vendredi 23 avril 2010

Onfray, Freud et Wittgenstein


« Michel Onfray déboulonne Freud et fait grincer des dents », titrait Le Monde tout récemment. Le nouveau livre du philosophe est un épais brûlot de 600 pages dénonçant les mensonges du freudisme. Se félicitant d'avoir lu — et peut-être digéré — « les 6000 pages de l'oeuvre complète de Freud et sa correspondance », Onfray annonce le « crépuscule d'une idole » — clin d'oeil ironique du jouisseur nietzschéen à sa propre idole.

Un coup d'épée dans l'eau

Miller et Roudinesco peuvent dormir sur leurs deux oreilles : on ne trouve rien, dans le livre d'Onfray, qui soit susceptible d'en finir pour de bon avec la psychanalyse. « Le crépuscule d'une idole » n'est rien de plus qu'une compilation de toutes les critiques faites depuis un siècle à l'endroit du freudisme. Les amis et lecteurs d'Onfray seront heureux d'apprendre — enfin ! — que Freud était un homme contradictoire, qu'il n'avait rien d'un Cohn-Bendit, qu'il avait une haute idée de lui-même, et surtout, qu'il n'avait ni les qualités ni la rigueur du scientifique. On se demande si Michel Onfray menace les freudiens ou leur donne la réplique. Car pour les psychanalystes et leur clientèle, cette nouvelle attaque n'est jamais qu'une alerte code 162, on reste en terrain connu. C'est même l'occasion de faire voir la puissance de la Théorie, ultra-résistante, ultra-absorbante.

En général il ne sort rien de ces rixes entre bandes ennemies. Freudiens et anti-freudiens ne font qu'échanger des lieux communs sur la psychanalyse, sa grandeur, ses limites et sa signification dans la société moderne. La stérilité des échanges s'explique non seulement par le caractère tautologique de la psychanalyse — capable de désarmer, en l'expliquant, n'importe quelle objection contre la théorie —, mais aussi par l'entêtement des détracteurs, qui réitèrent infatigablement ces mêmes accusations que n'importe quel habitué du divan sait désamorcer dès la première séance. Les paresseux parlent aux paresseux.

Certes l'affirmation que la science des rêves et de l'inconscient n'est en vérité qu'une pseudo-science ne manque pas de pertinence. C'est d'ailleurs à cette critique que l'on se réfère le plus souvent, consciemment ou inconsciemment. Mais ce n'est pas la plus stimulante. Tout au plus rassure-t-elle les détracteurs de la psychanalyse en fondant leur hostilité aux thèses freudiennes. Ce faisant, elle passe à côté de l'essentiel : plus que la scientificité de la psychanalyse, c'est sa popularité qui pose question, et c'est aux causes d'une telle popularité que les philosophes devraient s'intéresser. Or la plupart s'en tiennent à une critique superficielle des théories freudiennes. Rares sont les intellectuels à avoir mis le doigt sur le mécanisme expliquant non seulement l'intérêt du grand public pour la psychanalyse, mais encore bien d'autres modes de notre époque. Ludwig Wittgenstein est peut-être le seul dont on puisse dire qu'il ne s'est pas contenté d'ouvrir des portes ouvertes.


La psychanalyse comme pseudo-science

Contrairement à ce qu'on a pu dire, Wittgenstein n'était pas un ennemi de la psychanalyse et n'était pas particulièrement hostile à Freud. Bien sûr, comme d'autres avant et après lui, l'auteur du Tractatus logico-philosophicus reproche à Freud son manque de rigueur et de méthode. Critiquant la théorie des rêves et le processus de l'association libre (freier Einfall) dans un recueil intitulé Leçons et conservations, Wittgenstein remarque que « Freud ne montre jamais comment il sait où s'arrêter » ni « où est la solution correcte ». Wittgenstein propose donc une critique épistémologique, s'attachant à montrer que la théorie psychanalytique repose toute entière sur des spéculations.

Mais ce n'est là qu'une facette des réflexions de Wittgenstein sur Freud et la psychanalyse. Curieusement, l'autre facette passe inaperçue. En effet on ne prête guère attention aux observations pourtant très fines de Wittgenstein sur ce qu'il appelle le « charme » de la psychanalyse.


La théorie de l'inconscient : une identité déceptive

Pour comprendre et apprécier cette réflexion sur la psychanalyse, il faut d'abord comprendre comment la psychanalyse se présente au profane. La psychologie des profondeurs prétend démystifier la réalité quotidienne — et y parvient, dans une certaine mesure. Ce que Barthes disait des maximes de La Rochefoucauld vaut également pour la théorie freudienne : la psychanalyse postule une identité déceptive entre ce que l'on voit et ce qu'on ne voit pas. Toute la structure mentale du freudisme se résume à la proposition suivante : « je ne suis que le pantin de mon inconscient ». Freud lui-même se vantait d'avoir infligé à l'homme une nouvelle blessure narcissique, et c'est une chose qu'on entend aujourd'hui encore. Or il y a dans la définition restrictive une ambiguïté : « pour La Rochefoucauld, explique Barthes, la définition, si noire soit-elle, a certainement une fonction rassérénante, montrer que l'ordre moral n'est que le masque d'un désordre contingent est en définitive plus rassurant que d'en rester à un ordre apparent mais singulier; pessimiste dans son résultat, la démarche de la Rochefoucauld est bénéfique dans son procédé : elle fait cesser, à chaque maxime, l'angoisse d'un signe douteux » (in Nouveaux essais critiques).

Ainsi la restriction se comprend-elle de deux manières : elle est à la fois humiliation du familier devant le mystérieux et liquidation de l'incertitude. Il y a là une belle complicité entre le savant-bourreau et le profane-victime, puisqu'en échange de son humiliation, ce dernier reçoit un savoir sur l'homme.

Il n'a pas échappé à Wittgenstein que le prestige de la psychanalyse reposait pour une grande part sur la croyance que la société lui est hostile : « avec son analyse, Freud fournit des explications que nombre de gens sont enclins à accepter. Il souligne qu'ils n'y sont pas enclins. Mais si l'explication est telle que les gens ne sont pas enclins à l'accepter, il est probable que c'est aussi un genre d'explication qu'ils sont enclins à accepter. Et c'est là ce que Freud a en fait mis en lumière ». Wittgenstein réfute doublement l'ambition subversive de la psychanalyse. Premièrement les gens sont plus freudiens qu'on le croit. Deuxièmement, ils le sont non pas malgré les explications que leur propose Freud, mais précisément parce que ces explications sont ce qu'elles sont — sexuelles notamment. C'est à ce dernier point, à cette attraction irrésistible qu'exerce la théorie psychanalytique, que Wittgenstein consacre l'essentiel de sa réflexion.


Les trois charmes de la psychanalyse

Les explications de Freud satisfont au moins trois exigences chez l'homme d'aujourd'hui. D'abord, elle flattent la vanité de chacun en brisant les préjugés. Le comble du conformisme est de vouloir en sortir, comme si l'affranchissement passait par l'adoption de nouvelles idées, plus performantes, plus originales. La destruction des préjugés est la définition même de la mode, qui repose entièrement sur l'effet de surprise. Abstraction faite de sa pertinence, le freudisme n'est qu'une mode parmi d'autres, comme par exemple le keynésianisme, dont l'histoire, selon Philippe Simmonot, est d'abord « l'histoire de la faiblesse de la pensée instituée et de l'attrait irrésistible de la nouveauté, fût-elle factice ». Il existe un pouvoir propre à l'idée nouvelle, quel qu'en soit le contenu. Tordre le cou aux idées reçues est donc le moyen le plus simple de capter l'attention même des personnes les plus instruites et les mieux formées.

Ensuite, il y a dans la théorie psychanalytique une dimension charnelle propre à séduire cyniques et sceptiques. Puisqu'il est admis que l'homme cache ses parties honteuses, on n'est que trop porté à croire réelles celles qu'il nous montre : c'est qu'il faudrait être fou pour s'accuser soi-même plus qu'on ne le mérite. Freud souligne que la psychanalyse n'a rien à proposer que des explications repoussantes et blessantes pour l'ego, mais « peut-être est-ce bien le fait que l'explication soit extrêmement repoussante qui nous conduit à l'adopter », observe Wittgenstein. Les explications freudiennes ne se contentent pas de flatter la vanité, elles trompent également la vigilance de la raison en lui présentant des images conformes à l'idée que l'on se fait de la vérité, indigeste et scandaleuse. « C'est un phénomène psychologique extrêmement intéressant que cette explication, dans sa laideur, vous fasse dire que vous avez réellement eu ces pensées, alors qu'en réalité, au sens ordinaire de la chose, vous ne les avez pas eues ».

Au charme de la nouveauté et de la crudité s'ajoute celui de la mythologie. Il ne faut pas oublier que Wittgenstein se place au point de vue du profane. Il essaie de comprendre ce que ressent le profane quand on lui parle pour la première fois d'un certain Sigmund Freud qui déchiffre les rêves et soigne des patients en leur faisant parler de leur enfance. Ce qu'il appelle mythologie — « une mythologie d'un grand pouvoir » —, c'est donc la forme sous laquelle se présente la science freudienne à celui qui la découvre. Pour ceux qui y adhèrent, les théories freudiennes sont la preuve scientifique qu'il existe en eux un monde souterrain, plein de mystères, donc d'une certaine manière plein de promesses. Le plus pauvre, avec Freud, se découvre possesseur d'une résidence secondaire. Chacun se trouve plongé dans son monde intérieur. Chacun, par le truchement de l'inconscient, se soumet à lui-même. Wittgenstein note avec amusement que la notion de scène primitive (Urszene) donne à la vie la plus insignifiante « une sorte de canevas tragique ». Et cela non plus, Freud ne l'ignorait pas qui se faisait gloire d'avoir rendu l'homme plus important à ses propres yeux.


« Le Crépuscule d'une idole » fait-il avancer le débat — discret mais ininterrompu — sur l'intérêt de la psychanalyse ? Manifestement non. Michel Onfray pourra toujours employer contre ses détracteurs l'arme favorite des psychanalystes en les soupçonnant de nier une réalité insupportable, Il n'empêche : en se bornant à jouer de vieilles partitions contre la psychanalyse plutôt que de s'interroger sur les causes profondes de son rayonnement, le philosophe ne fait pas honneur à son rôle. Il ne suffit pas de haïr fort quelqu'un ou quelque chose pour lui porter le coup fatal. Onfray déteste Freud, mais il échoue à formuler contre la psychanalyse autre chose que des fadaises. Wittgenstein en revanche admirait Freud, mais sa charge contre lui a l'avantage de ne pas isoler la psychanalyse des autres modes intellectuelles, d'où la richesse de sa réflexion sur l'immense succès d'une science soi-disant repoussante. Sans doute le livre d'Onfray fera-t-il parler de lui, car après tout la nouveauté est un charme, et en cela Freud et son détracteur se rejoignent. Mais sitôt passés le frisson et la satisfaction de mépriser celui que tout le monde aime, cette énième critique de la psychanalyse sombrera dans l'oubli, pour n'avoir pas vu la complicité entre l'hédonisme d'une époque et la théorie de l'inconscient. Chose qu'un jouisseur athée tel qu'Onfray, évidemment concerné, ne pouvait admettre sans se tirer une balle dans le pied.

11 commentaires:

  1. Pardonnez-moi, mais vous n'avez rien compris à ce livre, et il suffit de lire votre conclusion pour le comprendre.

    Vous dites : "Onfray déteste Freud, mais il échoue à formuler contre la psychanalyse autre chose que des fadaises", et en cette seule phrase résident deux bêtises. Il suffit de lire d'autres livres d'Onfray ou ses cours pour comprendre qu'Onfray est bien loin de détester Freud et de détester la psychanalyse. Il cite favorablement des passages de Freud, le loue en tant que philosophe, d'une part, et considère la psychanalyse comme une pratique incontournable et utile (parlant même de son "invention" par Antiphon - et n'adoptant pas une seule seconde une position de détestation de la psychanalyse en tant que telle).

    Il ressort de votre article, et cela laisse à penser que vous n'avez pas lu le livre d'Onfray, que vous répondez à des critiques générales de la psychanalyse en supposant que ce sont là les thèses d'Onfray. Ce n'est pourtant pas le cas. Onfray se contente de critiquer la mise en scène de Freud sur un mode religieux de ses propres travaux, et le caractère sectaro-religieux du bastion de la psychanalyse. Dans Freud, il loue le philosophe et critique le leader religieux, si vous préférez. Bref, en aucun cas il ne passe à côté de ce que peut représenter la pratique de la psychanalyse et que vous utilisez à la fin de votre conclusion pour "l'achever".

    La balle vient se loger dans votre propre pied. Le problème réside sans doute dans le fait que vous confondez probablement Freud et la psychanalyse - Freud n'est pas la psychanalyse, d'une part, et d'autre part, l'analyse de son comportement et de sa façon de faire s'imposer la psychanalyse permet justement de dénoncer la sacralisation, voire béatification du personnage et de la pratique psychanalytique d'alors. Faut-il rappeler qu'il y a DES psychanalyses, que la pratique a évolué depuis Freud, et que dire cela ne retire rien à ce dernier ? Faut-il rappeler également que l'adoration d'un personnage n'apporte pas à la compréhension de son oeuvre, mais au contraire instaure une barrière ? Je ne prétends pas que le livre d'Onfray impose la vérité dernière sur Freud et la psychanalyse, mais la désacralisation du personnage me paraît salutaire, pour la psychanalyse elle-même.

    En philosophie comme en médecine, l'existence de sanctuaires et d'intouchables est un handicap, pas une force.

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  2. Maxime ZjelinskiMay 3, 2010 11:58 PM

    Ce qu'il ressort de mon article, Zossima, c'est surtout qu'Onfray enfonce des portes ouvertes, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Wittgenstein me paraît, sur ce point, beaucoup plus pertinent : il ne s'est pas contenté de dire qu'il fallait distinguer Freud de la psychanalyse, ou que Freud se comportait comme un gourou, ou que la psychanalyse était sacralisée, non. Il est allé plus loin, en essayant de voir ce qui, dans les théories freudiennes, pouvait séduire les gens.
    Onfray dit que la psychanalyse n'est pas une science et que Freud est, à la rigueur, un philosophe important : c'est bien gentil mais ça ne fait pas avancer le schmilblick. D'un philosophe, j'attendais un peu plus. Ce que je vois, c'est qu'Onfray annonce le "crépuscule d'une idôle", la "fin d'un mythe", etc. C'est à peu près le genre de grand événement qu'annonçait Freud. Et si Onfray a, comme Wittgenstein, conscience de ce qui fait le charme de la psychanalyse, à savoir son côté soi-disant "subversif" et "provoc", il n'en aurait certainement pas récupéré la rhétorique.
    Enfin, vous noterez que mon billet est consacré à Wittgenstein, plus qu'à Onfray. Tout simplement parce que le premier est intéressant.

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  3. ...et Karl KrausMay 4, 2010 11:02 AM

    La réaction de Freud contre Kraus en dit long aussi sur le personnages...

    Les psychanalystes sont décidément allés à bonne école : http://www.relectures.org/article32.html

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  4. Merci pour ce post. Je ne connaissais pas ces travaux de Wittgenstein. J'apprécie beaucoup Freud, j'ai fort peu d'estime pour Onfray, mais je suis très heureux de découvrir ce point de vue du profane élaboré par Wittgenstein. Je vais d'ailleurs me documenter davantage.

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  5. Maxime ZjelinskiMay 8, 2010 11:09 AM

    Et vous faites bien ! Car au sujet de Freud et de la psychanalyse la critique de Wittgenstein est très riche. Il ne s'occupe pas de savoir s'il faut faire la différence entre Freud et la psychanalyse, mais cherche plutôt à montrer en quoi la psychanalyse répond aux attentes de la société moderne et pourquoi on ne peut vraiment parler d'une blessure narcissique. Je dis que c'est une critique très riche car elle en dit plus long sur notre société que sur Freud ou ses théories.

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  6. Au-delà de la question ayant trait à la critique, faite par Onfray, à freud et, pour lui, à la psychanalyse...la question se pose de savoir quelle conception onfray se fait de la philosophie, puisqu'il s'agit d'un projet philosophie, et comment il s'y prend. Je pense que monsieur Onfray commet une imprudence méthodologique...il convient, selon moi, de s'attaquer non pas à l'homme mais à l'oeuvre en elle-même et à sa consistence même...pour cela il convient de la prendre pour ce qu'on nous la présente...savoir une discipline, une pratique, une théorie et une méthodologie...or je ne vois pas que ce moment, difficile, ait été rencontré...ensuite il convient de savoir si cet ensemble est ou non tributaire des conditions biographiques de son inventeur...et si oui comment et pourquoi...enfin de savoir si oui ou non la psychanalyse est ou non "vraie" est ou non "pertinente" est ou non consistante...autant dire qu'il s'agit d'un travbail exigent et, oserai-je le dire, sans fin...car encore faut-il repérer les déplacements qui la marquent.
    Enfin pour le propos philosphique...la question est de savoir si la philosphie est relative, exclusivement, à la singularité de celui qui en fait? et ensuite ce que l'on entend par philosophie et pourquoi?
    La psychanalyse relève, selon moi, à la fois de la prise de conscience de ce qui n'apparait pas d'emblée...et aussi du changement ou du déplacement...et, par définition, toute sorte de déplacement induit un état anxieux chez la personne qui y est confrontée. Io n'est pas de remaniements qui ne se fassent sans difficultés à tout le moins. Ce constat peut être observé dans d'autres domaines que celui de la psychanalyse. Je pense que la psychanalyse, en s'occupant de faits singuliers perturbateurs, a permis de les rendre signifiants sans pour autant, selon moi, en donner un signifié prouvé et prouvable sinon par ses effets et de façon relativement inattendue. Quant à parler de sa relative notoriété...il n'est de notoriété qu'au prix de malentendus divers. On ne peut, selon moi, partir de celle-ci pour remonter vers l'objet même de la dite notoriété...
    Le projet philosophie de monsieur Onfray m'inquiéte vraiment dans la mesure où elle ressort plus d'une posture que d'une argumentation rationnelle. Je pense que c'est un mal typiquement français et cela depuis la réception, par son intelligentsia, de Heidegger qui prétendit ramener au jour le véritable dynamisme de la métaphysique et de l'oubli de celle-ci.
    Les travaux sur l'histoire de la philosophie entendu comme discipline philosophique à l'ulb ou les travaux de monsieur Nef et tant d'autres montrent qu'il est difficle de pouvoir la ramener à quelques dynamiques que l'on aurait découvert enfin.

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  7. Joli travail, dottore! =)

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  8. À propos de l’affaire Onfreud :
    http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
    = http://goo.gl/srst
    Où l’on découvre dans les propos de M. Onfray dans la presse et à la télévision qu’il cherche à substituer à la psychanalyse dite « freudienne » une « psychothérapie pour aujourd’hui », « psychanalyse post-freudienne », consistant en… la « méditation philosophique », substituée par supersessionisme. Et que pour cela, il cherche à ridiculiser la règle fondamentale, la « loi » de la psychanalyse, qui consiste du côté du patient à dire tout ce qui vient à l’esprit (« association libre »). Et que dans ces conditions, le livre de M. Onfray cherchant à ridiculiser Freud n’est qu’un moyen de parvenir à ses fins qu’il révèle par ailleurs : « je souhaite dire que j’aimerais que ce livre soit aussi et surtout l’occasion de penser une psychothérapie pour aujourd’hui », in article de M. Onfray publié sur le site du Monde le 7 mai 2010. Où l’on découvre que tout ceci est motivé par la phobie de la notion “freudienne” selon laquelle la « normalité » n’existe pas, et qu’il n’y a qu’une différence de degré, et non de nature, entre les « normaux » et « ceux qui ne le sont pas », et que M. Onfray estime cela scandaleux et tient à une frontière nette entre les deux, afin de pouvoir se placer… devinez dans quelle catégorie : voilà toute l’affaire. Voilà ce qu’y trouvent ceux qui soutiennent M. Onfray dans son ambition.
    Sommaire
    — des extraits de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010 (mais non paru dans l’édition papier)
    — un premier commentaire de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010
    — des extraits du Dossier publié par Le Monde, sur site le 7 mai 2010 et dans l’édition papier le 8 mai 2010 : deux articles parmi ceux du dossier
    — les liens vers les enregistrements vidéo de la prestation de M. Onfray lors de l’émission télévisée de Laurent Ruquier le samedi 8 mai 2010
    — la transcription et le bref commentaire des passages estimés essentiels de la prestation télévisée précitée de M. Onfray le 8 mai 2010
    — le lien vers le blog de M. Onfray qu’il consacre à son livre et les suites de celui-ci notamment dans les médias : essentiel pour mieux apprécier la “mentalité” de M. Onfray
    — addition sur la notion de science et si la psychanalyse est une science
    — le lien vers le blog d’Emmanuel Fleury qu’il consacre à l’affaire Onfray et notamment liste la plus complète des liens vers les articles relatifs à cette affaire.
    Voir http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
    = http://goo.gl/srst
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    http://psychanalogie.fr

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  9. Si Onfray enfonce des portes ouvertes à quoi attribuez vous le nombre des réactions négatives, c'est la teneur de la quasi totalité des articles dans la presse, avec souvent une violence rarement vu? (ex "Merde à Onfray "JDD).

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  10. Tout ce que le philosophe Onfray avance pour démontrer que la psychanalyse est une immense fraude intellectuelle, est soutenu par des faits historiques, des écrits de Freud lui-même ou des textes de ses proches. Ce sont des preuves, documentées. Les opposants à Onfray n'offrent comme arguments que du babla sans aucun fondement dans la réalité. Ils parlent pour parler. Misère!

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  11. Oui si vous voulez, enfin vous aurez compris en lisant ce billet que ce n'est pas vraiment la question.

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