font-style: italic;"&gt;distinguer entre le libéral et le pseudo-libéral qui au fond raisonne comme un socialiste déçu en disant que le système échoue par la faute des individus. &lt;/span&gt;Ce qui est une absurdité, étant donné que le socialisme se veut un système total, fonctionnant de toute façon, quoiqu'en disent les civils. A moins qu'une petite dose de propagande et d'éducation soit indispensable... Et alors le discours anti-assistanat et/ou anti-patronat prend tout son sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B.&lt;/span&gt; – C'est pourquoi, quoi qu'en disent les socialistes, le socialisme est une idéologie d'adorateurs du fric...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqg_V-HPOQI/AAAAAAAAAF0/ER8Bvj1gqK4/s1600-h/capital2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 195px; height: 263px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqg_V-HPOQI/AAAAAAAAAF0/ER8Bvj1gqK4/s400/capital2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379619401577216258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – Il y a de ça, faut reconnaître (tu t'entendrais avec mon oncle...). Je me suis souvent demandé si par hasard la soif de profit imputée aux "exploiteurs" n'était pas un prétexte pour adorer le fric en toute légitimité. Il y a le "sale fric", celui que l'on veut amasser sans raison, pour s'acheter des cigares et sauter des call-girls, et le "bon fric", celui que l'on redistribue, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme si l'État servait à blanchir l'argent sale&lt;/span&gt; (clin d'oeil).&lt;br /&gt;Dans mon paragraphe précédent, je dénonce une erreur (je ne dirais pas mensonge, car je refuse d'y voir une quelconque intention) du socialisme, qui veut moins de formel et plus de réel. Du point de vue du chômeur, les allocations c'est très formel. Je ne crache pas dans la soupe, je dis seulement que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les socialistes seraient bien prétentieux de croire qu'ils luttent contre l'exclusion, quand de toute évidence ils ne luttent que contre les signes trop visibles d'exclusion. &lt;/span&gt;Eux aussi ont l'air de croire que tout s'achète, que le fric fait la loi.&lt;br /&gt;Et quand avec ça les exclus entendent dire que l'identité nationale c'est pour les beaufs, c'est comme si on détruisait le dernier pont qui les reliait au reste de la société et leur donnait l'impression d'appartenir à la même famille. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'identité nationale est un service public gratuit et accessible à tous. Faudra-t-il qu'elle coûte de l'argent et creuse le déficit pour intéresser les socialistes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B.&lt;/span&gt; – On peut formuler la même remarque pour la massification scolaire, qui en dévaluant les diplômes, a favorisé les enfants des classes supérieures, qui ont des relations. On aurait voulu tuer le peuple qu'on ne s'y serait pas pris autrement ! Tuer le peuple au nom du peuple, voilà le plus grand forfait commis par le socialisme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – Tu lis dans mes pensées, c'est exactement la réflexion que je me faisais. Le corps enseignant dénonce la marchandisation du savoir, mais qui, du professeur ou du chef d'entreprise, a le premier "marchandisé" le savoir ? Car &lt;span style="font-style: italic;"&gt;il faut bien appeler "marchandisation" la relation particulière qui s'installe entre le professeur et ses élèves, qu'il ne veut plus instruire mais séduire&lt;/span&gt;, exactement comme le commerçant séduit sa clientèle, ou la prostituée ses clients (la comparaison, je l'admets, est un peu méchante).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B.&lt;/span&gt; – Non, elle est juste. Placer l'élève au centre de l'école a fait de lui un client, le prof un vendeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – Et le pire, c'est qu'il n'est même pas sûr que la concurrence vienne rendre à l'enseignement sa couleur d'origine (si je puis dire) (celui qui voit là une quelconque allusion est vraiment tordu) : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour les parents, un bon établissement est un endroit où leur enfant apprend quelque chose, ou bien un parc d'attractions où le prof occupe ses élèves ? &lt;/span&gt;Parfois les parents ont des attentes bizarres...&lt;br /&gt;Et pour les élèves, un bon prof, c'est souvent un prof qui moufte pas, ou un original qui te fait passer un moment agréable mais dont l'enseignement est pauvre. La demande (côté élève) a créé une offre (côté prof) qui à son tour crée une demande (côté parents). C'est un cercle vicieux. Mais je n'ai pas les chiffres, peut-être la situation n'est-elle pas désespérée, peut-être que les parents se font encore une idée juste de ce que sont un bon enseignant et une bonne école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R.B.&lt;/span&gt; – Selon un sondage de la &lt;a href="http://soseducation-leblog.com/2009/06/18/sondage-de-la-peep-25-des-parents-deleves-estiment-que-lenseignement-sest-degrade/"&gt;PEEP&lt;/a&gt; [fédération des parents d'élèves de l'Enseignement public], 25 % des parents d’élèves estiment que l’enseignement s’est dégradé. Ce qui signifie que 75 % ne le pensent pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M.Z.&lt;/span&gt; – On est pas dans la merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8121664600845015697?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/8121664600845015697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/ce-que-je-pense-de-letat-providence.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8121664600845015697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8121664600845015697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/ce-que-je-pense-de-letat-providence.html' title='Ce que je pense de l&apos;État-providence'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sqg_PSuCNfI/AAAAAAAAAFs/yQJAy_VJnSo/s72-c/capital1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3262336769636087780</id><published>2009-09-06T02:03:00.006+02:00</published><updated>2009-09-06T13:33:47.190+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='racisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><title type='text'>Le disque rayé de l'antiracisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.rirecontreleracisme.fr/"&gt;spectacle humoristique contre le racisme&lt;/a&gt; diffusé ce soir sur France 2 me laisse un goût amer. Non que j'attendisse un miracle de ce programme, où l'excellent &lt;a href="http://www.denismarechal.com/"&gt;Denis Marechal&lt;/a&gt; n'a, à mon grand regret, pas eu l'occasion de montrer toute l'étendue de son talent. Il était prévisible que la brochette d'humoristes mobilisée par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;SOS Racisme&lt;/span&gt; et l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;UEJF&lt;/span&gt; ânonnerait l'antienne aujourd'hui familière de la tolérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les champions de l'antiracisme auraient tort de mettre autant d'espoir dans une entreprise plus divertissante que réellement efficace. Rire conte le racisme avait ce soir quelque chose de déprimant. Les humoristes venus faire leur sketch devant le public de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Olympia&lt;/span&gt; ressemblaient beaucoup à des élèves paresseux s'arrangeant pour piocher tous le même sujet, au grand dam du correcteur fatigué d'entendre toujours les mêmes citations et théories.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A supposer que l'opération ait pour but d'apporter un remède au problème de la cohabitation difficile entre les Français, c'est un échec total et complet, et ce pour deux raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SqMAly9XzRI/AAAAAAAAAFU/df689eTVSr4/s1600-h/antirac.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 202px; height: 182px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SqMAly9XzRI/AAAAAAAAAFU/df689eTVSr4/s400/antirac.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378143029344849170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;D'abord, à cause du ton employé, qui cumule l'arrogance du sermon et la lâcheté du ricanement. Répéter à longueur de temps que le racisme est une forme d'ignorance, qu'en France ces ignorants-là sont légion et que ce sont des cons n'est vraiment pas le meilleur moyen de les convertir – à moins bien sûr qu'on ne vise par là qu'à se divertir entre fidèles d'une même religion, ce qui n'a plus grand chose à voir avec la prédication. Si les racistes en France sont si nombreux, ne serait-il pas plus prudent de leur témoigner un peu plus de ce respect dû aux adversaires politiques, qui sont peut-être dans l'erreur mais on le pouvoir de s'y maintenir ? Et s'ils sont minoritaires, pourquoi cette campagne permanente de sensibilisation au danger qui pèse sur la &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/09/pour-la-republique-changeons-dr.html"&gt;République&lt;/a&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antiracisme tel qu'il fut célébré ce soir sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;France 2&lt;/span&gt; pèche en outre par sa prétention à comprendre la société. N'en déplaise à MM. Sopo et Haddad, le racisme, pour condamnable qu'il soit, est loin de résumer le malaise de la société française. Il y a d'autres causes, d'autres facteurs, d'autres explications à cette cohabitation difficile que la seule aversion pour certaines couleurs de peau. Mais ce sont là des réalités que l'ennemi résolu du racisme néglige, convaincu de la puissance d'un remède qu'il ne teste que sur des sujets sains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut systématiquement taxer de racisme la méfiance d'un Français à l'égard d'un concitoyen issu de l'immigration. En vérité il se trouve peu de Français sincèrement racistes, et les vagues successives d'immigration ont fourni suffisamment de contre-exemples pour briser les préjugés les plus abjects. Quant aux irréductibles persuadés qu'on croise plus facilement les chiens que les hommes, ils sont de toute façon inaccessibles à l'argumentation imparable de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;SOS Racisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il est à craindre que l'antiracisme, pensant bien faire, aggrave le problème au lieu de le résoudre. Le passé colonial de la France et les relations complexes qui en découlent ne permettent pas de conclure au racisme : si on comprend qu'un Français maghrébin sente son identité menacée par la France qui lui demande de s'intégrer, on doit comprendre également que certains Français, à qui l'on reproche leur racisme, leur passé colonial et esclavagiste, leur intolérance et un trop grand attachement à une certaine conception de la France, se sentent menacés par les populations immigrées. La méfiance mutuelle, qui s'installe habituellement entre ceux qui se sentent fragilisés et craignent pour cette raison de perdre le peu qu'ils ont, n'a absolument rien à voir avec le racisme. Il serait temps qu'on arrête d'expliquer aux gens, comme s'ils l'ignoraient, que les noirs et les arabes ont deux yeux, un nez, et une bouche comme les blancs, qu'ils aiment leurs enfants comme les blancs, qu'ils peuvent faire des études comme les blancs.  Mais aussi longtemps que les médias prendront plaisir à cette mascarade et que les humoristes, comédiens, chanteurs auront l'illusion de faire avancer le schmilblick, les Français se contenteront de sermons en petit-nègre. &lt;a href="http://marietheresebouchard.blogspot.com/2009/09/grosse-fatigue.html"&gt;Et répondront en français.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3262336769636087780?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3262336769636087780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/le-disque-raye-de-lantiracisme.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3262336769636087780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3262336769636087780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/le-disque-raye-de-lantiracisme.html' title='Le disque rayé de l&apos;antiracisme'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SqMAly9XzRI/AAAAAAAAAFU/df689eTVSr4/s72-c/antirac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-5364916100707450827</id><published>2009-09-02T22:02:00.013+02:00</published><updated>2009-09-03T00:34:40.979+02:00</updated><title type='text'>Cavaillon c'est pas Chicago, et pourtant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En mai dernier j'ai publié chez &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"&gt;Criticus&lt;/a&gt; un article intitulé &lt;a style="font-style: italic;" href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/05/les-voyous-et-leurs-idiots-utiles-par.html"&gt;Les voyous et leurs idiots utiles&lt;/a&gt; où je mettais en cause la loi du plus fort sous-tendant la complaisance de l'opinion à l'égard des "racailles". J'y expliquais que sous prétexte d'éviter les amalgames on en faisait d'autres, non moins blessants et bien plus risqués pour la société. Le billet se voulait attentif moins à la hausse de la délinquance qu'à la persistance d'une complicité morbide entre une fraction de l'opinion et des voyous idéalisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas pour habitude d'écrire "à chaud", d'ailleurs ce n'est pas tout à fait ce que je m'apprête à faire. Mais le maire de ma ville, Jean-Claude Bouchet, ayant tout récemment adressé une l&lt;a href="http://www.cavaillon.com/images/000_evenement/Courrier%20ministres.pdf"&gt;ettre aux ministres de de la Justice et de l'Intérieur&lt;/a&gt;, je saisis l'occasion de m'exprimer sur &lt;a href="http://www.ledauphine.com/six-mois-de-violences-urbaines-@/index.jspz?chaine=85&amp;amp;article=183026"&gt;ce qui se passe dans Cavaillon&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui n'ont jamais mis les pieds ici ne le savent peut-être pas, mais Cavaillon – 26000 habitants, 46 km² –, c'est pas Chicago. La cité du Dr Ayme n'a rien d'un quartier difficile relégué à la périphérie. A vrai dire les habitants y sont plus proches du centre ville que je ne le serai jamais. Les habitants du quartier n'ont que quelque pas à faire pour acheter leur pain au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Romarin&lt;/span&gt; (l'une des meilleures boulangeries de la région), assister à un concert au Grenier à Sons, emmener leurs enfants à la maternelle, se rendre aux urgences, ou même faire du sport à Body Center - tout cela au pied de la colline Saint-Jacques, sorte de Luberon miniature réservé aux Cavaillonnais, qui d'ailleurs peuvent contempler l'un et l'autre. Marc Martinet, chargé de la politique de la ville, en est conscient : &lt;a href="http://www.laprovence.com/articles/2009/01/26/700578-Region-La-cite-du-Dr-Ayme-a-Cavaillon-va-t-elle-craquer.php"&gt;"Il pourrait être sympa ce coin, il est en face du centre ville et idéalement placé à l’entrée de la ville. On pourrait même y attirer plein d’entreprises."&lt;/a&gt; Mais les racailles ont d'autres projets pour la "téci".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.laprovence.com/articles/2009/04/23/796920-Region-Le-centre-medico-social-du-Dr-Ayme-attaque-avec-un-camion-benne-enflamme.php"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 139px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sp7Pms-F13I/AAAAAAAAAFE/ODMI9JofbDs/s400/ayme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376963268940519282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'exemple de Cavaillon est intéressant car il révèle que la ghettoïsation n'est pas toujours le fruit d'un processus aveugle, qui dépasserait les intéressés. Je suis bien placé pour savoir qu'ici la radicalisation des comportements obéit largement à une volonté consciente de la part des voyous. Car la "zone" ne s'est pas créée d'elle-même, à force d'exclusion, de misère et d'incompréhension entre les "jeunes" et la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quartier où j'ai grandi n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui. En fait il n'a jamais été et ne sera probablement jamais ce qu'on prétend qu'il est depuis quelques années. Un jour au lycée on me demande où j'habite. Je réponds, j'explique, je donne des noms de rue. Mon interlocutrice ne comprend pas, elle croit que j'habite dans la cité. En fait c'est moi qui ne comprend pas : là où j'habite, tout le monde appelle ça la cité. C'est du moins ce qui avait été décidé par on ne sait qui. Les murs se sont progressivement couverts de graffitis. Petit à petit mon quartier se conforme à sa nouvelle réputation. Les loyers, sans doute, piquent du nez. Pour de vrai ou pour de faux, une "cité" se crée, les "caillera" sont contentes. J'ai déménagé depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos racailles à nous ne sont pas des exclus, des misérables, des victimes de la fracture sociale. Ils ne font pas la grimace par désespoir mais par mimétisme, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour ressembler à leurs frères du 93.&lt;/span&gt; Bien sûr, ici, vu la taille de la ville, le climat indulgent, l'emplacement de la "zone", et l'accent du sud, ça sonne un peu faux, mais ils s'en foutent pas mal, la France les comprend. Cela dit, quand je lis que &lt;a href="http://www.ledauphine.com/cavaillon-dans-la-nuit-de-dimanche-a-lundi-l-ecole-castil-blaze-saccagee-et-incendiee-@/index.jspz?article=107457&amp;amp;chaine=27"&gt;mon ancienne école primaire a été saccagée&lt;/a&gt;, quand je vois &lt;a href="http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=27&amp;amp;article=182983&amp;amp;xtor=RSS-27"&gt;la façade carbonisée de ma banque&lt;/a&gt;, quand j'apprends qu'&lt;a href="http://www.ledauphine.com/cavaillon-br/-apres-l-incendie-de-leur-habitation-une-famille-sous-le-choc-@/index.jspz?chaine=85&amp;amp;article=182721"&gt;une jeune fille s'est réveillée en pleine nuit au milieu d'un incendie&lt;/a&gt;, je me dis qu'il faudra beaucoup d'imagination aux auteurs de ces délits pour croire que les habitants prendront leur défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.fdesouche.com/articles/62468"&gt;Dommage que les lecteurs de François Desouche aient plus de haine pour les immigrés que de compassion pour les Cavaillonnais. &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.youtube.com/watch?v=9M0UdJQbrVk"&gt;Oh pauvre ici c'est la misère&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.youtube.com/watch?v=JfYYxJ2DCE4"&gt;on vit dans la rue&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, putain con. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-5364916100707450827?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/5364916100707450827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/cavaillon-cest-pas-chicago.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5364916100707450827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/5364916100707450827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/09/cavaillon-cest-pas-chicago.html' title='Cavaillon c&apos;est pas Chicago, et pourtant'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Sp7Pms-F13I/AAAAAAAAAFE/ODMI9JofbDs/s72-c/ayme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-7354806644473014437</id><published>2009-08-14T22:53:00.005+02:00</published><updated>2009-08-14T23:16:53.107+02:00</updated><title type='text'>Les enfants illégitimes de l'antiracisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le vendredi 14 août 2009 le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a décidé la suspension du préfet et coordinateur pour la Réunion des Etats généraux de l'Outre-Mer Paul Girot de Langlade suite à une plainte pour injures racistes. Le "beauf de la république" n'en est pas à son coup d'essai : les médias soulignent en effet qu'à deux reprises par le passé, Paul Girot de Langlade avait assimilé les "gens du voyages" à des parasites et des voleurs. On déplore ces "&lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/010113822-le-prefet-d-indre-et-loire-derape-sur-les-gens-du-voyage"&gt;propos qui font honte à la République"&lt;/a&gt; et on espère une justice exemplaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la première fois qu'on entend rappeler le devoir d'irréprochabilité lié à l'exercice d'une haute fonction. L'homme politique le plus controversé sur ce point n'est autre que notre président, Nicolas Sarkozy, dont Jean-François Kahn, non sans quelque intuition, a parfois soutenu qu'il était un héritier de 68. De par son rôle dans la République et sa visibilité médiatique, le politique est tenu de montrer l'exemple et d'incarner un idéal national que tous par ailleurs remettent en question, et tout cela bien sûr sans se prendre pour autre chose que lui-même. Si l'on veut bien admettre que "mai 68", loin d'opérer une quelconque rencontre entre le représentant de la république et monsieur tout le monde, a au contraire condamné l'Etat à se laisser marcher sur les pieds avec le sourire, on comprendra quelles attentes sournoises peut maquiller l'exigence d'irréprochabilité. Combiné à l'interdiction de certains mots et à l'obligation d'en employer d'autres pour désigner la même chose, l'impératif éthique jeté à la face de l'adversaire politique (de droite ou de gauche) a quelque chose d'intimidant, forcément. Le cabinet ministériel n'a plus qu'à se joindre aux ch&lt;em&gt;œ&lt;/em&gt;urs. «Je ne tolérerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/14/01016-20090814ARTFIG00290-un-prefet-sanctionne-pour-injures-racistes-.php"&gt;déclare Brice Hortefeux&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;d'autant plus par un représentant de l'Etat&lt;/span&gt;, quel qu'il soit. Ces comportements sont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;indignes des valeurs de notre République&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de "cas" fait ressortir l'hypocrisie d'un terme et les absurdités qu'il engendre. A l'origine, ceux qu'on appelle les gens du voyage ne sont rien d'autre que cette minorité de Tsiganes qui optent pour la vie itinérante. L'expression, qui date des années 70 est donc censée dissiper ce terrible amalgame contre lequel résistent les résistants de la résistance antiraciste. En pratique, sa signification s'élargit pour englober l'ensemble de ces populations qu'on ne peut la plupart du temps désigner sans inquiéter l'opinion publique (qui n'est pas forcément l'opinion générale). C'est une évidence que les libéraux-conservateurs auraient tort de nier sous prétexte que l'antiracisme est un totalitarisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'y-a-t'il d'étonnant, dès lors, à ce qu'une telle hypocrisie n'entre en conflit qu'avec une autre hypocrisie, gauchiste celle-là, ne reconnaissant pas son oeuvre dans les propos controversés d'un préfet déclarant qu'il y a &lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/010113822-le-prefet-d-indre-et-loire-derape-sur-les-gens-du-voyage"&gt;"trop de gens du voyage sur l'Indre-et-Loire"&lt;/a&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mouvements de lutte contre le racisme s'ingénient à confectionner des combinaisons de camouflage puis reprochent aux gens de s'en servir. Dans la devise "black-blanc-beur", seul le blanc a le privilège de se faire appeler ainsi, les autres se contentant d'anglicisme et de verlan. C'est bien une culture de gauche qui a décidé d'appeler "beurs" tous ceux qui, plus ou moins, avaient des "gueules d'arabes", y compris les Berbères. Et aujourd'hui beaucoup de gens ne savent plus comment appeler un noir (&lt;a href="http://www.zinfos974.com/Plainte-contre-le-prefet-Paul-Girot-de-Langlade-pour-propos-racistes_a9152.html"&gt;même "black" est un gros mot que l'on ose à peine rapporter&lt;/a&gt;) et ne mangent plus que des "meringues au chocolat" – savourer des &lt;a href="http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article3743"&gt;"têtes de nègre"&lt;/a&gt; étant du cannibalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'un préfet reconnu coupable, ou même simplement soupçonné (c'est politique après tout) d'avoir des propos racistes, soit sanctionné d'une manière ou d'une autre, cela ne me paraît guère excessif, et je n'ai sur ce point précis aucun commentaire à faire, pas plus que de long discours dressant l'inventaire de mes convictions. Ce qui en revanche me fait un peu renifler, c'est l'habituelle comédie jouée par les mouvements antiracistes réclamant, comme toujours, la peine la plus sévère pour le crime le plus sévère, afin de &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090814.OBS7523/prefet_accuse_de_racisme__le_mrap_monte_au_creneau.html"&gt;"montrer l'exemple"&lt;/a&gt;. Si je n'aime pas qu'un président saisisse partout l'occasion d'envoyer un "message fort" à la France, je ne l'accepte pas davantage d'une association. Je ne pourrais me sentir solidaire de la lutte antiraciste aussi longtemps qu'elle se nourrira amalgames qu'elle a elle-même créés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-7354806644473014437?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/7354806644473014437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/08/les-enfants-illegitimes-de-lantiracisme.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/7354806644473014437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/7354806644473014437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/08/les-enfants-illegitimes-de-lantiracisme.html' title='Les enfants illégitimes de l&apos;antiracisme'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-491077425719745296</id><published>2009-08-07T15:10:00.013+02:00</published><updated>2009-08-14T23:20:22.035+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Provence'/><title type='text'>Des parpagnasses aux snobinards</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Quelle sotte idée j'ai eu, hier, de sortir me promener dans ma belle Provence. Pour l'avoir constaté au fil des ans, je savais que ces lieux où, enfant, je passais mes dimanches, avaient bien changé depuis. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gordes est l'exemple le plus connu de cette défiguration&lt;/span&gt;. En quelques années, les murs de pierre sèche se sont élevés - témoin la blancheur parfaite des 40 derniers centimètres – et dépassent parfois les 2 mètres. C'est plus qu'il n'en faut pour garantir la tranquillité aux résidents et vacanciers. C'est assez cependant pour enlever au village ce qui faisait son charme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus à l'est, Joucas, 321 habitants, offre le spectacle d'un petit village tranquille – peut-être même trop – que les attentes du touriste n'ont pas encore envoyé sur le billard. Mais à Joucas comme à Venasque, sans parler de Lacoste (où Pierre Cardin restaure le &lt;a href="http://www.sade-ecrivain.com/lacoste.html"&gt;château de Sade&lt;/a&gt; et organise chaque année un &lt;a href="http://www.proprietesduluberon.com/interview2.php?id=80"&gt;festival&lt;/a&gt;), la mode est à la "culture" : sculptures sur fer, aquarelles, peintures à l'huile s'exposent et s'imposent dans des rues désertes. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les nouveaux venus, plus ou moins fortunés, ont traîné avec eux un mode de vie pour nous synonyme de déprime. &lt;/span&gt;On se barricade derrière ses rideaux dans un intérieur raffiné où l'un téléphone et l'autre lit. Le silence est tel qu'on craint même d'oppresser les habitants en posant un pied devant l'autre. Et ce n'est pas le trio de vieillards assis sur un banc devant l'Église Notre-Dame à Venasque qui inversera la tendance. Ce ne sont plus des villages, mais des galeries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qu'angoisse le calme imperturbable de ces "trous paumés" ont tort de nous faire porter le chapeau. Les campagnes ne brillent certes pas par leur dynamisme, mais il ne faudrait pas tout confondre. Ce silence de mort qui suscite moqueries et condescendance est largement imputable aux snobs venus s'installer chez nous pour profiter du climat – comme si la Provence n'était que cela. Ceux qui ont connu le coin tel qu'il était il y a vingt ans soutiendront comme moi que des changements considérables se sont produits. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'exode rural et l'afflux d'immigrés nantis n'ont pas "boosté" ces villages, bien au contraire, ils les ont figés sur place. &lt;/span&gt;Autrefois on s'emmerdait, mais il arrivait que l'on se mît à discuter, sans raison, par accident, avec un habitant ou un commerçant. Aujourd'hui on s'emmerde toujours autant, mais en silence et chacun chez soi. La Provence c'est tranquille, n'est-ce pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement il y a, dans ce malheur, une belle consolation : celle d'apercevoir, sous le soleil écrasant du midi, à l'heure de la sieste, un malheureux cycliste monter une côte. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour s'exposer ainsi à la lumière du jour entre 11 h et 16 h, il faut être un touriste ou s'appeler Nicolas Sarkozy...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Je profite de ce post consacré à ma région pour préciser que Luberon ne prend pas d'accent, et se prononce donc "Lu-beu-ron", et non "Lu-bé-ron".  C'est en provençal, et en provençal seulement, que l'on prononce "bé" : Loubéroun.  Et on ne dit plus "en Avignon" depuis... 1792 ! L'emploi du "en" se justifiait tant qu'Avignon était un État pontifical, mais aujourd'hui on habite, on se rend, on mange, on sort "à" Avignon, et non plus "en". C'est à ce genre d'erreurs qu'on reconnaît les snobs.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-491077425719745296?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/491077425719745296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/08/des-parpagnasses-aux-snobinards.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/491077425719745296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/491077425719745296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/08/des-parpagnasses-aux-snobinards.html' title='Des parpagnasses aux snobinards'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-8373990549511954129</id><published>2009-06-30T21:10:00.017+02:00</published><updated>2009-07-04T00:39:51.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><title type='text'>D'une présidentielle à l'autre : la crise politique en Ukraine</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;blockquote&gt;En 2004, la coalition orange menée par Victor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko semblait illustrer la dynamique profonde de la politique ukrainienne. Aujourd'hui rien n'est moins sûr.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une coalition introuvable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les relations entre le président Iouchtchenko et son premier ministre sont loin d'être simples. Les huit mois suivant la nomination de Ioulia Timochenko en janvier 2005 n'avaient rien d'une lune de miel. C'est sur fond de désaccords politiques et  d'accusations de corruption qu'en septembre 2005 le président ukrainien avait dissous le gouvernement et remercié son premier ministre – ce qu'en janvier 2006 rendrait impossible l'entrée en vigueur des nouvelles lois constitutionnelles de 2004. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La grande coalition libérale plébiscitée par les médias occidentaux avait donc vécu : la suite ne fut qu'une étreinte de hérissons&lt;/span&gt;, et il fallut attendre plus de deux ans pour que le 18 décembre 2007, après une première tentative malheureuse, &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2007/10/08/01003-20071008ARTFIG90135-l_ukraine_repasse_a_l_orange_avec_ioulia_timochenko.php"&gt;une courte majorité parlementaire&lt;/a&gt; dessinée par les législatives anticipées du 30 septembre 2007 ratifiât la nomination de Ioulia Timochenko, décidée à poursuivre son combat contre la corruption.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entre septembre 2005 et décembre 2007, Kiev aura été le théâtre d'un spectacle étonnant, puisqu'à Iekhanourov, remplaçant de Timochenko et membre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Ukraine&lt;/span&gt; (parti du président), succéda le 7 août 2006 Victor Ianoukovitch, candidat de la nouvelle coalition menée par le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt; (PR), grand vainqueur des législatives de mars 2006. Le président Iouchtchenko aurait pu, comme l'y autorisait la constitution ukrainienne en dernier recours, dissoudre la Rada (parlement ukrainien) pour ne pas avoir à ouvrir les portes du Cabinet à l'ancien repoussoir de 2004 – une &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20060803/52227956.html"&gt;trahison&lt;/a&gt; aux yeux de Timochenko. Il jugea plus sage d'y renoncer. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une coalition en remplaçait une autre : l'orange n'est pas la couleur préférée de tous les Ukrainiens, loin s'en faut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La coalition ressuscitée fin 2007 fut fragilisée à l'été 2008 par le départ de deux députés de la coalition, l'un de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Ukraine&lt;/span&gt;, l'autre du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bloc Ioulia Timochenko&lt;/span&gt; (BIouT) : au parlement il n'y avait plus que 225 sièges oranges, soit un de moins que les 226 nécessaires pour appuyer le gouvernement. Du reste, l'affaire dite de &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20080125/97758641.html"&gt;"la lettre des trois"&lt;/a&gt;, impliquant Iouchtchenko, Timochenko et le président de la Rada Iatseniouk  avait déjà chargé les canons du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt;, qui accusa les trois signataires de négocier une entrée dans l'OTAN sans consulter ni le parlement, ni les Ukrainiens, majoritairement défavorables à une telle option.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SkpnX7Q97OI/AAAAAAAAABY/j0dNKSX77uM/s1600-h/goodoltime.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 208px; height: 193px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SkpnX7Q97OI/AAAAAAAAABY/j0dNKSX77uM/s320/goodoltime.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353204767826767074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais le coup de grâce fut porté par le conflit russo-géorgien d'août 2008, qui divisa la coalition entre radicaux (NU-AP) et modérés (BIouT), ce qui explique les critiques sévères contre le premier ministre, accusé par l'entourage de l'intransigeant Iouchtchenko de négliger l'intérêt national, le secrétaire général du président  lui reprochant même de chercher le soutien de Moscou en vue des élections présidentielles de janvier 2010. Aucun ministre ne perdit son poste, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le 3 octobre Iouchtchenko annonça la fin de la coalition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dès lors la question portait sur la responsabilité de ce nouvel échec, chacun l'imputant à l'autre. Depuis octobre 2008 les relations entre le président et son premier ministre sont celles d'un couple divorcé méditant sur les causes de la séparation, refusant de tourner la page mais incapable de se réconcilier. La signature, le 16 décembre 2008, d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nouvelle coalition rassemblant NU, le BIouT et le bloc Volodymyr Litvin &lt;/span&gt;(20 sièges) ne doit donc pas faire illusion.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; C'est que la coalition est un besoin vital pour le président&lt;/span&gt; dont le parti ne totalise aujourd'hui que 72 sièges, contre 156 et 175 pour le bloc Ioulia Timochenko et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt;, donné vainqueur par les sondages aux présidentielles de janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, si d'août 2006 à décembre 2007 Iouchtchenko a toléré la présence de Ianoukovitch au Cabinet, en juin 2009 l'actuel premier ministre Ioulia Timochenko a carrément envisagé une coalition BIouT-PR, que Victor Ianoukovitch quitta finalement le 7 juin, &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090607/121902568.html"&gt;en désaccord avec Timochenko&lt;/a&gt; sur le principe de l'élection du président par la Rada, qui était la condition de cette coalition. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après avoir imputé à Iouchtchenko l'échec de la coalition en octobre 2008, Timochenko reproche à Ianoukovitch d'avoir retiré ses billes. &lt;/span&gt;Des quatre candidats pour 2010, Ioulia Timochenko est manifestement la seule favorable au suffrage indirect.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un parlement vulnérable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À la fragilité des coalitions s'ajoute un sentiment de vulnérabilité parmi les députés ukrainiens, dû à la menace de dissolution, récurrente dans la bouche du président Iouchtchenko malgré la &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090430/121388452.html"&gt;position de la Cour Constitutionnelle&lt;/a&gt;.  Le parlement ukrainien avait été dissous une première fois en avril 2007, mais le 30 septembre 2007, les élections législatives anticipées installèrent à la Rada une coalition tri-partite dont la précarité allait contaminer l'ensemble de la Chambre, où Iouchtchenko cherche désespérément des appuis. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On craint aujourd'hui une nouvelle dissolution de la Rada&lt;/span&gt;, malgré les paroles rassurantes du président qui dit renoncer à aggraver une situation déjà suffisamment compliquée en raison de la crise financière mondiale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Justifiée ou pas, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la hantise de la dissolution joue actuellement un rôle structurant dans la politique ukrainienne. &lt;/span&gt;Le débat, aujourd'hui clos, sur la date de la prochaine élection présidentielle est un symptôme de cette inquiétude. Le 23 juin dernier, sur avis de la Cour Constitutionnelle, la Rada a finalement tranché en faveur du président : Victor Iouchtchenko ayant été investi le 23 janvier 2005, et l'élection présidentielle se tenant normalement le dernier dimanche de la cinquième année du mandat, les Ukrainiens se rendront aux urnes le 17 janvier 2010. Ce 23 juin, &lt;a href="http://www.kommersant.ru/doc.aspx?DocsID=1191952&amp;amp;NodesID=5"&gt;d'autres propositions&lt;/a&gt; furent étudiées – le 22 novembre, le 27 décembre – mais on n'en retint aucune. &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090609/121931296.html"&gt;Pour le bloc Ioulia Timochenko&lt;/a&gt;, la date du 25 octobre devait permettre d'éviter une dissolution. Victor Ianoukovitch estime au contraire qu'une dissolution serait la bienvenue : le 29 avril, le leader de l'opposition déplorait l'absence de coalition et l'inefficacité du gouvernement et expliquait, pensant peut-être à lui-même, que le prochain président aurait besoin d'une coalition au parlement. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;S'il n'est pas certain que la dissolution soit pour Iouchtchenko autre chose qu'un moyen de pression, pour Ianoukovitch elle représente sans doute la promesse d'un triomphe aux élections législatives anticipées&lt;/span&gt;. Cinq ans après la Révolution orange, le chef du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt; jouit en effet d'une grande popularité en Ukraine, comme en attestent les derniers sondages.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des ministres démissionnaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Cabinet des ministres n'échappe pas aux turbulences. Le 12 février dernier, las d'appliquer une politique contraire à ses principes, le ministre des Finances, partisan du libéralisme et membre du BIouT, donnait sa démission. Le 19 février, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt; et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti Communiste&lt;/span&gt; réclamaient &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090303/120393635.html"&gt;le départ du chef de la diplomatie Volodymyr Ogryzko&lt;/a&gt;, coupable d'avoir irrité Moscou en &lt;a href="http://www.russiatoday.com/Top_News/2009-02-18/Kiev_threatens_to_kick_out__undiplomatic__ambassador.html"&gt;menaçant d'expulsion&lt;/a&gt; l'ambassadeur russe Victor Tchernomyrdine. Un mois après l'accord russo-ukrainien qui lui valut l'accusation de trahison, &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090220/120237968.html"&gt;Ioulia Timochenko se désolidarisait de son ministre&lt;/a&gt;, que la Rada remercia le 3 mars. La responsabilité du premier ministre est encore plus évidente dans le limogeage du ministre de la Défense le 5 juin. C'est officiellement au nom de la lutte contre la corruption que Timochenko réclama la tête de Iouri Iekhanourov, un proche du président. Le vote des 363 députés de la Rada (dont 161 du Parti des Régions et 152 du BIouT) fut perçu par Iouchtchenko comme &lt;a href="http://en.for-ua.com/news/2009/06/05/170042.html"&gt;une décision purement politique, irresponsable et destructrice&lt;/a&gt;. Manière indirecte pour le président de mettre en cause la stratégie retorse de son premier ministre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus embarrassant pour le premier ministre : la démission de Iossif Vinski (ministre des Transports) et Yuri Lutsenko (ministre de l'Intérieur). Suite à un &lt;a href="http://www.welt.de/english-news/article3725533/Ukraine-minister-quits-after-drunken-fit-in-Germany.html"&gt;incident survenu à Francfort&lt;/a&gt; le 4 mai, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti des Régions&lt;/span&gt; réclama la démission de Lutsenko, proche allié du premier ministre. C'est pour soigner l'image de l'Ukraine en Russie que Ioulia Timochenko n'avait pas pris la défense du ministre des Affaires étrangères; c'est pour ne pas ternir l'image de l'Ukraine en Occident que Iouchtchenko accepta la démission du ministre de l'Intérieur, sans réclamer de preuves. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'affaire de Francfort est l'affaire Chermomyrdine de Timochenko.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La démission du ministre des Transports le 17 juin n'est pas pour arranger les affaires du premier ministre, Iossif Vinski &lt;a href="http://www.pddnet.com/news-ap-ukraines-transport-ministers-resigns-amid-turmoil-061709/"&gt;accusant&lt;/a&gt; Ioulia Timochenko de consacrer à l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Euro 2012&lt;/span&gt; l'argent destiné à des projets de construction pourtant urgents.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En l'espace de cinq mois, pas moins de cinq ministres ont quitté le gouvernement. Et la campagne présidentielle viendra sans nul doute compliquer la tâche des ministres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une vision simpliste à nuancer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a l'habitude de dire qu'en Ukraine les affinités politiques sont déterminés par le regard porté sur le voisin russe. Ainsi les partis membres de la coalition orange seraient pro-occidentaux, et l'opposition pro-russe. La remarque est pertinente mais en retard sur l'histoire, puisque depuis 2005 – autrement dit, depuis le "début" – cette grille de lecture ne rend plus compte de la crise politique que traverse l'Ukraine actuellement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La modération de Ioulia Timochenko vis-à-vis de Moscou en septembre 2008 ne peut effacer sa signature au bas de la lettre au secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer ("lettre des trois") ni mettre en doute son &lt;a href="http://www.regnum.ru/news/1176068.html"&gt;"euroromantisme"&lt;/a&gt; (Ianoukovitch). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Cabinet ministériel se déchire moins sur des questions de politique étrangère que d'économie&lt;/span&gt;, comme le rappelle Iouchtchenko lui-même, qui déclare qu'avec son premier ministre &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20090529/121787115.html"&gt;le désaccord ne porte que sur les questions économiques&lt;/a&gt;. Ioulia Timochenko est en effet critiqué, et ce malgré ses convictions libérales, pour son interventionnisme et son populisme – avant de démissionner, Victor Pynzenyk était très clair sur ce point. Le mot "corruption" revient souvent dans ses propos, mais dans l'ensemble on peut expliquer les relations difficiles entre Iouchtchenko et Timochenko par leur désaccord sur la forme que doit prendre la libéralisation de l'économie ukrainienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La frontière russe n'est donc pas suffisante pour se repérer dans le paysage politique ukrainien. Le "Pacte d'unité nationale" conclu en août 2006 exigeait du nouveau premier ministre un véritable numéro d'acrobate : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ianoukovitch s'engageait en effet à poursuivre la politique pro-occidentale de l'Ukraine&lt;/span&gt;, notamment le rapprochement avec l'UE et l'OTAN. Concrètement, ce compromis ne remet pas en cause les &lt;a href="http://fr.rian.ru/world/20060915/53929138.html"&gt;convictions de Ianoukovitch&lt;/a&gt; mais nuance sensiblement la vision binaire que l'on a de l'actualité politique en Ukraine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://fr.rian.ru/world/20090528/121778040.html"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Skpzjx7jauI/AAAAAAAAABg/-U80YMfEKRo/s400/SONDAGEUKRAINE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353218165618993890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La présentation officielle des candidats à la présidentielle aura lieu ce mois-ci.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-8373990549511954129?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8373990549511954129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/8373990549511954129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/dune-presidentielle-lautre-la-crise.html' title='D&apos;une présidentielle à l&apos;autre : la crise politique en Ukraine'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/SkpnX7Q97OI/AAAAAAAAABY/j0dNKSX77uM/s72-c/goodoltime.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-2889887398497134148</id><published>2009-06-25T01:21:00.005+02:00</published><updated>2009-07-01T00:35:33.805+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti socialiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité nationale'/><title type='text'>Le PS pleure la fin d'une vaste blague</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;blockquote&gt;Fermeture politique, Mitterrand à la Culture : les socialistes font la grimace, mais pourquoi ?&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A bien y regarder, le plus intéressant dans cet épisode du remaniement ministériel, ce ne sont pas les choix du président mais les réactions de l'opposition. Sur ce qu'il est devenu intelligent d'appeler le sarkozisme, le déplacement de Rama Yade, l'arrivée de Michel Mercier et l'éjection de Christine Albanel ne nous ont rien appris. A l'Élysée rien de nouveau, la gauche en convient, mais fidèle à son rôle de résistance à l'air grave, l'opposition met en garde contre la confirmation d'une politique honnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le signe d'un durcissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique la plus sérieuse, qui est aussi la plus étonnante, vient de Benoît Hamon, qui déplore la présence &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/06/23/01002-20090623ARTFIG00689-des-signaux-inquietants-de-fermeture-juge-le-ps-.php"&gt;"d'hommes politiques peu tolérants dans leur engagement personnel"&lt;/a&gt;. Après tout ce que l'on a pu dire sur les "porte-flingues" de Nicolas Sarkozy et sur l'inhumanité de la droite libérale-bonapartiste (qui reste à définir), on se demande fort justement quels noms justifient l'inquiétude au PS. Certes Fillon accueille Christian Estrosi, mais il ne l'envoie pas chez Besson. Pierre Lellouche aux affaires Européennes, Brice Hortefeux à l'Intérieur, voilà qui devrait inquiéter, selon Harlem Désir. Mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dans une monarchie absolue, qu'importe le nom des ministres ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fin de "l'ouverture"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101575814-remaniement-huit-entrants-huit-sortants"&gt;"La période d'ouverture est terminée"&lt;/a&gt;, déclare le porte-parole socialiste. Mais d'où tient-il ce scoop ? L'épithète "socialiste" ne convient guère aux huit sortants, en revanche deux des huit entrants sont issus de – ou arrachés à – l'opposition. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que veut l'opposition ?&lt;/span&gt; La démission du président ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut rendre justice à Benoît Hamon : ce qu'il entend par "ouverture", c'est peut-être la poursuite d'un processus, l'ouverture dynamique, qui pousse toujours plus loin la mise à contribution des forces de gauche – ce qu'on appelle parfois "l'esprit d'ouverture".  Mais on sait que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour la gauche, l'ouverture n'est guère plus qu'une opération de communication&lt;/span&gt;, une mascarade destinée à montrer que le gouvernement est accessible aux minorités visibles, aux femmes, aux idées de l'opposition. Recevoir un portefeuille ou seconder un ministre, c'est cautionner les mensonges de Nicolas Sarkozy et participer au démembrement du parti socialiste. En bref "l'ouverture, c'est une vaste blague" (Najat Belkacem).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Intégrité ou facilité ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un sens, le refus de "collaborer" et la dénonciation des transfuges, qu'ils soient ministres (Kouchner, Besson et maintenant Mitterrand) ou simples dissidents (Jack Lang), révèle une indubitable fermeté idéologique, si tant est que l'opposition ait des idées et de la logique. Mais cette intransigeance trahit également une vision du pouvoir qu'on aurait tort d'imputer au seul président Sarkozy. Réelle ou imaginée, l'hypocrisie de l'ouverture profite d'abord aux socialistes en leur donnant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une bonne raison de rester en marge de la politique appliquée&lt;/span&gt;, la logomachie passant dès lors pour de la résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par ailleurs, s'il est hypocrite d'ouvrir un gouvernement sur sa gauche, doit-on en déduire qu'une fois au pouvoir, le parti socialiste  aura l'honnêteté de se barricader ? Il n'est pas sûr que le refus de la cohabitation soit pour le PS la manière la plus intelligente de cohabiter avec les Français. 2012 tranchera.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mystique du nom&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de l'ouverture mise à part, le grand moment de ce remaniement, c'est le déménagement de Frédéric Mitterrand rue de Valois. Le "calembour" n'est pas du goût de tout le monde : &lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101575843-patronyme"&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt; déplore la récupération d'un grand nom erronément associé au parti socialiste. Honneur pour le neveu Mitterrand, déshonneur pour les héritiers du seul socialiste ayant jamais pris les commandes de la Vème république. Naturellement, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Martine Aubry fait remarquer que Frédéric Mitterrand n'a jamais fait partie de la famille&lt;/span&gt;, qu'il n'a jamais été socialiste – ce dont attestent vaguement ses prises de positions politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas pourquoi dénigrer le nouveau ministre de la Culture ? Et surtout pourquoi la pilule passe-t-elle si mal ? A cause du nom. Mais encore une fois, l'amalgame n'est pas le fait des socialistes : c'est le président qui en s'offrant le neveu croit s'offrir l'oncle, c'est le président qui veut tromper les Français avec un nom prestigieux. Entendu. Seulement il faut reconnaître que les socialistes entretiennent ce culte du nom, qui concrètement ne peut qu'écraser le malheureux neveu, coupable d'agir en tant qu'individu et non comme gardien de la parole sacrée. La récupération du nom Mitterrand par le président Sarkozy est une goutte de plus dans l'océan des idoles rouges et roses, de Jaurès à Blum en passant par Môcquet, recyclées par la droite. La théologie de la faucille et de la rose contraint les socialistes à vivre comme une amputation supplémentaire ce qu'ils présentent officiellement comme une opération de communication (&lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101575843-patronyme"&gt;et cela, Joffrin l'a bien compris&lt;/a&gt;). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le gouvernement sait que le neveu n'est pas l'oncle, les socialistes savent que Frédéric n'est pas François, et pour les Français ce Mitterrand-là est plus proche d'un Bern que d'un Blum : alors quoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question se pose alors de savoir ce que peut bien peser un PS dont l'humeur dépend aussi fortement de l'entrée au gouvernement d'un homme qui n'est même pas "un mec de gauche" (Hamon). Et que penser d'une opposition qui regrette aujourd'hui la disparition de ce qu'elle méprisait hier, à savoir l'ouverture ? Il y a là une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;incohérence flagrante&lt;/span&gt; que la gauche devra bien résoudre un jour.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-2889887398497134148?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/2889887398497134148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/le-ps-pleure-la-fin-dune-vaste-blague.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2889887398497134148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/2889887398497134148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/le-ps-pleure-la-fin-dune-vaste-blague.html' title='Le PS pleure la fin d&apos;une vaste blague'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3902048396372221873</id><published>2009-06-23T18:15:00.011+02:00</published><updated>2009-07-02T12:09:55.229+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Ingérence occidentale ou anglo-américaine ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;font-size:85%;"  &gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;De notre point de vue, c'est tout l'Occident qui se ligue contre Ahmadinejad. Mais pour Moscou et Téhéran, l'ingérence occidentale est d'abord celle du couple impérialiste anglo-américain.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Occident unanime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'annonce des résultats du scrutin renouvelant le mandat d'Ahmadinejad, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les chancelleries occidentales ont saisi l'occasion de montrer leur attachement aux règles du jeu de la démocratie&lt;/span&gt;. Le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ont dès le lendemain des élections exprimé leur &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/13/01003-20090613ARTFIG00269-les-etats-unis-suivent-de-pres-la-situation-.php"&gt;inquiétude&lt;/a&gt;. Le vice-président Joe Biden a confié avoir « de vrais doutes » sur la procédure, et le président Obama, dans un premier temps, a semblé jouer la carte de la prudence en répétant que les élections iraniennes et le résultat de ces élections ne concernaient que le peuple iranien. Même modération du côté de Londres, d'où l'on répète, de concert avec Washington, que « le monde observe l'Iran ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la répression aidant, l'inquiétude se change en mécontentement et la frontière se brouille entre la modération anglo-saxonne et les pays de l'UE. Ainsi l'Allemagne fait plus que s'inquiéter, elle appelle Téhéran à &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/22/01003-20090622ARTFIG00280-iran-sarkozy-et-merkel-haussent-le-ton-.php"&gt;relacher tous les manifestants arrêtés&lt;/a&gt;. Pour l'Italie, Franco Frattini juge &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/20090616.OBS0753/les_reactions_aux_manifestations_en_iran.html"&gt;« inacceptable »&lt;/a&gt; la répression de ce qu'on appelle déjà la révolution verte – allusion claire aux révolutions colorées dans les pays de la CEI. Le ministre suédois des Affaires étrangères condamne la « violence meurtrière » qui se déchaîne sur l'opposition, rappelant que le droit de manifester est inscrit dans la constitution iranienne. On ne critique pas Téhéran, on &lt;span style="font-style: italic;"&gt;corrige&lt;/span&gt; sa copie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour critiquer les mollahs, Paris n'est pas en reste : &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/20090619.OBS1207/nicolas_sarkozy_appelle_liran_a_ne_pas_commettre_lirrep.html"&gt;« Je suis toujours partisan du dialogue avec l'Iran, maintient Nicolas Sarkozy, mais quand nous avons à condamner, nous condamnons. »&lt;/a&gt; L'Elysée est ici en phase avec le Quai d'Orsay, plutôt que l'inverse. Le 21 juin, Bernard Kouchner ajoutait sa voix aux autres en condamnant la &lt;a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/iran_420/declaration-bernard-kouchner-sur-situation-iran-21.06.09_73991.html"&gt;« répression brutale »&lt;/a&gt; et appelait à la libération des manifestants arrêtés et au respect de la liberté de la presse. Déjà le 14 juin, soit le surlendemain des élections iraniennes, Rama Yade déclarait : &lt;a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/iran_420/presentation-iran_976/election-presidentielle-iran-declaration-rama-yade-14.06.09_73724.html"&gt;« Notre devoir est de rester vigilants et d'être au côté de tous les défenseurs iraniens des droits de l'Homme »&lt;/a&gt; non sans faire ressortir le danger que représenterait la reconduction d'un président considéré comme responsable du dossier nucléaire iranien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays occidentaux sont donc unanimes. Ces élections se sont déroulées dans des conditions douteuses; la répression est illégitime; le monde entier observe Téhéran. Des questions se posent : compte tenu du &lt;a href="http://www.michelgurfinkiel.com/articles/234-Iran-Le-pouvoir-et-ses-doubles.html"&gt;régime particulier&lt;/a&gt; auquel nous avons affaire, le départ d'Ahmadinejad changerait-il quoi que ce soit à la politique iranienne ? Et si Khamenei et Ahmadinejad ne cédaient pas devant la rue, que feraient Obama, Brown, Merkel et Sarkozy ? Que ferait l'Union Européenne ? Que ferait Obama ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La position inconfortable du président américain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que la position du président américain n'est pas confortable. Le 20 mars Javier Solana saluait la nouvelle politique de &lt;a href="http://web.ibelgique.com/actu/monde/278635"&gt;« main tendue »&lt;/a&gt; initiée par Barack Obama. Il importait au successeur de George W. Bush de rompre avec la stratégie du gros bâton qui impliquait la mise à l'écart des mollahs, lesquels n'appréciaient guère d'être assimilés aux Etats voyous de l'Axe du mal. Ce sentiment d'injustice n'avait pas échappé au nouveau président qui releva l'incompatibilité entre la &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/21/01003-20090321ARTFIG00211-la-maison-blanche-tend-la-main-a-l-iran-.php"&gt;« véritable grandeur du peuple et de la civilisation iraniens »&lt;/a&gt; et la terreur par les armes qui semble résumer la politique du régime. Sur cette base de respect mutuel devait s'instaurer un dialogue entre les deux grandes républiques. La reconnaissance du rôle des Etats-Unis dans le renversement de Mossadegh en 1953 n'avait, semble-t-il, pas d'autre but que de donner aux mollahs des gages de bonne volonté. C'est dans ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;contexte de reprise du dialogue que l'Iran&lt;/span&gt;, au lendemain des élections, a donné raison aux plus pessimistes des faucons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 21 juin, &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/06/18/AR2009061803496.html"&gt;durement critiqué&lt;/a&gt; tant par les républicains que par les démocrates, le président Obama se voit contraint de &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/22/01003-20090622ARTFIG00327-les-violences-en-iran-poussent-obama-a-durcir-le-ton-.php"&gt;durcir le ton&lt;/a&gt; face au régime iranien en évitant toutefois de mettre en doute la légitimité d'Ahmadinejad, qui jusqu'à preuve du contraire reste le principal interlocuteur de la Maison Blanche. Ainsi rappelle-ton que Washington est l'allié naturel des hommes épris de liberté, mais la générosité du principe est fortement contrariée par les servitudes de la diplomatie – ce dont on ne saurait sans mauvaise foi tenir rigueur au président américain. Il est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;possible que le flou entretenu sur le résultat réel du scrutin serve au régime de levier politique dans les relations avec les Etats-Unis.&lt;/span&gt; Ce n'est certes pas la nature du régime qui est ici en jeu (Obama veut &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/21/01003-20090321ARTFIG00211-la-maison-blanche-tend-la-main-a-l-iran-.php"&gt;« que la République islamique d'Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations »&lt;/a&gt;), mais le seul nom de l'interlocuteur auquel les protestations occidentales confèrent une importance excessive. Obama ne peut donc &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ni rester muet sur la répression iranienne et le résultat douteux des élections ni se déclarer clairement favorable à la tenue de nouvelles élections. &lt;/span&gt;Ce « ni...ni » fait étrangement écho au &lt;a href="http://www1.alliancefr.com/articles.ahd?art_id=7688"&gt;« de toute façon »&lt;/a&gt; du ministre israélien des affaires étrangères conscient qu'un Moussavi ne ferait pas la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'ennemi anglo-américain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commentaires négatifs sur les tensions en Iran ne sont pas le fait des seuls Européens et nord-américains. Le chef de la diplomatie japonaise et le premier ministre israélien se sont joints au concert des démocraties pour dénoncer, chacun à sa manière, l'un la confusion en Iran, l'autre la terreur. Le président vénézuélien Hugo Chavez a salué la réélection d'Ahmadinejad et exprimé son soutien au régime contre la campagne calomnieuse organisée depuis l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La thèse de l'ingérence, omniprésente dans les déclarations iraniennes, donne du relief aux protestations occidentales. Elle les hiérarchise et en relativise la portée. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'ingérence occidentale dont se plaint le président iranien, c'est d'abord l'ingérence des américains et des britanniques. &lt;/span&gt;Pour l'Iran, le souvenir de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Ajax"&gt;l'opération Ajax&lt;/a&gt; est une rente perpétuelle servant à justifier les difficultés du régime. Richard Cohen du Washington Post rappelle fort opportunément que ni l'Allemagne ni la France n'ont &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/06/22/AR2009062202388.html"&gt;le passé de l'Amérique en Iran&lt;/a&gt;. Voir partout la main des comploteurs capitalistes, sionistes et impérialistes est en quelque sorte un réflexe naturel dans la difficulté. Rien de plus facile, dès lors, que d'accuser la Grande-Bretagne d'avoir « comploté contre les élections présidentielles depuis plus de deux ans ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vu de Téhéran, l'Union Européenne n'est qu'un acteur secondaire de la crise. &lt;/span&gt;Les britanniques passant pour les caniches de l'empire américain, c'est essentiellement à l'Allemagne qu'Ahmadinejad adresse ses critiques. Quant à la France, elle passe inaperçue. L'Union Européenne, «&lt;a href="http://www.touteleurope.fr/index.php?id=2778&amp;amp;cmd=FICHE&amp;amp;uid=3951&amp;amp;no_cache=1"&gt; chef de file de la pression internationale exercée sur Téhéran »&lt;/a&gt; ? On peut en douter, malgré « l'inquiétude » de la présidence tchèque et le « souhait » du commissaire européen aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. Et rien n'indique qu'il en sera autrement sous la présidence suédoise. Du reste la presse russe semble ignorer jusqu'à l'existence de Bruxelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce qu'en dit la presse russe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, en Europe, en Occident, l'Iran c'est beaucoup d'inquiétude, quelques souhaits, un peu de volonté – en Russie l'Iran ne regarde que l'Iran. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les « inquiétudes » européennes, et peut-être même les inquiétudes occidentales en général, n'intéressent guère le journalisme russe&lt;/span&gt;, qui exploite davantage le thème de l'ingérence anglo-américaine dans les affaires intérieures de l'Iran. C'est particulièrement visible dans &lt;a href="http://www.vremya.ru/2009/107/5/231643.html"&gt;cet article de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vremia Novostieï&lt;/span&gt; du 22 juin&lt;/a&gt;, où sont rapportés les propos d'Ahmadinejad déclarant aux gouvernements américain et britannique qu'ils ne feront pas partie des amis de la nation iranienne (sic) et qu'ils devraient revoir leur position. L'article n'évoque l'Union Européenne que pour rappeler qu'elle a retiré de la liste des groupes terroristes l'Organisation des Moudjahidines du Peuple Iranien (OMPI), qui prendrait ses ordres en Grande-Bretagne. Et &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.kommersant.ru/doc.aspx?DocsID=1191587&amp;amp;NodesID=5"&gt;Kommersant&lt;/a&gt; rapporte la déclaration du porte-parole de la diplomatie iranienne qui accuse &lt;span style="font-style: italic;"&gt;BBC News&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voice of America.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;a href="http://gzt.ru/"&gt;gzt.ru&lt;/a&gt;, les déclarations européennes sont tout simplement ignorées. Dans &lt;a href="http://www.gzt.ru/topnews/politics/243367.html"&gt;un article du 16 juin&lt;/a&gt;, le paragraphe « réaction internationale » n'en a que pour les Etats-Unis...et la Russie. Ce que pense la France de ces élections n'est évoqué que dans &lt;a href="http://www.gzt.ru/topnews/politics/244406.html"&gt;une vulgaire dépêche&lt;/a&gt; intitulée « Des intellectuels de gauche français ont organisé une manifestation de soutien à l'opposition iranienne ». Notre hyperprésident doit se contenter d'un &lt;a href="http://www.gzt.ru/topnews/politics/243791.html"&gt;article de misère sur les dépenses de l'Élysée&lt;/a&gt;. Même constat pour &lt;a style="font-style: italic;" href="http://newizv.ru/"&gt;Novye Izvestija&lt;/a&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans l'ensemble de la presse russe, le schéma dominant est celui d'une confrontation entre l'Iran et ses anciens maîtres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tentant d'expliquer cette invisibilité de l'Europe par les sentiments pro-iraniens. Mais tous les journalistes russes ne sont pas membres du fan club d'Ahmadinejad, comme l'est visiblement la rédaction de l'ultra-nationaliste &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zavtra&lt;/span&gt; qui &lt;a href="http://zavtra.ru/cgi//veil//data/zavtra/09/813/13.html"&gt;félicite le président iranien&lt;/a&gt; : « de nouveau on vous a fait président, malgré la haine féroce qu'ont pour vous les cercles fermés des Etats-Unis, d'Israël, de tout l'establishment occidental ». Si le président russe Medvedev reconnaît son homologue iranien, il est loin d'être aussi enthousiaste qu'un Chavez. La crainte, côté occidental, de compromettre les négociations sur le nucléaire iranien ou la stabilité au moyen-orient est légitime, mais le postulat du soutien russe mérite d'être tempéré, sinon révisé. Certes les chefs d'Etat présents au sommet de l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) ont félicité leur homologue iranien, mais la visite d'Ahmadinejad, initialement prévue pour le lundi 15 juin, fut reportée d'un jour en raison des émeutes à Téhéran, et dans un premier temps le Kremlin avait informé que Medevedev ne pourrait pas rencontrer le président contesté. Motif invoqué : un emploi du temps chargé. Est-ce la vraie raison ? Le 16 juin à Ekaterinbourg, &lt;a href="http://www.ng.ru/world/2009-06-17/6_iran.html"&gt;les médias commentèrent avec surprise&lt;/a&gt;  la souriante poignée de main des deux présidents. On peut supposer, en restant prudent, que l'annulation de la rencontre et l'annulation de cette annulation  ont moins à voir avec l'agenda du président qu'avec &lt;a href="http://www.stringer.ru/publication.mhtml?Part=37&amp;amp;PubID=11521"&gt;les affaires intérieures iraniennes&lt;/a&gt;.  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Russie, comme la Chine, reconnaît le président iranien, mais sans passion.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une révolution colorée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le 18 juin le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wall Street Journal&lt;/span&gt; a publié &lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB124520276223621661.html"&gt;un article de Dan Senor et Christian Whiton&lt;/a&gt; montrant comment Obama pourrait « promouvoir la liberté en Iran ». Les manifestants iraniens y sont présentés comme les héritiers de la révolution orange.  Les Etats-Unis auraient donc raison de soutenir l'opposition, comme ils ont soutenu l'éphémère mouvement de Iouchtchenko en 2004. Puisque la « Révolution Orange » (en majuscule) est le modèle de la « Révolution Verte », la politique américaine de l'époque doit inspirer Obama aujourd'hui. Les auteurs de l'article proposent même un programme en cinq points :&lt;br /&gt;1°/ Barack Obama ouvre un dialogue avec le leader de l'opposition Moussavi&lt;br /&gt;2°/ le président américain envoie un message fort au peuple iranien en faveur d'un « autre Iran », ce qui implique la tenue de nouvelles élections et une réelle concurrence&lt;br /&gt;3°/ les Etats-Unis, par le biais de ses ambassades en Europe et dans les pays du Golfe, se rapprochent des populations iraniennes expatriées&lt;br /&gt;4°/ Washington finance une radio perse libre&lt;br /&gt;5°/ les Etats-Unis doivent créer les conditions d'un débat d'idées réel entre le régime et l'opposition en aidant au développement  des technologies de communication&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Skp1II6vhiI/AAAAAAAAABo/or6ZB_JAE1w/s1600-h/irancrise.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 396px; height: 270px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Skp1II6vhiI/AAAAAAAAABo/or6ZB_JAE1w/s400/irancrise.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353219889776526882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais le lien de parenté entre les deux révolutions n'est pas évident. Joshua Keating souligne que &lt;a href="http://blog.foreignpolicy.com/posts/2009/06/17/the_green_revolution_is_not_the_orange_revolution"&gt;« toutes les révolutions ne sont pas colorées »&lt;/a&gt;  Démocratiques, les mouvements ukrainiens et iraniens le sont assurément, mais leur nationalisme n'est pas le même. Les partisans de Ioutchenko étaient pro-occidentaux parce que le gouvernement ukrainien était pro-russe. Les soi-disant libéraux réunis autour de Moussavi et Rafsandjani sont d'authentiques conservateurs souhaitant sauver le régime de la corruption qui le gangrène. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La révolution verte veut renverser non la « République Islamique d'Iran », mais Ahmadinejad. &lt;/span&gt;Par ailleurs, Keating souligne que les ONG américaines s'étaient bien plus investies dans la révolution orange, tandis qu'en Iran, l'Oncle Sam ne fait que suivre le cortège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Colonialisme ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on veut bien se rappeler que par définition les élections présidentielles relèvent de la politique intérieure, l'idée se présente naturellement à nous qu'il y a, dans ces critiques adressées à l'Iran, un arrière-goût de colonialisme. On prétend qu'avec cette affaire, &lt;a href="http://news.stcom.net/modules.php?name=News&amp;amp;file=article&amp;amp;sid=4306"&gt;« la ligne rouge a été largement dépassée en matière d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain »&lt;/a&gt;, la victoire d'Ahmadinejad étant &lt;a href="http://oumma.com/Iran-la-victoire-des-defavorises"&gt;« la victoire du peuple »&lt;/a&gt; , et sur le &lt;a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/"&gt;plateau d'Yves Calvi&lt;/a&gt;, Antoine Sfeir déclarait, au sujet de la convocation de l'ambassadeur d'Iran : « C'est du mépris, c'est du colonialisme ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a certainement beaucoup de bonne conscience dans les réactions occidentales, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'argument « colonialiste » n'est, au mieux, qu'une explication partielle et partiale&lt;/span&gt;. A la réélection de George W. Bush en 2004, les « liberals » demandaient pardon au nom de leur pays et les envoyés spéciaux français pleuraient en direct. Les présidentielles américaines n'étaient pas une affaire intérieure, et si c'est cela, le colonialisme, les Français ne sont jamais aussi « colonialistes » que dans ces moments, aujourd'hui plus rares, où ils reprochent à l'Amérique d'être stupide et de ne pas savoir voter comme il faut. Même entre eux, les Français se traitent d'imbéciles : ceux qui ne votent pas pour le bon parti sont incultes, égoïstes et manipulés par les médias de masse. La réaction indignée aux élections iraniennes et à la répression qui a suivi s'expliquent plus prosaïquement par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une combinaison d'universalisme et d'humeur contestataire&lt;/span&gt;, qui nous pousse à vouloir corriger l'Histoire quand l'Histoire ne nous plaît pas. Si la présente interprétation n'est pas la bonne, elle n'est pas moins recevable que celle d'Antoine Sfeir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de toute l'agitation médiatique, des contestations, des démentis, des poignées de main et des mises en garde, les paroles les plus sages sont celles d'Avigdor Liebermann : « De toute façon, il y a deux points de consensus au sein de l'élite politique iranienne, c'est la haine d'Israël et la volonté de poursuivre le programme nucléaire. C'est pourquoi nous ne plaçons &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aucun d'espoir&lt;/span&gt; dans ce qui se passe ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3902048396372221873?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3902048396372221873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/ingerence-occidentale-ou-anglo.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3902048396372221873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3902048396372221873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/ingerence-occidentale-ou-anglo.html' title='Ingérence occidentale ou anglo-américaine ?'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/Skp1II6vhiI/AAAAAAAAABo/or6ZB_JAE1w/s72-c/irancrise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6193313426828388750.post-3395757529593338130</id><published>2009-06-21T23:22:00.002+02:00</published><updated>2009-07-02T11:48:39.684+02:00</updated><title type='text'>Plouc !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Cela fait quelques semaines que je publie et commente chez &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"&gt;Criticus&lt;/a&gt;, et naturellement l'idée m'est venue d'ouvrir mon propre blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je puis d'ores et déjà vous avertir que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je n'écrirai pas beaucoup&lt;/span&gt;, non seulement parce que mes études me prennent du temps (oui, même en été), mais aussi par tempérament. Il me semble, comme à beaucoup de gens, que les idées ne croissent vraiment qu'à l'abri du divertissement — et le débat permanent en est un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'ouvre ce blog aujourd'hui, ce n'est pas dans l'idée d'affûter mes arguments mais d'exprimer clairement ce que je pense et d'interagir avec mes commentateurs. Je ne suis ni assez prétentieux pour "changer les choses", ni assez désespéré pour ne voir dans ce blog qu'une salle d'entraînement. Il s'agit de discuter, tout simplement, comme on le fait tous les jours avec son entourage, mais de manière plus appliquée et avec d'autres personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un camarade de fac m'a convaincu, par son exemple, qu'il était tout à fait possible de débattre des points les plus délicats de la manière la plus cordiale sans que personne se sente gêné d'exposer son point de vue, pourvu que chacun respecte son interlocuteur. Candide, me direz-vous ? J'ai pourtant le sentiment que cette règle élémentaire est trop souvent ignorée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ai-je choisi d'appeler ce blog "le plouc du midi" ? Parce qu'en "montant" à Paris pour mes études, j'ai été choqué de voir combien certains y méprisaient les provinciaux. Du reste, je n'ignorais pas qu'en me disant "de droite" &lt;a href="http://www.bleuvertrouge.com/votez_le_5_mai/Election%202002.jpg"&gt;je risquais de me voir arracher ma carte d'électeur au nom du salut public&lt;/a&gt;. Cette réaction instinctive m'a amené à m'interroger sur ce qui me différenciait des autres étudiants qui, pour être comme moi originaires de province, n'en avaient pas moins pris le pli de la capitale où ils se sentaient comme chez eux. Car pour ma part, je ne me suis jamais vraiment fait à ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;disneyland&lt;/span&gt; de la culture où seuls un amphi et deux yeux de biche me retiennent — ma chambre drancéenne et le RER B ne faisant pas partie des "bonnes raisons de rester". Ce que j'appelle — en exagérant bien sûr — mon "exil à Babylone" m'a fait voir clairement tout ce qui me liait à une région à laquelle je m'étais si longtemps cru indifférent. Cela étant, je n'ai sur ce point ni revendication ni doctrine : il ne faut voir dans cette expression qu'une réponse instinctive et banale à ce que je perçois comme le mépris de la personne "au courant" pour celle qui l'est moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir un aperçu de ce que vous trouverez ici, vous pouvez vous rendre sur &lt;a href="http://criticusleblog.blogspot.com/"&gt;le blog politique de Roman Bernard&lt;/a&gt; où l'on peut lire &lt;a style="font-style: italic;" href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/05/les-voyous-et-leurs-idiots-utiles-par.html"&gt;Les voyous et leurs idiots utiles&lt;/a&gt;, &lt;a style="font-style: italic;" href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/05/la-societe-diverse-et-ses-ennemis-par.html"&gt;La société diverse et ses ennemis&lt;/a&gt;, et &lt;a style="font-style: italic;" href="http://criticusleblog.blogspot.com/2009/06/de-lesprit-des-murs-par-maxime.html"&gt;De l'esprit des moeurs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6193313426828388750-3395757529593338130?l=ploucdumidi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/feeds/3395757529593338130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/le-plouc-du-midi-le-blog-vaguement.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3395757529593338130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6193313426828388750/posts/default/3395757529593338130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ploucdumidi.blogspot.com/2009/06/le-plouc-du-midi-le-blog-vaguement.html' title='Plouc !'/><author><name>Maxime Zjelinski</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13012328229924786156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='17' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_FQhG6ORCCis/S4QyK5y6n1I/AAAAAAAAAJs/3dy2Uw4pxY8/S220/mz.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry></feed>
