« On pourrait lire, dans la proposition iranienne, une volonté de compenser le soutien de Moscou aux intérêts arméniens. Le 25 février, Bahrami réclamait la libération des territoires occupés, c'est-à-dire des sept régions séparant le Haut-Karabakh du reste du territoire azéri. Mais il faut lire les déclarations iraniennes avec attention. La position de Téhéran n'est pas aussi simple. Une semaine auparavant, l'ambassadeur iranien en Arménie, s'exprimant sur le Haut-Karabakh, avait fait allusion à sa frontière commune avec l'Iran. Or, la République du Haut-Karabakh est séparée de l'Iran par la région de Djébraïl, appartenant à l'Azerbaïdjan mais occupée par les soldats arméniens. Ce qui signifie la prise en compte, par Téhéran, d'une zone de sécurité autour du Haut-Karabakh. »« A ce jour personne ne peut dire avec certitude comment l'Iran s'y prendra pour résoudre le conflit du Karabakh. Sans doute est-ce l'occasion pour Téhéran de jouer, aux yeux de la communauté internationale, un autre rôle que celui de proliférateur nucléaire. Mais rien ne permet de penser que l'Iran a dans sa manche une carte que n'avait pas l'OSCE : signer des contrats gaziers est une chose, trouver une solution satisfaisante à un conflit vieux de plus de vingt ans en est une autre. »
Maxime Zjelinski, sur le RING : « Haut-Karabakh : quand Téhéran s'invite dans les négociations »
Maxime Zjelinski, sur le RING : « Haut-Karabakh : quand Téhéran s'invite dans les négociations »

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire